• IDS054 - Aménagement du nouveau bâtiment "Réanimation - Blocs - Interventionnel RBI" du GHU Henri Mondor

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    Bonne lecture...

    Auteur

    Anto­nin DUBOURG

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    Citation

    A rap­pe­ler pour tout usage : Anto­nin DUBOURG, « Amé­na­ge­ment du nou­veau bâti­ment "Réani­ma­tion - Blocs - Inter­ven­tion­nel RBI" du GHU Hen­ri Mon­dor », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Par­cours Tech­no­lo­gies Bio­mé­di­cales et Ter­ri­toires de San­té (TBTS) et Dis­po­si­tifs Médi­caux et Affaires Régle­men­taires (DMAR), Mémoire de stage, 2020, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids054/

    Résumé

    Lan­cé en 2009 par l’APHP, le pro­jet « Réani­ma­tion – Blocs – Inter­ven­tion­nel RBI » doit per­mettre de moder­ni­ser le pla­teau tech­nique du GHU Hen­ri Mon­dor, afin de répondre au mieux aux enjeux de san­té publique d’un ter­ri­toire dont la popu­la­tion est en constante augmentation. 

    Ce bâti­ment d’un coût total de 56 mil­lions d’euros com­por­te­ra 21 salles de bloc opé­ra­toire, une salle de soins post-inter­ven­tion­nelle de 43 postes, 55 chambres de réani­ma­tion et 30 chambres de soins conti­nus. Devant ini­tia­le­ment être livré en sep­tembre 2020, les membres du sec­teur équi­pe­ment de la DITIME avaient mis en place une méthode pour équi­per ce nou­veau bâti­ment en équi­pe­ments bio­mé­di­caux et hôteliers. 

    Cepen­dant, en jan­vier 2020, la situa­tion inédite de crise sani­taire liée au coro­na­vi­rus va chan­ger radi­ca­le­ment le dérou­le­ment du pro­jet. En effet, le 26 mars 2020 l’ouverture anti­ci­pée d’RBI est annon­cée pour faire face à l’afflux de patients en réani­ma­tion. Cette ouver­ture pré­coce, entraîne pour consé­quence, la non fina­li­sa­tion des tra­vaux et du plan d’équipement. Afin de livrer le bâti­ment en confor­mi­té à ce qui était pla­ni­fié, une nou­velle méthode sera mise en place à la fer­me­ture d’RBI.

    Abstract

    Laun­ched in 2009 by APHP, the pro­ject « Réani­ma­tion – Blocs – Inter­ven­tion­nel RBI » will moder­nize the tech­ni­cal plat­form of the GHU Hen­ri Mon­dor, in order to best respond to the public health issues of a ter­ri­to­ry whose popu­la­tion is constant­ly increasing.

    This buil­ding, which will cost a total of 56 mil­lion euros, will include 21 ope­ra­ting rooms, a post ope­ra­ting room, 55 inten­sive care rooms and 30 conti­nuing care rooms. Ori­gi­nal­ly sche­du­led for Sep­tem­ber 2020, the equip­ment sec­tor of the DITIME set up a method to equip this new buil­ding with bio­me­di­cal devices  and furnitures.

    Howe­ver, in Janua­ry 2020, the unpre­cedent health cri­sis rela­ted to the coro­na­vi­rus will radi­cal­ly change the way the pro­ject is going. On March 26, 2020, ear­ly ope­ning of RBI is announ­ced to face up to the rush of patient in inten­sive care. The conse­quences of this ear­ly ope­ning are that the equip­ment plan and works are not fina­li­zed. In order to deli­ver the buil­ding in accor­dance what was plan­ned, a new method will be set up when RBI will close.

    Téléchargements

    Mémoire_IDS054

    Mémoire : Amé­na­ge­ment du nou­veau bâti­ment "Réani­ma­tion - Blocs - Inter­ven­tion­nel RBI" du GHU Hen­ri Mondor

    Mémoire complet :

    Aménagement du nouveau bâtiment "Réanimation - Blocs - Interventionnel" du GHU Henri Mondor

    Remerciements

    Avant de déve­lop­per ce mémoire, je sou­haite remer­cier les per­sonnes qui ont fait de ce stage une expé­rience enri­chis­sante tant d’un point per­son­nel que professionnel.

    Mer­ci à M. Marc Pom­mier, direc­teur de la DITIME de m’avoir accueilli pour mon stage de fin d’études au sein de la DITIME.

    Je sou­haite par­ti­cu­liè­re­ment remer­cier mon maître de stage M. Nico­las Vil­laume, Adjoint au direc­teur, Mme Lau­ra Mar­ti­nez, Ingé­nieur en chef bio­mé­di­cal et M. Renaud Sca­nu, Ingé­nieur bio­mé­di­cal. Leur Bien­veillance à mon égard m’a per­mis de réa­li­ser un stage dans les meilleures condi­tions possibles.

    Par la même occa­sion, je tiens à remer­cier Mme Sido­nie Bau­lon, res­pon­sable admi­nis­tra­tive pour sa prévenance.

    Je sou­haite éga­le­ment remer­cier M. Romain Marques, Ingé­nieur bio­mé­di­cal, Mme Kari­ma Joly ain­si que l’ensemble des membres de la DITIME pour leurs conseils ain­si que pour leur dis­po­ni­bi­li­té à mon égard. 

    Je sou­haite aus­si remer­cier Mme Claude pour son sou­tien et pour les conseils pré­cieux qu’elle m’a four­nis. Je sou­hai­te­rais aus­si remer­cier l’ensemble des ensei­gnants du mas­ter Ingé­nie­rie de la san­té qui par leurs cours, m’ont per­mis d’acquérir de nom­breuses compétences.

    Pour finir, un grand mer­ci à l’ensemble du per­son­nel hos­pi­ta­lier du GHU Hen­ri Mon­dor qui a été mobi­li­sé pen­dant toute l’épidémie de coronavirus.

    Liste des abréviations

    ACH : Hôpi­tal Albert Che­ne­vier
    ACHAT : Achats Cen­traux Hôte­liers ali­men­taires et Tech­no­lo­giques
    AE : Acte d’Engagement 
    AGEPS : Agence géné­rale des équi­pe­ments et pro­duits de san­té
    AO : Appel d’Offre
    APHP : Assis­tance Publique – Hôpi­taux de Paris
    BOAMP : Bul­le­tin Offi­ciel des annonces des mar­chés publics
    CCTP : Cahier des Charges Tech­niques Par­ti­cu­lières
    CCAP : Cahier des Charges Admi­nis­tra­tives Par­ti­cu­lières
    CGHP : Conseil Géné­ral des Hôpi­taux et hos­pices civils de Paris
    CHU : Centre Hos­pi­ta­lier Uni­ver­si­taire
    DC : Dia­logue Com­pé­ti­tif
    DCE : Dos­sier de Consul­ta­tion des Entre­prises
    DITIME : Direc­tion des Inves­tis­se­ments, Tra­vaux, Ingé­nie­ries, Main­te­nance et Équi­pe­ments
    DM : Dis­po­si­tif médi­cal
    DMU : Dépar­te­ments Médi­co-Uni­ver­si­taires
    DUP : Hôpi­tal Joffre Dupuy­tren
    ERX : Hôpi­tal Émile Roux
    GCL : Hôpi­tal George Clé­men­ceau
    GHT : Groupe Hos­pi­ta­lier de Ter­ri­toire
    GHU : Groupe Hos­pi­ta­lo-Uni­ver­si­taires
    GMAO : Ges­tion de Main­te­nance Assis­tée par Ordi­na­teur
    HMN : Centre Hos­pi­ta­lier Uni­ver­si­taire Hen­ri Mon­dor
    JAL : Jour­nal Annonce Légal
    JOUE : Jour­nal Offi­ciel de l’Union Euro­péenne
    LC : Lettre de Consul­ta­tion
    MAPA : Mar­ché A Pro­cé­dure Adap­tée
    MCO : Méde­cine – Chi­rur­gie - Obs­té­trique
    MNSC : Mar­ché Négo­cié Sans Concur­rence
    PCN : Pro­cé­dure Concur­ren­tiel avec Négo­cia­tion
    PE : Plan d’équipement
    QT : Ques­tion­naire Tech­nique
    RBI : Bâti­ment Réani­ma­tion – Blocs - Inter­ven­tion­nel
    RC : Règle­ment de Consul­ta­tion
    RESAH : Réseau des Ache­teurs Hos­pi­ta­liers
    SSPI : Salle de Sur­veillance Post-Inter­ven­tion­nelle
    SAP : Sys­tems, Appli­ca­tions and Pro­ducts for data pro­ces­sing
    UGAP : Union des Grou­pe­ments d’Achats Publics
    USC : Uni­té de Soins Conti­nus
    VBA : Visual Basic for Applications

    Introduction

    Pré­vu ini­tia­le­ment d’être opé­ra­tion­nel en sep­tembre 2020, le bâti­ment RBI doit per­mettre de cen­tra­li­ser en un seul lieu les blocs opé­ra­toires, les réani­ma­tions et les ser­vices de soins conti­nus du CHU Hen­ri Mon­dor. Pour armer ce bâti­ment de 12 000 m2, le sec­teur équi­pe­ments de la DITIME œuvre depuis 2018 à la créa­tion d’un plan d’équipement[1],[2],[3].

    Jusqu’à fin 2019, la réa­li­sa­tion du plan d’équipement avan­çait confor­mé­ment aux étapes pré­vues. Le plan d’équipement avait été réa­li­sé et la pro­chaine étape consis­tait à le mettre en œuvre. Cepen­dant, l’épidémie liée au coro­na­vi­rus va com­plè­te­ment bou­le­ver­ser la réa­li­sa­tion du pro­jet. En effet, le 26 mars 2020, le Pre­mier ministre annonce l’ouverture de 85 chambres de réani­ma­tion dans le nou­veau bâti­ment RBI pour mi-avril 2020 [4]. Ce bâti­ment étant vide, c’est un véri­table défi qui attend le sec­teur équi­pe­ments. Pour­tant, grâce à la contri­bu­tion et la moti­va­tion de cha­cun, la pre­mière uni­té de réani­ma­tion ouvre le 9 avril. Après avoir été uti­li­sé pen­dant 42 jours, le bâti­ment ferme le 20 mai 2020. 

    L’ouverture du bâti­ment ayant dû s’effectuer en urgence, les tra­vaux n’ont pas été fina­li­sés et les équi­pe­ments com­man­dés ne sont pas tou­jours ceux du plan d’équipement ini­tial. L’objectif ini­tial du pro­jet n’ayant pas évo­lué, le sec­teur équi­pe­ment a alors déve­lop­pé une méthode pour per­mettre de livrer le bâti­ment confor­mé­ment à ce qui était prévu. 

    Dans le cadre de ce mémoire la méthode mise en œuvre suite à l’ouverture anti­ci­pée d’RBI sera détaillée puis un retour d’expérience sera réalisé.

    1) Les Hôpitaux universitaires Henri Mondor, l’un des 6 groupes hospitalo-universitaires de l’APHP

    1.1) L’APHP, un centre hospitalier à dimension européenne

    Pour com­prendre com­ment l’APHP est deve­nue un acteur majeur de la san­té à l’échelle régio­nale mais aus­si natio­nale, il est impor­tant de remon­ter aux ori­gines de cette ins­ti­tu­tion publique. Le pre­mier hôpi­tal pari­sien est l’hôtel Dieu créé vers 650 par l’évêque de Paris [5]. A cette époque, l’hôpital qui est diri­gé par l’église n’est pas uni­que­ment un lieu de soins, il est sur­tout un lieu d’assistance. On y retrouve ain­si les misé­ri­cor­dieux, les malades ou encore les orphe­lins [6]. 

    Figure 1 : Carte des hôpi­taux et lépro­se­ries à la fin du XVe [Source : [7] ]

    Jusqu’au XVème siècle, les hos­pices et hôpi­taux construits dans Paris par les reli­gieux ont des mis­sions d’assistance et de cha­ri­té [7]. Cepen­dant, au début du XVI ème siècle suite à de nom­breux dys­fonc­tion­ne­ments notam­ment dûs à l’augmentation de la demande, la gou­ver­nance de l’hôpital est confiée à l’état. Des per­sonnes laïques sont alors nom­mées et l’hôpital tend à deve­nir un lieu uni­que­ment pour les malades.

    Avec l’augmentation de la misère, l’Hôpital Géné­ral de Paris est créé en 1656 pour enfer­mer les impé­cu­nieux car l’hôpital de l’époque est accu­sé d’entretenir la pau­vre­té [8]. Ain­si, les hôtels Dieu deviennent les seuls lieux à accueillir exclu­si­ve­ment les malades curables. Cette situa­tion per­du­re­ra jusqu’à la révo­lu­tion française. 

    En 1801, le Conseil Géné­ral des Hos­pices Civils de Paris (CGHCP) est créé pour admi­nis­trer tous les éta­blis­se­ments de san­té pari­siens. Cette ins­ti­tu­tion a été pen­sée pour avoir une triple fonc­tion : poli­tique, ges­tion­naire et médi­cale. Ain­si, une réforme de l’économie hos­pi­ta­lière et la mise en place d’un sys­tème hos­pi­ta­lier (hôpi­taux spé­cia­li­sés, orien­ta­tion des indi­vi­dus en fonc­tions des patho­lo­gies...) seront réa­li­sées [9].

    En 1949 l’Administration Géné­rale de l’Assistance Publique suc­cède au CHGP qui sera elle-même renom­mée Assis­tante Publique – Hôpi­taux de Paris en 1991, afin d’accentuer sur l’importance des mis­sions de soins de l’institution [10].

    En 2020, l’APHP com­porte 39 éta­blis­se­ments de san­té regrou­pés en 6 Groupes Hos­pi­ta­lo-Uni­ver­si­taires (GHU) qui fusion­ne­ront à terme pour for­mer 4 GHU [11]. Pre­mier employeur d’île de France, cette ins­ti­tu­tion a pour mis­sions d’assurer la recherche et l’enseignement tout en garan­tis­sant l’accès aux soins 24h/24. Chaque année près de 10 Mil­lions de per­sonnes sont pris en charge au sein de ses hôpi­taux dont plus de 1,4 mil­lions aux urgences [12].

     Actuel­le­ment, les 6 GHU de l’APHP sont : 

    • L’APHP centre uni­ver­si­té de Paris 
    • L’APHP Sor­bonne Université 
    • L’APHP Nord Uni­ver­si­té de Paris
    • APHP Uni­ver­si­té de Paris Saclay 
    • APHP Uni­ver­si­té Paris Seine-Saint-Denis qui fusion­ne­ra avec APHP – Uni­ver­si­té de Paris 
    • APHP Hôpi­taux Uni­ver­si­taires Hen­ri Mon­dor qui fusion­ne­ra avec APHP Paris Saclay 
    Figure 2 : Carte des Groupes Hos­pi­ta­lo-Uni­ver­si­taires de l'APHP [Source : [11]]

    1.2) Le GHU Henri Mondor

    Les éta­blis­se­ments du GHU Hen­ri Mon­dor sont majo­ri­tai­re­ment situés dans le Val de Marne. Loca­li­sé à l’Est de Paris, le Val de Marne compte 47 com­munes répar­ties sur 245 km2. Ain­si avec près d’1,4 mil­lions d’habitants ce dépar­te­ment est l’un des plus den­sé­ment peu­plés de France [13]. 

    Avec 2 851 lits, le GHU a réa­li­sé 101 292 séjours MCO en 2019 [14]. La majo­ri­té des patients pro­viennent du Val de Marne (60 %) mais le GHU doit aus­si répondre aux enjeux de san­té du sud-est fran­ci­lien. En effet, son posi­tion­ne­ment géo­gra­phique en fait l’établissement uni­ver­si­taire de réfé­rence pour 5 GHT (94 Est, 94 Nord, 77 Sud, GHT Nord Yonne et GHT Pro­vins Seine et Marne) [15]. Le GHU Hen­ri Mon­dor béné­fi­cie d’un large panel d’activités médi­cales avec des ser­vices de réfé­rence en neu­ro­lo­gie, car­dio­lo­gie et der­ma­to­lo­gie. Il est aus­si coor­don­na­teur de 6 centres de réfé­rence en mala­dies rares [16].

    Pour fonc­tion­ner cor­rec­te­ment, Le GHU Hen­ri Mon­dor emploie 8 000 per­sonnes et néces­site près de 643 millions €.

    En termes d’organisation, le GHU Hen­ri-Mon­dor com­porte 8 Dépar­te­ments Médi­caux Universitaires :

    • DMU Bio­lo­gie-Patho­lo­gie ;
    • DMU Fonc­tion image et ima­ge­rie thé­ra­peu­tique (FIXIT)
    • DMU San­té Publique, Recherche, Pharmacie
    • DMU Chi­rur­gie Anes­thé­sie Réani­ma­tion Chi­rur­gi­cale (CARE)
    • DMU Méde­cine 
    • DMU Can­cer
    • DMU Psy­chia­trie Addic­to­lo­gie (IMPACT)
    • DMU Géria­trique

    Chaque DMU est gou­ver­né par un direc­teur médi­cal, un direc­teur délé­gué, un cadre médi­cal ain­si qu’un cadre paramédical.

    Avec plus de 7 000 équi­pe­ments bio­mé­di­caux, le pla­teau tech­nique du GHU per­met de trai­ter et de diag­nos­ti­quer un grand nombre de patho­lo­gies, on y retrouve notamment : 

    • 3 IRM : 1,5 et 3 T
    • 3 Scan­ners 
    • 1 TEP IRM 
    • 1 TEP TDM 
    • 2 Gam­ma Cameras
    • 2 accé­lé­ra­teurs linéaire de radiothérapie
    • 1 scan­ner de simulation
    • 1 robot chi­rur­gi­cal Da Vinci
    • Plu­sieurs auto­mates (Bio­chi­mie, Héma­to­lo­gie, Anatomo-pathologie…)
    • 1 héli­co­ptère pour le Samu

    Les éta­blis­se­ments du GHU Hen­ri Mondor

    Le CHU Hen­ri Mon­dor (HMN)

    Inau­gu­ré en 1969, le CHU Hen­ri Mon­dor est l’établissement de réfé­rence du GHU, loca­li­sé à Cré­teil. Il est aus­si le siège du SAMU 94. Avec ses 827 lits, près de 95 000 séjours MCO ont été réa­li­sés rien que dans cet éta­blis­se­ment, en 2019.

    Son bâti­ment prin­ci­pal de 16 étages regroupe 20 salles de bloc opé­ra­toire et 60 lits de réani­ma­tions per­met­tant une prise en charge des patients opti­male. Au sein de cet éta­blis­se­ment, de nom­breuses spé­cia­li­tés chi­rur­gi­cales et médi­cales y sont pratiquées.

    Emile Roux (ERX)

    Situé à Limeil-Bré­vannes, cet éta­blis­se­ment de 825 lits est spé­cia­li­sé en géria­trie. En plus de cette spé­cia­li­té, un ser­vice d’addictologie est pré­sent sur le site [17]

    Georges Clé­men­ceau (GCL)

    L’hôpital Georges Clé­men­ceau, doté de 390 lits est situé en Essonne, à près de 50 kms du CHU Hen­ri Mon­dor et a pour spé­cia­li­té la prise en charge géria­trique [18]

    Albert Che­ne­vier (ACH)

    A l’instar de l’établissement de réfé­rence du GHU, l’hôpital Albert Che­ne­vier se situe à Cré­teil. Avec ses 395 lits, cet éta­blis­se­ment assure une prise en charge des patients souf­frant de patho­lo­gie psy­chia­trique. De plus, des ser­vices de réédu­ca­tion sont pré­sents afin de com­plé­ter l’offre pro­po­sée par le CHU [19].

    Joffre Dupuy­tren (DUP)

    Loca­li­sé à Dra­veil en Essonne, cet éta­blis­se­ment de 414 lits a pour spé­cia­li­té la prise en charge géria­trique [14].

    1.3) Organisation du CHU Henri Mondor

    La Direc­tion des Inves­tis­se­ments, Tra­vaux, Ingé­nie­rie, Main­te­nance et Équi­pe­ments (DITIME) est une des 12 direc­tions du GHU Hen­ri Mon­dor. En 2020, le direc­teur est Marc Pom­mier et ce ser­vice est com­po­sé des 3 sec­teurs suivants : 

    • Tra­vaux 
    • Équi­pe­ments et Maintenance
    • Admi­nis­tra­tif 

    Pour cha­cun de ces sec­teurs, un res­pon­sable adjoint au direc­teur de la DITIME est nommé.

    Figure 3 : Orga­ni­gramme de la DITIME [Source : Auteur] 

    Le sec­teur équi­pe­ments et main­te­nance a pour mis­sions, d’assurer le sui­vi des dis­po­si­tifs médi­caux durant tout leur cycle de vie (Figure 4), d’effectuer les for­ma­tions du per­son­nel sur les équi­pe­ments, de par­ti­ci­per aux démarches d’acquisition des dif­fé­rents pro­jets avec les services…

    Figure 4 : Cycle de vie d'un dis­po­si­tif médi­cal [Source : Auteur]

    Pour que ce ser­vice puisse accom­plir de manière opti­male la ges­tion du parc d’équipements, plu­sieurs per­sonnes aux pro­fils dif­fé­rents tra­vaillent ensemble. En effet, on y retrouve des ingé­nieurs, des tech­ni­ciens, des agents administratifs….

    • Les ingé­nieurs ont pour prin­ci­pales mis­sions d’acheter le maté­riel, de conseiller le per­son­nel de san­té sur les Dis­po­si­tifs médi­caux et de veiller à ce que la régle­men­ta­tion sur les équi­pe­ments soit respectée. 
    • Le coor­di­na­teur a pour mis­sion de faire le lien entre les ingé­nieurs et les techniciens.
    • Les tech­ni­ciens ont pour mis­sions d’assurer les main­te­nances (pré­ven­tives et cura­tives) et de réa­li­ser le sui­vi des équi­pe­ments de leurs secteurs. 
    • Les agents ont pour mis­sions de récep­tion­ner les DM et de faire les démarches admi­nis­tra­tives en amont de l’installation.

    2) Le projet du nouveau bâtiment Réanimation - Blocs Interventionnel

    2.1) Description du projet

    En 2009, L’APHP lance le pro­jet « Réani­ma­tion – Blocs -inter­ven­tion­nel RBI » qui consiste à créer un nou­veau bâti­ment accueillant les salles de blocs opé­ra­toires et les réani­ma­tions du GHU[2]. L’origine du pro­jet pro­vient du fait que, le nombre de lits de réveil est insuf­fi­sant pour se confor­mer aux recom­man­da­tions de la SFAR (mini­mum de 1,5 lits de réveil par salle d’opération) [20],le bloc est vétuste et  les ser­vices de réani­ma­tions sont répar­tis sur plu­sieurs étages.

    La construc­tion d’un nou­veau bâti­ment a été pri­vi­lé­giée à la réno­va­tion du bloc opé­ra­toire et des ser­vices de réani­ma­tion actuels, afin de ne pas avoir de perte de reve­nus liés à l’arrêt de l’activité durant les travaux.

     Ce pro­jet d’un mon­tant de 56 mil­lions € répond à plu­sieurs enjeux qui sont : 

    • L’augmentation et l’évolution de l’activité. En effet, le nombre de séjours MCO a aug­men­té de près de 19 % entre 2010 et 2018 dans les éta­blis­se­ments de l’APHP [21][22]. De plus avec l’objectif de 70 % de chi­rur­gie réa­li­sée en ambu­la­toire en 2022, l’APHP a pour prio­ri­té de déve­lop­per des uni­tés de chi­rur­gie ambu­la­toire (taux de chi­rur­gie ambu­la­toire de 38,3 % en 2018) [23],[22].
    • L’augmentation de la popu­la­tion du Val de marne qui a aug­men­té de près de 25 % entre 1968 et 2017 [24].
    • Amé­lio­rer les condi­tions de tra­vail des agents et atti­rer le per­son­nel médi­cal avec un pla­teau tech­nique à la pointe de la technologie.
    • Res­pec­ter les normes régle­men­taires qui ont beau­coup évo­lué depuis la créa­tion d’Henri Mon­dor en 1969.

    Ce bâti­ment de 12 000 m2 à la pointe de la tech­no­lo­gie com­por­te­ra un bloc opé­ra­toire, une salle de sur­veillance post-inter­ven­tion­nelle (SSPI) et des ser­vices de réani­ma­tion et de soins conti­nus (USC). 

    Au niveau de l’organisation, le bâti­ment présentera : 

    • 1 étage réser­vé aux 21 salles de bloc opé­ra­toire et à la SSPI. Les 21 salles équi­pées d’un sys­tème de vidéo mana­ge­ment seront répar­ties par module (Figure 5). Concer­nant la SSPI, cette immense salle com­pren­dra 6 postes rapides, 16 postes légers, 16 postes lourds, 3 postes très lourds et 2 postes de décho­cage. Plu­sieurs niveaux de postes sont réper­to­riés car ils n’ont pas les mêmes élé­ments tech­niques. En effet, un poste très lourd sera des­ti­né à des patients ayant subi des inter­ven­tions chi­rur­gi­cales impor­tantes (type inter­ven­tion à cœur ouvert) com­por­te­ra tous les équi­pe­ments d’une chambre de réani­ma­tion (2 bras, res­pi­ra­teur…) alors qu’un poste léger ne com­por­te­ra qu’un simple moni­teur. (Voir annexe 1)
    • 2 étages de 4 uni­tés d’hospitalisations cha­cun, com­pren­dront les 55 chambres de réani­ma­tion et les 30 lits d’USC. Un pre­mier étage accueille­ra les réani­ma­tions poly­va­lente et neu­ro­tro­ma­to tan­dis que le second sera pour les réani­ma­tions médi­cale et poly­va­lente. Chaque espace de soins sera arti­cu­lé autour d’un poste de sur­veillance afin de faci­li­ter la prise en charge des patients. (Voir annexe 1)
    Figure 5 : Répar­ti­tion des salles de bloc opé­ra­toire par module [Source : Auteur] 

    2.2) Contexte du projet

    La métho­do­lo­gie pré­vue pour le projet

    Publié en 2015, l’Annonce d’Appel Publique à la Concur­rence (AAPC) est rem­por­tée par le groupe Fran­çais de BTP Rabot Dutilleul Construc­tion [25]. Au cours de cet appel à pro­jet, un des­crip­tif fonc­tion­nel et tech­nique est four­ni afin que la socié­té choi­sie puisse réa­li­ser les études néces­saires à la concep­tion d’un tel bâti­ment et effec­tuer les tra­vaux. Dès les pre­mières phases du pro­jet, les ingé­nieurs du sec­teur équi­pe­ments ont été sol­li­ci­tés pour déter­mi­ner les élé­ments struc­tu­rants pris en charge par Rabot Dutilleul. 

    Liste des équi­pe­ments pris en charge par Rabot Dutilleul :

    • Auge chi­rur­gi­cal
    • Bras chi­rur­gi­cal et d’anesthésie
    • Éclai­rage opératoire
    • Bras et colonnes pla­fon­nières de la salle de réveil et des réanimations
    • Sto­ckeur rotatif

    RBI devant être livré en 2020, un Plan d’équipement (PE) a été ini­tié dès 2018. Pour armer le nou­veau bâti­ment en équi­pe­ments, les ingé­nieurs avaient pré­vu d’élaborer et de mettre en œuvre le plan d’équipement selon les étapes pré­sen­tées dans le sché­ma ci-dessus.

    Figure 6 : Sché­ma syn­thé­ti­sant les étapes de la méthode ini­tiale [Source : Auteur]

    Ini­tiée en 2018, la pre­mière étape pour éla­bo­rer le PE du nou­veau bâti­ment, a consis­té à inven­to­rier tous les équi­pe­ments des ser­vices concer­nés par le démé­na­ge­ment. Cela a per­mis d’identifier les équi­pe­ments néces­saires pour armer le bâtiment. 

    Suite à l’inventaire, un PE à neuf par local type et une étude de vétus­té du parc ont été réa­li­sés. L’étude se basait sur l’indice de vétus­té qui est une méthode pre­nant en compte plu­sieurs cri­tères tels que l’âge et l’état de l’équipement. Avec cette démarche, chaque équi­pe­ment de l’inventaire s’est vu attri­buer une note entre 1 (équi­pe­ment récent et fonc­tion­nel) et 3 (équi­pe­ment vétuste et non démé­na­geable). La note déter­mi­nait si l’équipement pou­vait être récu­pé­ré pour RBI. Pour réa­li­ser le PE à neuf, les équi­pe­ments pré­sents dans chaque local type (chambre de réani­ma­tion, local de dés­in­fec­tion…) de RBI ont été réper­to­riés [3].  

    Par la suite, un Plan d’équipement a été réa­li­sé en sous­trayant du PE à neuf les équi­pe­ments pou­vant être démé­na­gés. Ain­si, un pre­mier mon­tant esti­ma­tif de 13 mil­lions € pour le plan d’équipement RBI a été obte­nu [3].

    Suite à cela, le mon­tant du PE a été expo­sé à la direc­tion des finances de l’APHP pour être vali­dé. Le mon­tant esti­ma­tif étant supé­rieur au bud­get alloué par la direc­tion pour réa­li­ser le PE, un arbi­trage a été orches­tré avec les DMU.

    En 2020 l’élaboration du PE a été fina­li­sée, les acqui­si­tions de maté­riel ont pu démar­rer. Pour se faire, un fichier Excel com­por­tant tous les équi­pe­ments pré­sents dans RBI a été créé (voir Figure 7 et Figure 8). En tout, 3200 équi­pe­ments étaient à com­man­der dont 1002 dis­po­si­tifs médi­caux. Avant de pas­ser les com­mandes, des ren­sei­gne­ments com­plé­men­taires ont été ajou­tés. En effet, pour chaque équi­pe­ment à acqué­rir, il a été néces­saire de ren­sei­gner le numé­ro de mar­ché AGEPS/ACHAT si des mar­chés étaient exis­tants. Dans la néga­tive, l’appareil serait acquis avec une des pro­cé­dures du code de la com­mande publique. La der­nière étape avant de pro­cé­der à l’achat a été de ren­sei­gner pour tous les équi­pe­ments, le numé­ro d’UG cor­res­pon­dant au local où il a été affec­té pour une ques­tion de comptabilité.

    Figure 7 : Extrait n°1 du tableau com­por­tant tous les dis­po­si­tifs médi­caux du Plan d’équipement [Source : Auteur] 
    Figure 8 : Extrait n°2 du tableau com­por­tant tous les dis­po­si­tifs médi­caux du Plan d’équipement [Source : Auteur] 

    Depuis 2018, la mise en place du PE RBI avan­çait confor­mé­ment à ce qui était pré­vu. Le sec­teur équi­pe­ments de la DITIME était dans la phase d’acquisition du maté­riel et le pro­jet n’avait pas de retard. Cepen­dant, fin 2019 un nou­veau virus fait son appa­ri­tion en Chine. Encore peu pré­sent en France, per­sonne ne se doute que la métho­do­lo­gie du pro­jet va être bouleversée.

    Le COVID

    En France, les pre­miers cas de COVID sont recen­sés fin jan­vier 2020 [26]. Ce n’est que le 23 février 2020 que le stade 1 est déclen­ché par le gou­ver­ne­ment afin de limi­ter l’introduction du virus en France. Les mesures prises sont alors le confi­ne­ment de toute per­sonne atteinte ou sus­pec­tée d’être atteinte. 6 jours plus tard, suite à l’augmentation du nombre de cas, la France passe en stade 2 afin de limi­ter la pro­pa­ga­tion du virus. Le 14 Mars 2020, le nombre de cas dou­blant toutes les 72 heures, le stade 3 est alors déclen­ché. 2 jours plus tard, au cours d’une allo­cu­tion le gou­ver­ne­ment annon­ce­ra l’instauration du confi­ne­ment de la population. 

    Avec l’augmentation du nombre de cas néces­si­tant une place en réani­ma­tion, les éta­blis­se­ments de san­té se retrouvent vite satu­rés. Pour faire face à cette situa­tion cri­tique, l’état demande alors à l’APHP l’ouverture du bâti­ment RBI pour le 9 avril 2020. 

    Le 27 mars 2020, une orga­ni­sa­tion se met en place avec la nomi­na­tion d’un direc­teur admi­nis­tra­tif et la nomi­na­tion de deux direc­teurs médi­caux. Paral­lè­le­ment, le Pre­mier ministre Édouard Phi­lippe fait une annonce sur l’ouverture de 85 chambres de réani­ma­tion avec l’ouverture anti­ci­pée d’RBI.

    Afin d’ouvrir les chambres de réani­ma­tion, le sec­teur équi­pe­ments de la DITIME a équi­pé les chambres selon deux confi­gu­ra­tions dif­fé­rentes. Les chambres pré­vues pour de la réani­ma­tion lors du pro­jet Ini­tial ont été équi­pées pour de la réani­ma­tion lourde (1 res­pi­ra­teur, 1 moni­teur, 2 pompes à per­fu­sion, 6 pousses seringue et 2 bases de per­fu­sion) tan­dis que celles pré­vues pour des soins conti­nues ont été agen­cées pour de la réani­ma­tion légère (1 res­pi­ra­teur, 1 moni­teur, 1 pompe à per­fu­sion et 3 pousse seringue). Au cours de cette période d’armement, le ser­vice bio­mé­di­cal a eu pour mis­sions d’assurer : l’achat, l’installation et le bon fonc­tion­ne­ment des équipements. 


    Après un tra­vail admi­rable des dif­fé­rents ser­vices du GHU dont la DITIME pour armer le bâti­ment, 43 lits de réani­ma­tion sont ouverts au pre­mier étage le 9 avril 2020. RBI atteint la capa­ci­té théo­rique de 85 lits de réani­ma­tion le 20 avril 2020. Par la suite, le nombre de per­sonnes en réani­ma­tion dimi­nuant, le bâti­ment est désar­mé pro­gres­si­ve­ment afin de reprendre les tra­vaux non fina­li­sés. En tout, le bâti­ment RBI aura été uti­li­sé pen­dant 42 jours et aura accueilli près de 90 patients en cumu­lé avec un pic de 50 patients le 20 avril 2020.

    Figure 9 : Frise chro­no­lo­gique [Source : Auteur] 

    2.3) Finalisation du projet 

    Le COVID a bou­le­ver­sé la métho­do­lo­gie du pro­jet RBI et a repor­té sa date d’ouverture. Avec l’ouverture en urgence du bâti­ment, la pro­blé­ma­tique sui­vante se pose : 

    Com­ment réamé­na­ger un bâti­ment ouvert en urgence afin qu’il soit conforme au pro­jet initial ?

    En effet, un grand nombre d’équipements ont été acquis pour armer le bâti­ment. Cepen­dant, la forte demande pen­dant le COVID ayant créé des ten­sions chez les fabri­cants, le maté­riel livré n’est pas tou­jours homo­gène (pousses seringue de 5 marques dif­fé­rentes). De plus, cer­tains équi­pe­ments n’ont pas été pré­vus dans le PE RBI ini­tial et d’autres n’ont tout sim­ple­ment pas été ache­tés. Pour finir, les équi­pe­ments tou­jours en place empêchent la reprise des travaux.

    Afin de fina­li­ser le pro­jet confor­mé­ment à ce qui était pré­vu ini­tia­le­ment, une nou­velle méthode en plu­sieurs étapes a été mise en place.

    3) Réaménager un nouveau bâtiment suite à une crise sanitaire

    3.1) Méthode utilisée

    Figure 10 : Sché­ma syn­thé­ti­sant les étapes de la nou­velle méthode [Source : Auteur] 

    Suite à la crise sani­taire et dans l’objectif de fina­li­ser le pro­jet, les étapes du sché­ma ont dû être mises en œuvre.

    Les étapes per­met­tant au sec­teur équi­pe­ments d’armer le bâti­ment confor­mé­ment à ce qui était pré­vu, sont les suivantes :

    • La pre­mière étape : Fer­mer le bâtiment 

    Cette pre­mière étape qui peut s’échelonner sur une période plus ou moins longue per­met de réamé­na­ger les locaux comme lors de l’ouverture. Lorsque la fer­me­ture est actée, cela signi­fie que plus aucun soin n’est pro­di­gué dans l’enceinte du bâtiment. 

    • Deuxième étape : Com­pa­rer le PE urgence et le PE arbi­tré initialement

    Cette étape per­met de déter­mi­ner les équi­pe­ments qu’il reste à com­man­der pour com­plé­ter le PE. De plus, les équi­pe­ments non pré­vus com­man­dés pen­dant la crise sont iden­ti­fiés et une déci­sion sur leur deve­nir sera prise.

    • Troi­sième étape : Pro­gram­mer le démé­na­ge­ment du maté­riel et le sto­ckage pour fina­li­ser les travaux

    Une fois fer­mé, il est néces­saire d’enlever tous les équi­pe­ments du bâti­ment afin que les tra­vaux puissent reprendre. Pour le démé­na­ge­ment et le sto­ckage, une orga­ni­sa­tion rigou­reuse doit être mise en place afin d’éviter les dys­fonc­tion­ne­ments (casse de maté­riel, bat­te­rie à changer ...).

    • Qua­trième étape : Fina­li­ser les commandes 

    Une fois la liste des der­niers équi­pe­ments à com­man­der réa­li­sée, le PE ini­tial du bâti­ment peut être fina­li­sé confor­mé­ment au code de la com­mande publique. Ce code juri­dique, per­met l’égalité de tous les can­di­dats ain­si que la trans­pa­rence des pro­cé­dures. Pour acqué­rir les équi­pe­ments, le per­son­nel de l’APHP a la pos­si­bi­li­té d’utiliser les deux cen­trales d’achat cen­tra­li­sées de l’APHP (AGEPS [27] et ACHAT [28]), les cen­trales d’achat publiques (UGAP [29], RESAH [30]…) ou bien de faire une des pro­cé­dures pro­po­sées par le code de la com­mande publique. Il est impor­tant de noter qu’en pas­sant par les cen­trales d’achat, le code de la com­mande publique est res­pec­té. En effet ces cen­trales ont lan­cé au préa­lable leur propre marché.

    Lors d’une acqui­si­tion, le per­son­nel de l’APHP va dans un pre­mier temps regar­der si un mar­ché AGEPS (pour les équi­pe­ments bio­mé­di­caux) ou ACHAT (pour les équi­pe­ments hôte­liers) existe. 

    Dans la néga­tive, il regar­de­ra si un mar­ché UGAP répond au besoin et c’est seule­ment dans le cas où aucun mar­ché n’est dis­po­nible qu’il lan­ce­ra une des pro­cé­dures du code de la com­mande publique. 

    En fonc­tion de la nature du pro­jet et de son mon­tant, le code de la com­mande publique pré­voit plu­sieurs pro­cé­dures [31]. Au-delà de 40 000 € HT, les pro­cé­dures néces­sitent sys­té­ma­tique un Dos­sier de Consul­ta­tion des Entre­prises (DCE) [32] qui peut conte­nir les élé­ments suivants : 

    • Un Cahier des Charges Tech­niques Par­ti­cu­lières (CCTP) : Docu­ment syn­thé­ti­sant les dif­fé­rentes carac­té­ris­tiques tech­niques du mar­ché [33] 
    • Un Ques­tion­naire tech­nique (QT) : Docu­ment avec un ensemble de ques­tion tech­nique à com­plé­ter par le fabricant
    • Un Cahier des charges Admi­nis­tra­tives Par­ti­cu­lières (CCAP) : Docu­ment fixant les règles admi­nis­tra­tives du mar­ché [34]
    • Un Règle­ment de Consul­ta­tion (RC) : Docu­ment fixant les règles de consul­ta­tion [35]
    • L’Acte d’Engagement (AE) : Contrat à signer par l’entreprise si elle est inté­res­sée [36]
    • Lettre de Consul­ta­tion (LC) : Docu­ment fixant les règles de la consul­ta­tion pour les pro­cé­dures adaptées
    • Lettre d’Invitation : Docu­ment invi­tant une entre­prise à pré­sen­ter sa can­di­da­ture dans le cadre d’un mar­ché négo­cié sans mise en concur­rence (MNSC)

     Les pro­cé­dures que l’on retrouve sont résu­mées dans le tableau suivant :

    Figure 11 : Tableau syn­thé­ti­sant les pro­cé­dures du code de la com­mande publique [Source : Auteur]

    Pour savoir quelle pro­cé­dure choi­sir, l’acheteur va géné­ra­le­ment pri­vi­lé­gier la fac­ture simple, le MAPA ou l’appel d’offre en se basant sur le mon­tant qui est pré­vu pour le mar­ché. Les autres pro­cé­dures sont réa­li­sées pour des situa­tions spécifiques. 

    • Le MNSC est effec­tué lorsque le construc­teur pos­sède l’exclusivité tech­nique du produit.
    • Le DC est pri­vi­lé­gié lorsque l’acheteur n’est pas en mesure de réa­li­ser le DCE seul.
    • Le PCN est exé­cu­té lorsque l’acheteur négo­cie les condi­tions du mar­ché avec des entreprises. 
    • Cin­quième étape : Orga­ni­ser le déménagement

    Cette étape est très impor­tante car mal pré­pa­rée, le démé­na­ge­ment peut vite s’avérer com­pli­qué. Pour mener à bien le démé­na­ge­ment, il est néces­saire que le sec­teur équi­pe­ments se coor­donne avec la socié­té devant effec­tuer cette opération.

    Dans un pre­mier temps, une liste des équi­pe­ments à démé­na­ger par ser­vice doit être rédi­gée avec les infor­ma­tions suivantes :

    • Dési­gna­tion du matériel
    • Numé­ro inventaire/numéro de série
    • Ser­vice d’origine
    • Étage de destination
    • Ser­vice de destination
    • Local de destination

    Dans un second temps, il est néces­saire d’étiqueter les équi­pe­ments qui vont être démé­na­gés. Pour faci­li­ter le démé­na­ge­ment, un code cou­leur doit être mis en place par la DITIME pour chaque étage (Figure 13).

    Figure 12 : Exemple de code cou­leur pou­vant être mis en place [Source : Auteur]

    En plus du code cou­leur per­met­tant d’obtenir rapi­de­ment l’étage de des­ti­na­tion, chaque éti­quette à appo­ser sur un car­ton ou un équi­pe­ment devra avoir les infor­ma­tions suivantes : 

    • Le ser­vice d’où pro­vient le matériel
    • La des­ti­na­tion du maté­riel dans le nou­veau bâti­ment (ser­vice et numé­ro de local)
    • La dési­gna­tion du matériel 
    Figure 13 : Exemple d'étiquette [Source : Auteur]

    Par la suite, la liste d’équipements à trans­fé­rer et les éti­quettes seront trans­mises à une socié­té exté­rieure qui les appo­se­ront sur les équi­pe­ments concernés.

    Une fois toutes les étapes réa­li­sées, l’armement du bâti­ment pour­ra être réa­li­sé confor­mé­ment au plan d’équipement prévu.

    3.2) Résultats obtenus 

    Pour le sec­teur équi­pe­ment, l’objectif du pro­jet est d’armer le bâti­ment en maté­riel afin que les ser­vices puissent pro­di­guer leurs soins de manière opti­male. Avec le COVID et l’ouverture anti­ci­pée du bâti­ment RBI, le pro­jet a pris du retard. La nou­velle méthode mise en place doit per­mettre d’armer RBI fin décembre 2020 pour que l’activité puisse démar­rer en jan­vier 2021.

    Fer­me­ture du bâtiment

    Le 9 avril 2020, lors de l’ouverture du bâti­ment RBI pour faire face à l’afflux de patients en réani­ma­tion, per­sonne ne savait com­bien de temps le bâti­ment allait être ouvert. Pour le fer­mer, le corps médi­cal s’est basé sur une décrue de 60 % de l’activité. Cela signi­fie que pour 10 patients sor­tants, 6 sont accueillis. A par­tir du 26 avril, la dimi­nu­tion du nombre de patients en réani­ma­tion a entraî­né la fer­me­ture d’une pre­mière uni­té le 30 avril. Par la suite, les fer­me­tures d’unités se sont éche­lon­nées jusqu’au mer­cre­di 20 mai. Dès qu’une uni­té fer­mait, l’équipe d’entretien réa­li­sait un bio-net­toyage de celle-ci et le ser­vice bio­mé­di­cal s’occupait de réamé­na­ger les ser­vices comme lors de l’ouverture.

    Com­pa­rai­son des plans d’équipements

    Une fois toutes les uni­tés fer­mées, il a fal­lu attendre l’accord de la direc­tion pour désar­mer le bâti­ment. En effet, le COVID cir­cu­lant tou­jours sur le ter­ri­toire Fran­çais, la crainte d’une seconde vague était tou­jours pré­sente. Pen­dant cette période, les plans d’équipement rela­tifs à RBI COVID et à RBI ini­tial ont été com­pa­rés afin de déterminer :

    • Les équi­pe­ments com­man­dés non pré­vus au PE RBI ini­tial et leur montant.
    • Les équi­pe­ments à com­man­der pour fina­li­ser le PE ini­tial et leur montant.

    Pour réa­li­ser cette com­pa­rai­son, les fichiers du PE RBI COVID et du PE RBI ini­tial ont été croisés.

    Figure 14 : Extrait du tableau de com­pa­rai­son des PE [Source : Auteur]

    Ce fichier a per­mis de faire res­sor­tir plu­sieurs informations.

    • Pour armer le bâti­ment RBI durant le COVID, près d’1,9 mil­lions € ont été dépen­sés pour les 1953 équi­pe­ments hôte­liers et plus de 5,2 mil­lions € pour les 1 575 équi­pe­ments bio­mé­di­caux (Colonne « Dépenses PE RBI COVID » dans le tableau). Pour l’ensemble des équi­pe­ments cela repré­sente près de 7,4 mil­lions € soit autant que ce qui a été pré­vu pour le Plan d’équipement ini­tial (7,2 millions).
    • Par­mi les 3 528 équi­pe­ments com­man­dés pen­dant le COVID, seul un peu plus de 1 300 étaient pré­vus au PE ini­tial (colonne « Dépenses PE RBI ini­tial » dans le tableau). Pour fina­li­ser le PE ini­tial, 1896 équi­pe­ments devaient être acquis pour un mon­tant de 5,7 mil­lions € (Colonne « Com­mandes res­tantes RBI ini­tial » dans le tableau). Ce mon­tant peut paraître assez consé­quent au vu de la somme consa­crée pour armer le bâti­ment pen­dant le COVID. Cepen­dant, un grand nombre d’équipements com­man­dés devaient être récu­pé­rés dans les ser­vices (voir tableau). Par exemple pour la per­fu­sion (pousse seringue, pompe…) 1,5 mil­lions € ont été dépen­sés alors que le bud­get ne pré­voyait que 383 000 € pour ce type de matériel.

    Par la suite, un arbi­trage a été réa­li­sé avec les ingé­nieurs et la res­pon­sable admi­nis­tra­tive pour déter­mi­ner les équi­pe­ments non pré­vus au PE qu’il était pos­sible d’absorber. Sur les 2226 équi­pe­ments non pré­vus au PE (colonne « Hors PE » dans le tableau), les membres du ser­vice ont déci­dé d’en gar­der 1100 pour un mon­tant de 3.6 mil­lions € (colonne « Com­plé­ment RBI » dans le tableau).

    Une fois la com­pa­rai­son ter­mi­née, une liste exhaus­tive des équi­pe­ments res­tant à com­man­der pour fina­li­ser le PE ini­tial a été effectuée.

    Pro­gram­mer le démé­na­ge­ment du maté­riel ain­si que son stockage

    Les tra­vaux du bâti­ment n’ayant pas été fina­li­sés, il a été néces­saire de le vider entiè­re­ment. Pour se faire, un pres­ta­taire exté­rieur a été mis­sion­né pour orga­ni­ser le démé­na­ge­ment des équi­pe­ments vers des lieux pré­sé­lec­tion­nés par la DITIME. Les équi­pe­ments bio­mé­di­caux devant être bran­chés pour de ne pas endom­ma­ger les bat­te­ries, un local sur le site de Mon­dor a été amé­na­gé. Concer­nant les équi­pe­ments hôte­liers, les armoires à médi­ca­ments ont été envoyées à l’hôpital Émile Roux afin de rendre faci­le­ment acces­sible leur conte­nu en cas de deuxième vague. Les autres équi­pe­ments hôte­liers (lits, cha­riots, gué­ri­dons…), ont été mis en conteneur. 

    Pour le local ser­vant de sto­ckage aux équi­pe­ments bio­mé­di­caux, le nombre de prises et la puis­sance élec­trique ont été dimen­sion­nés. Pour se faire, un lis­ting de tous les équi­pe­ments bio­mé­di­caux avec bat­te­rie a été réa­li­sé afin de déter­mi­ner le nombre de prises. Cette étape a per­mis de comp­ta­bi­li­ser pas moins de 800 équi­pe­ments sur bat­te­rie. Cer­tains équi­pe­ments comme les pompes et les pousses seringue pou­vant être mis sur une base, 527 prises ont été requises pour mettre tous les équi­pe­ments sur sec­teur. Pour finir, il a été néces­saire de recher­cher pour chaque équi­pe­ment de la liste, la consom­ma­tion élec­trique lorsque celui-ci est en veille. Cette infor­ma­tion se trouve géné­ra­le­ment sur les docu­ments construc­teurs. Afin d’éviter toute cou­pure, la puis­sance élec­trique totale a été sur­es­ti­mée. Avec tous les équi­pe­ments, le besoin en puis­sance élec­trique était aux alen­tours de 60 kW.

    Concer­nant le démé­na­ge­ment effec­tué par la socié­té, tous les appa­reils ont dû être débran­chés au préa­lable par le ser­vice bio­mé­di­cal. La socié­té s’est alors chargée :

    • De les pro­té­ger pour le transport
    • De les éti­que­ter pour avoir les infor­ma­tions rela­tives au local de pro­ve­nance dans RBI et le type d’équipement (hôte­lier ou biomédical) 
    • De les trans­por­ter jusqu’à leur local de destination
    Figure 15 : Pho­to du sto­ckage des dis­po­si­tifs médi­caux [Source : Auteur] 

    Fina­li­ser les com­mandes du plan d’équipement initial

    Pour fina­li­ser les com­mandes du PE ini­tial, il a été néces­saire de se baser sur la liste des équi­pe­ments obte­nue lors de la com­pa­rai­son des deux PE, en enle­vant ceux déjà com­man­dés avant le COVID. En effet, pour cer­tains équi­pe­ments qui ont néces­si­té la créa­tion d’un mar­ché, les démarches avaient déjà été ini­tiées avant 2020. C’est le cas par exemple pour les 112 moniteurs.

    Pour les équi­pe­ments res­tant à com­man­der, les ingé­nieurs bio­mé­di­caux du CHU Hen­ri Mon­dor étant sec­to­ri­sés, les DM ont été répar­tis en fonc­tion du domaine de chacun. 

    Pour leurs acqui­si­tions, chaque membre du sec­teur équi­pe­ments a dans un pre­mier temps regar­dé dans la GMAO SAP si l’équipement se trou­vait dans les ser­vices [37]. Dans le cas échéant, l’ingénieur pro­po­sait alors le même équi­pe­ment au ser­vice, qui était libre d’accepter. 

    Lorsque l’équipement n’a jamais été ache­té ou que celui pro­po­sé ne cor­res­pon­dait pas aux besoins, la per­sonne en charge de l’acquisition recueillait les carac­té­ris­tiques tech­niques de l’équipement souhaité. 

    Une fois les carac­té­ris­tiques déter­mi­nées avec le ser­vice, un mar­ché AGEPS ou ACHAT était recher­ché pour l’équipement en ques­tion. Dans la néga­tive, l’ingénieur uti­li­sait la cen­trale d’achat UGAP si l’équipement y était dis­po­nible. La der­nière alter­na­tive consis­tait à faire une pro­cé­dure de mar­ché en fonc­tion du mon­tant et de la nature du matériel.

    Exemple d’acquisition pour un appa­reil au mar­ché AGEPS/ACHAT.

    Pour fina­li­ser le PE, il a été néces­saire d’acquérir des armoires froides néga­tives per­met­tant de sto­cker de la glace au bloc opé­ra­toire. Dans un pre­mier temps, la per­sonne en charge de cette acqui­si­tion a véri­fié les dif­fé­rents mar­chés dis­po­nibles à l’AGEPS rela­tifs à ce type de pro­duit. L’équipement se trou­vant dans un mar­ché AGEPS, une ren­contre a été orga­ni­sée avec la cadre du DMU pour vali­der l’équipement. La vali­da­tion actée, une demande d’investissement a été com­plé­tée afin d’acquérir l’appareil.

    Exemple d’acquisition pour un appa­reil ache­té sur une cen­trale d’achat.

    La réani­ma­tion médi­cale a sou­hai­té obte­nir une planche à mas­ser sup­plé­men­taire. Cet appa­reil per­met d’exécuter des mas­sages car­diaques de manière auto­ma­ti­sée, l’appareil déjà exis­tant dans le ser­vice leur conve­nant. L’absence de mar­ché AGEPS et la pré­sence de l’équipement sur l’UGAP, a fait que ce dis­po­si­tif médi­cal a été acquis sur cette cen­trale d’achat.

    Exemple d’acquisition pour un appa­reil néces­si­tant une mise en concurrence

    Les locaux de bio-net­toyage ont néces­si­té l’acquisition de 4 nou­velles cen­trales de dilu­tion. Ces appa­reils étant inexis­tants sur les mar­chés AGEPS et sur les cen­trales d’achat, une mise en concur­rence a été réa­li­sée. Dans un pre­mier temps, il a été néces­saire de recher­cher les entre­prises pro­po­sant ce type de pro­duit. 3 entre­prises ont été sélec­tion­nées et des demandes de devis ont été réa­li­sées. Sur les trois devis reçus, les entre­prises 1 et 2 pro­po­saient le même pro­duit à des prix dif­fé­rents. Concer­nant la troi­sième entre­prise, celle-ci pro­po­sait un autre pro­duit à un prix infé­rieur aux deux autres. 

    Figure 16 : Tableau syn­thé­ti­sant la mise en concur­rence [Source : Auteur] 

    Lors d’une mise en concur­rence, le choix final étant basé sur les carac­té­ris­tiques tech­niques et le mon­tant du pro­duit, c’est l’entreprise 1 qui a été sélectionnée.

    3.4) Retour d’expérience

    La méthode mise en œuvre après la crise sani­taire a per­mis une bonne reprise du pro­jet ini­tial. En effet, le Plan d’équipement arbi­tré a pu être mis en place confor­mé­ment à ce qui était pré­vu avant le COVID. La pro­chaine étape consiste à orga­ni­ser le démé­na­ge­ment avec les ser­vices selon ce qui a été pré­vu initialement.

    Fer­me­ture du bâtiment

    La fer­me­ture du bâti­ment RBI s’est faite de manière pro­gres­sive. Le ser­vice bio­mé­di­cal a donc pu réamé­na­ger les 8 uni­tés dès que l’une d’elle fer­mait. Au vu du nombre impor­tant d’équipements dans le bâti­ment, cela a per­mis de bien répar­tir la charge de tra­vail de l’équipe. Si les uni­tés avaient fer­mé en même temps, les membres du bio­mé­di­cal auraient dû se concen­trer uni­que­ment sur cette tâche. Cela aurait été pro­blé­ma­tique au vu du nombre impor­tant de mis­sions que doit réa­li­ser le ser­vice chaque jour.

    Com­pa­rai­son des PE

    Lors de cette étape, il a été néces­saire de regar­der les dif­fé­rents bons de com­mande réa­li­sés pen­dant le COVID car le tableau réca­pi­tu­la­tif des achats man­quait de pré­ci­sion pour cer­tains équi­pe­ments (Quan­ti­té non dis­po­nible, carac­té­ris­tique de l’équipement…). Cepen­dant, les com­mandes étant faxées dans le réseau par­ta­gé et les numé­ros de com­mandes étant pré­sents sur le tableau, les infor­ma­tions ont pu être retrouvées. 

    Concer­nant le tableau du plan d’équipement ini­tial, celui-ci étant bien ren­sei­gné, il a été très aisé de savoir si un équi­pe­ment com­man­dé pen­dant le COVID était celui défi­ni ini­tia­le­ment. De plus, cela a faci­li­té l’arbitrage des équi­pe­ments hors PE. En effet, le tableau com­por­tant les équi­pe­ments démé­na­geables, il a été déci­dé qu’un équi­pe­ment acquis pen­dant le COVID pou­vait être gar­dé si celui-ci était pré­vu d’être démé­na­gé initialement.

    Pro­gram­mer le démé­na­ge­ment du bâti­ment et le stockage

    Au vu du volume impor­tant d’équipements, un pres­ta­taire exté­rieur a été mis­sion­né pour le démé­na­ge­ment. La socié­té a mobi­li­sé plu­sieurs per­sonnes pen­dant près de trois semaines. Cela n’aurait pas pu être réa­li­sé par le ser­vice bio­mé­di­cal car il est com­pli­qué pour le ser­vice de mobi­li­ser toute une équipe, uni­que­ment sur une même tâche pen­dant une période aus­si longue.

    Pour le sto­ckage des DM, un local a été construit par le sec­teur tra­vaux avec le nombre de prises suf­fi­santes. Dans la situa­tion où aucun local suf­fi­sam­ment grand n’aurait été dis­po­nible une alter­na­tive aurait dû être trou­vée, le choix aurait été res­treint car il est dif­fi­cile de trou­ver un lieu com­por­tant plu­sieurs cen­taines de prises. 

    Fina­li­sa­tion des commandes

    Lors de l’acquisition d’un maté­riel, il est impor­tant de regar­der dans la GMAO si l’appareil sou­hai­té est déjà pré­sent dans l’établissement. Dans l’affirmative, il peut être utile de recher­cher les anciens bons de com­mande afin de voir les mises en concur­rence réa­li­sées par le passé.

    Méthode

    In fine, la méthode mis en place après le COVID a été plu­tôt effi­cace. Si une situa­tion simi­laire à ce qu’a vécu Hen­ri Mon­dor devait se repro­duire, les mêmes étapes pour­raient être réa­li­sées. Cepen­dant cette méthode est à adap­ter en fonc­tion des trois fac­teurs suivants :

    • L’état d’avancement des travaux
    • Le volume d’équipement 
    • L’état d’avancement du Plan d’équipement

    4) Un stage de fin d’études, dernière expérience avant de rentrer dans la vie active 

    4.1) Compétences acquises pendant le stage

    Ce stage de fin d’études au sein de l’hôpital Hen­ri Mon­dor a été riche d’enseignements. La diver­si­té des acteurs avec laquelle j’ai tra­vaillé m’a per­mis de déve­lop­per cer­taines compétences :

    • Com­pé­tences relationnelles :

     Dans le milieu hos­pi­ta­lier, l’ingénieur bio­mé­di­cal se trouve régu­liè­re­ment à tra­vailler avec les dif­fé­rents cadres des ser­vices de soins. En effet, qu’il soit sol­li­ci­té pour une demande d’investissement ou pour un autre besoin, l’ingénieur bio­mé­di­cal doit s’adapter à la situa­tion pour que la qua­li­té per­çue de l’action réa­li­sée soit optimale.

    • Savoir prio­ri­ser :

     Au cours de mon stage, suite au départ de l’ingénieure char­gée de la bio­lo­gie, cer­taines de ses mis­sions m’ont été confiées. J’ai donc eu l’opportunité de reprendre cer­tains dos­siers des labo­ra­toires comme la créa­tion d’un mar­ché négo­cié sans mise en concur­rence pour un auto­mate per­met­tant de pré­pa­rer des librai­ries de séquen­çage NGS. Sachant que je conti­nuais à réa­li­ser mes mis­sions rela­tives à RBI, il m’a été néces­saire de prio­ri­ser mes dif­fé­rentes actions.

    • Ache­ter des dis­po­si­tifs médicaux :

     Tous les ingé­nieurs bio­mé­di­caux hos­pi­ta­liers doivent réa­li­ser des acqui­si­tions, il est donc indis­pen­sable de connaître et de savoir réa­li­ser les dif­fé­rentes étapes rela­tives à l’acquisition d’un appa­reil. Devant fina­li­ser les com­mandes du plan d’équipement RBI, j’ai donc eu l’occasion de me fami­lia­ri­ser avec le code de la com­mande publique et avec les dif­fé­rentes démarches néces­saires pour acqué­rir un appareil.

    4.2) Les compétences à acquérir pour devenir ingénieur biomédical

    Au cours de mon stage, j’ai eu l’occasion de déve­lop­per un grand nombre de com­pé­tences qui me seront utiles car je sou­haite deve­nir ingé­nieur bio­mé­di­cal en milieu hos­pi­ta­lier. L’une des com­pé­tences qu’il me reste à conso­li­der, est sur le plan humain. En effet, un ingé­nieur bio­mé­di­cal se doit d’être un bon mana­ger afin de gérer les dif­fé­rentes per­sonnes sous sa res­pon­sa­bi­li­té. Si cer­taines situa­tions aux­quelles j’ai été confron­tées, m’ont per­mis de déve­lop­per ce type de com­pé­tences, j’ai pu obser­ver com­bien il peut être com­plexe de diri­ger une équipe quotidiennement. 

    4.3) Lien entre la formation et le stage

    Au cours de mon stage, j’ai eu l’opportunité de mettre en œuvre un plan­ning de main­te­nance pour les tech­ni­ciens en VBA. Ce tableau a notam­ment pu être réa­li­sé grâce aux com­pé­tences acquises durant ma for­ma­tion. En effet, au cours de ma pre­mière année de mas­ter, j’ai eu l’occasion pen­dant l’UV NF22 « Micro-ordi­na­teurs et appli­ca­tion » d’apprendre à coder dans ce lan­gage. De plus, les com­pé­tences acquises en Excel m’ont per­mis de mener à bien la com­pa­rai­son des deux PE. 

    Ayant été pen­dant deux mois la per­sonne char­gée des labo­ra­toires de bio­lo­gie, l’UV rela­tive aux labo­ra­toires d’analyses cli­niques m’a été d’une grande uti­li­té. Cela m’a per­mis d’acquérir des bases sur la régle­men­ta­tion, les dis­po­si­tifs médi­caux et sur les acti­vi­tés réa­li­sées dans ce sec­teur. Pour finir de manière géné­rale, l’ensemble des cours sui­vis durant mes années de for­ma­tion de for­ma­tion m’a été béné­fique. J’ai en effet, pu acqué­rir une cer­taine culture et un voca­bu­laire spé­ci­fique au sec­teur de la san­té qui m’ont per­mis de m’adapter très rapi­de­ment sur mon lieu de stage.

    Conclusion 

    Avec l’ouverture anti­ci­pée du nou­veau bâti­ment RBI pour faire face à l’afflux de patients en réani­ma­tion, la méthode mise en œuvre depuis près de 3 ans pour armer le bâti­ment en équi­pe­ment a été bouleversée.

    Pour fina­li­ser le pro­jet confor­mé­ment à ce qui était pré­vu, une nou­velle méthode a été mise en place par le sec­teur équi­pe­ments. Basée en plu­sieurs étapes, celle-ci a per­mis de vider le bâti­ment de ses équi­pe­ments pour que les tra­vaux puissent reprendre, et les com­mandes ont pu être fina­li­sées selon le pro­jet ini­tial. Cette méthode a ain­si démon­tré son effi­ca­ci­té au vu du temps qu’il a fal­lu pour la mettre en œuvre mais aus­si au vu des résul­tats obte­nus. Cepen­dant, l’ouverture anti­ci­pée d’un bâti­ment sur fond de crise sani­taire étant peu cou­rant, il sera néces­saire d’adapter cette méthode à chaque situation.

    Concer­nant l’organisation du démé­na­ge­ment, suite au retard pris par le pro­jet, celle-ci n’a pas pu être réa­li­sée. Pour la mener à bien, il sera néces­saire aux ingé­nieurs bio­mé­di­caux de refaire un point sur les équi­pe­ments à trans­fé­rer car cette liste a évo­lué. En effet, cer­tains équi­pe­ments com­man­dés pen­dant le COVID, ne néces­sitent plus d’être démé­na­gés. Le pro­jet ayant repris dans la bonne direc­tion, l’activité dans le bâti­ment RBI devrait com­men­cer en jan­vier 2021.

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    [2] C. Boni­no et N. Vil­laume, « Ingé­nie­rie d’un pro­jet bio­mé­di­cal au sein d’un nou­veau bâti­ment dédié aux blocs opé­ra­toires et réani­ma­tions : évo­lu­tion et pro­gres­sion des nou­velles tech­no­lo­gies », IRBM News, vol. 41, no 2, p. 100237, avr. 2020, doi : 10.1016/j.irbmnw.2020.100237.

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    Annexe 1 : Plans du bâtiment RBI [Source : Rabot Dutilleul]

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