• IDS129 - Le rôle de l'ingénieur d'application dans l'assurance qualité pour les services de radiothérapie

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    Bonne lecture...

    Auteur

    Ham­za AIT SAID

    Contacts

    Citation

    A rap­pe­ler pour tout usage : Ham­za Ait Saïd, « Le rôle de l'ingénieur d'application dans l'assurance qua­li­té pour les ser­vices de radio­thé­ra­pie », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS129, le 1er Sep­tembre 2022, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids129/

    Résumé

    Le rôle de l’ingénieur d’application dans le domaine de la radio­thé­ra­pie est pri­mor­dial pour assu­rer le bon fonc­tion­ne­ment du ser­vice de la radio­thé­ra­pie dans les hôpi­taux publics comme dans les cli­niques pri­vées. En effet, il assure l’accompagnement des pra­ti­quants sur toutes les étapes du trai­te­ment du can­cer com­men­çant par la pré­sen­ta­tion et la démons­tra­tion des pro­duits adé­quats et qui faci­litent la tâche pour les pra­ti­quants, l’installation de ces pro­duits et ensuite la for­ma­tion des uti­li­sa­teurs sur ces pro­duits. Ce mémoire d’alternance met en valeur ma contri­bu­tion en tant qu’ingénieur d’application et com­mer­cial au sein de l’entreprise Qua­li­me­dis durant ces 12 der­niers mois et expose les mis­sions ain­si que le dérou­lé de cette période. Pen­dant cette période et aux côtés d’autres ingé­nieurs d’applications et consul­tants en radio­thé­ra­pie, j’ai pu apprendre plu­sieurs choses sur la phy­sique médi­cale ain­si que sur le maté­riel médi­cal uti­li­sé dans ce ser­vice à tra­vers les for­ma­tions que j’ai eues dans le début de mon alter­nance, les dif­fé­rentes pré­sen­ta­tions que j’ai eues l’occasion de faire devant des clients, les dif­fé­rentes ins­tal­la­tions que j’ai pu réa­li­ser, les dif­fé­rentes for­ma­tions que j’ai faites aux uti­li­sa­teurs et ensuite la réso­lu­tion des dif­fé­rents pro­blèmes dans le cadre du sui­vi après-vente.

    Abstract

    The role of the appli­ca­tion engi­neer in the radio­the­ra­py field is essen­tial to ensure the pro­per func­tio­ning of the radio­the­ra­py depart­ment in public hos­pi­tals as well as in pri­vate cli­nics. In fact, he ensures the sup­port of the prac­ti­tio­ners on all the stages of the can­cer treat­ment star­ting with doing pre­sen­ta­tions and demons­tra­tions of the ade­quate pro­ducts which faci­li­tate practitioner’s tasks, the ins­tal­la­tion of these pro­ducts and then the trai­ning of the users on these pro­ducts. This the­sis high­lights my contri­bu­tion as an appli­ca­tion and sales engi­neer within the Qua­li­me­dis com­pa­ny during the last 12 months and out­lines the mis­sions as well as the pro­gress made in this per­iod. During this per­iod and along­side other appli­ca­tions engi­neers and radio­the­ra­py consul­tants, I was able to learn seve­ral things about medi­cal phy­sics as well as about the medi­cal equip­ment used in this ser­vice through the trai­ning I had in the begin­ning of my appren­ti­ce­ship, the various pre­sen­ta­tions that I had the oppor­tu­ni­ty to do in front of cus­to­mers, the various ins­tal­la­tions that I was able to car­ry out, the various trai­nings that I did to the users and then the reso­lu­tion of the various pro­blems as part of the after-sales follow-up.

    Téléchargements

    IDS 129 - Ham­za AIT SAID - Rap­port d'alternance

    Mémoire complet

    Le rôle de l'ingénieur d'application dans l'assurance qualité pour les services de radiothérapie

    Remerciements

    Je sou­haite en pre­mier lieu remer­cier la direc­tion de l’entreprise Qua­li­me­dis pour m’avoir don­né l’opportunité d’effectuer mon alter­nance au sein de leurs locaux.

    Je remer­cie tout le corps ensei­gnant et admi­nis­tra­tif de l’UTC spé­cia­le­ment mon sui­veur UTC de l’alternance, Mon­sieur Jean-Mat­thieu Prot, pour sa dis­po­ni­bi­li­té et son accompagnement.

    Un grand mer­ci à l’ensemble de l’équipe Qua­li­me­dis, Mon tuteur Alas­sane Sou­mare,
    Pierre Ribot, Her­vé Ser­va­jean, Alexandre Cas­tro, Alexandre Rochette, Franck Mot­to et toute l’équipe admi­nis­tra­tive, pour m’avoir impli­qué dans dif­fé­rentes mis­sions, pour l’ensemble des connais­sances qu’ils m’ont appor­tées, pour leur péda­go­gie et leur humour, pour leur dis­po­ni­bi­li­té, ain­si pour la confiance qu’ils ont su m’accorder et les conseils pré­cieux qu’ils m’ont prodigués.

    Je remer­cie mes parents pour tout le sou­tien moral qu’ils m’ont appor­té au long de ma période d’études.

    Je vou­drais remer­cier éga­le­ment toute per­sonne qui a par­ti­ci­pé de près ou de loin à l’élaboration de ce tra­vail pen­dant toute ma durée d’alternance au sein de l’entreprise Qualimedis.

    Mer­ci…

    Abréviations

    • UTC : Uni­ver­si­té de tech­no­lo­gies de compiègne
    • DMAR : Dis­po­si­tifs médi­caux et affaires réglementaires
    • Msc : Mas­ter en science
    • RD : Radio­diag­nos­tic
    • RT : Radio­thé­ra­pie
    • FSE : Field ser­vice engineer
    • IA : Intel­li­gence artificielle
    • TPS : Sys­tème de pla­ni­fi­ca­tion de traitement
    • PME : Petite ou moyenne entreprise
    • RCMI : La radio­thé­ra­pie confor­ma­tion­nelle par modu­la­tion d'intensité
    • AVMI : Arc­thé­ra­pie volu­mique avec modu­la­tion d'intensité
    • SFPM : Socié­té Fran­çaise de Phy­sique Médicale
    • DICOM : Digi­tal ima­ging and com­mu­ni­ca­tions in medicine
    • MOSFET : Tran­sis­tor à effet de champ semi-conduc­teur à oxyde métallique.
    • HDR : Débit de dose élevé
    • LDR : Faible débit de dose
    • CT : Tomo­den­si­to­mé­trie
    • IRM : Ima­ge­rie par réso­nance magnétique
    • PBC : Convo­lu­tion du fais­ceau crayon
    • SRT : Stéréotaxie
    • RDV : Rendez-vous
    • HT : Hors taxe

    Introduction

    Le domaine de dis­po­si­tifs médi­caux est en per­pé­tuelle évo­lu­tion, il a connu une forte crois­sance à la suite de l’évolution tech­no­lo­gique impor­tante qui a par­ti­ci­pé à l’essor du sec­teur bio­mé­di­cal ces der­nières années. Le monde hos­pi­ta­lier est ain­si en per­pé­tuelle redé­fi­ni­tion, et l’amélioration de l’accès aux tech­no­lo­gies avan­cées est deve­nu un enjeu inter­na­tio­nal majeur, encore plus dans le monde de la radio­thé­ra­pie qui est une méthode de trai­te­ment des can­cers néces­si­tant des tech­niques de pointe très avan­cées pour s’affranchir de tous type d’erreurs qui pour­ront cau­ser des dom­mages sur les patients ou la mort éven­tuel­le­ment.

    Le métier de l’ingénieur d’application consti­tue une poly­va­lence de com­pé­tences et joue un rôle impor­tant dans le milieu médi­cal. Le contexte actuel et la crise sani­taire lié au Covid-19 ont per­mis de reva­lo­ri­ser ce métier, celui-ci s’est vu par­mi les pro­fes­sion­nels de san­té qui ont par­ti­ci­pé à la prise en charge et l’amélioration de la san­té de la popu­la­tion.

    Qua­li­me­dis est une entre­prise spé­cia­li­sée dans la dis­tri­bu­tion des solu­tions de contrôle qua­li­té en ima­ge­rie médi­cale et en radio­thé­ra­pie. Il pro­pose une diver­si­té de tâches gérées par ses ingé­nieurs d’application et à la fois des com­mer­ciaux qui néces­site des connais­sances du monde hos­pi­ta­lier et des équi­pe­ments médi­caux, plus par­ti­cu­liè­re­ment les équi­pe­ments du ser­vice de radio­thé­ra­pie, des connais­sances dans la phy­sique médi­cale et éga­le­ment des com­pé­tences pour la vente de solu­tions tech­niques et infor­ma­tique médi­cale.

    C’est dans ce contexte que s’inscrit mon alter­nance com­men­cée le 13 sep­tembre 2021.

    Ce mémoire d'alternance retra­ce­ra le métier d’un ingé­nieur d’application/commercial dans le domaine de la radio­thé­ra­pie au sein de l'entreprise Qua­li­me­dis. Ce mémoire détaille, repré­sente et valo­rise le tra­vail réa­li­sé et pla­ni­fié pen­dant mon alter­nance chez QUALIMEDIS. Celui-ci est répar­ti sur quatre axes comme suit :

    • Pré­sen­ta­tion de Qua­li­me­dis et son envi­ron­ne­ment.
    • La radio­thé­ra­pie.
    • L’ingénieur d’application/Commercial en radio­thé­ra­pie
    • Bilan per­son­nel et professionnel

    I. Présentation de l’entreprise Qualimedis et son environnement

    1) Qualimedis

    Depuis l’origine, Qua­li­me­dis s’est spé­cia­li­sée dans la four­ni­ture de solu­tions inno­vantes de contrôle et assu­rance qua­li­té dans le domaine de la radio­thé­ra­pie. Les com­pé­tences fortes et recon­nues de notre équipe dans la phy­sique médi­cale et la demande natu­relle du mar­ché pour des machines de trai­te­ment et maté­riels de radio­thé­ra­pie pré­sen­tant des avan­cées tech­no­lo­giques majeures nous ont conduit à pro­po­ser éga­le­ment des solu­tions de trai­te­ment dans le domaine de la radio­thé­ra­pie.

    QUALIMEDIS se doit de four­nir aux dif­fé­rents acteurs du mar­ché de la radio­lo­gie et de la radio­thé­ra­pie des solu­tions per­met­tant :

    • De réa­li­ser des trai­te­ments en radio­thé­ra­pie.
    • D’effectuer les opé­ra­tions de contrôle et assu­rance qua­li­té des équi­pe­ments médi­caux uti­li­sant des rayon­ne­ments ioni­sants.
    • D’assurer un posi­tion­ne­ment opti­mal du patient pen­dant le trai­te­ment.

    À l’écoute constante du mar­ché, Qua­li­me­dis entend pro­po­ser à ses clients des solu­tions tou­jours plus inno­vantes, répon­dant aux régle­men­ta­tions en vigueur.

    Le sup­port pro­duit et la for­ma­tion à l’utilisation font par­tie inté­grante de l’offre com­mer­ciale. Sa vision consiste à déve­lop­per les solu­tions de trai­te­ments dans la radio­thé­ra­pie en pro­po­sant un por­te­feuille pro­duit com­plet répon­dant à l’évolution constante de la demande [1].

    2) Organigramme

    À ce jour, l’effectif QUALIMEDIS est le sui­vant :

    • Pré­sident de la socié­té Qua­li­me­dis
    • Un direc­teur géné­ral
    • Un Direc­teur Mar­ke­ting Vente Radio­diag­nos­tic (RD) & Radio­thé­ra­pie (RT)
    • Un MSc, sup­port pro­duit, Ingé­nieur com­mer­cial, RD
    • Trois MSc, sup­ports pro­duits, Ingé­nieurs com­mer­ciaux, RT
    • Un res­pon­sable ser­vice tech­nique Vie­wRay/­Zap-X, PCR RT
    • Quatre Ingé­nieurs de main­te­nance (FSE) Vie­wRay/­Zap-X
    • Un logis­ti­cien maga­si­nier
    • Trois assis­tantes admi­nis­tra­tives

    Orga­ni­sé comme suit (Figure1):

    Figure 1 : Organigramme Qualimedis (source auteur)

    ➢ Les assis­tantes admi­nis­tra­tives :

    Nos assis­tantes admi­nis­tra­tives assurent l’organisation de l’entreprise, elles sont en lien direct avec la direc­tion. Nous sommes dans une PME, donc les assis­tantes admi­nis­tra­tives prennent en charge toute la par­tie admi­nis­tra­tive de l’entreprise, elles gèrent l’administratif lié au per­son­nel (paie, plan­ning des congés…), elles reçoivent les appels télé­pho­niques, elles éditent et suivent les fac­tures, elles accom­pagnent les comp­tables…

    ➢ Les ingé­nieurs de main­te­nance :

    Nos ingé­nieurs de main­te­nance veillent à ce que nos accé­lé­ra­teurs linéaires ins­tal­lés chez les clients demeurent fiables et fonc­tion­nels dans leur très bon état en effec­tuant les dif­fé­rentes inter­ven­tions néces­saires pour main­te­nir cet état :
    • Ils ana­lysent les don­nées de main­te­nance et pro­posent des amé­lio­ra­tions tech­niques pour nos équi­pe­ments.

    • Ils garan­tissent la dis­po­ni­bi­li­té des équi­pe­ments au quo­ti­dien
    • Ils assurent de la qua­li­té des équi­pe­ments et des inter­ven­tions.
    • Ils défi­nissent et véri­fient l’application des mesures de sécu­ri­té pour pro­té­ger le per­son­nel médi­cal, les ins­tal­la­tions et l’environnement.
    • Ils effec­tuent une veille tech­no­lo­gique et régle­men­taire.

    ➢ Les ingé­nieurs commerciaux/support pro­duit :

    Nos ingé­nieurs commerciaux/supports pro­duit pré­sentent au per­son­nel médi­cal nos dif­fé­rents pro­duits ou maté­riels médi­caux, en expli­quant leurs consignes d'utilisation, leurs avan­tages cli­niques ain­si que leurs per­for­mances. Nous avons comme prin­ci­pales mis­sions :

    • Conso­li­da­tion de la base des clients exis­tants.
    • Pros­pec­tion des nou­veaux clients.
    • Pré­sen­ta­tion et démons­tra­tion des pro­duits.
    • Rédac­tions des devis et contrats.
    • Ins­tal­la­tion des pro­duits.
    • For­ma­tions sur les pro­duits.
    • Sui­vi après-vente.
    • Actions mar­ke­ting et concur­rence : étude de mar­ché, pro­mo­tion, congrès, réseaux…

    3) Gamme de Produits

    Tableau 1 : Les fournisseurs de Qualimedis et leurs produits (source auteur)

    Clients :
    Qua­li­me­dis est une PME ayant plus de 50 Clients en France dis­tri­bué comme suit (figure2):

    Figure 2 : Clients de Qualimedis en France (source auteur)

    II. La radiothérapie

    1) Définition

    La radio­thé­ra­pie est un trai­te­ment sou­vent uti­li­sé pour trai­ter le can­cer, seul ou en com­bi­nai­son avec d'autres trai­te­ments. Il repose sur l'exposition du patient aux rayon­ne­ments ioni­sants pour détruire les cel­lules can­cé­reuses. La radio­thé­ra­pie est un trai­te­ment local du can­cer, il est basé sur l'utilisation de rayon­ne­ments ioni­sants dans des zones ana­to­miques bien défi­nies pour détruire les cel­lules tumo­rales.

    Les rayon­ne­ments ioni­sants com­prennent (figure 3):

    • Des rayon­ne­ments élec­tro­ma­gné­tique (pho­tons) de haute éner­gie (rayons X, rayons gam­ma), qui peuvent faci­le­ment tra­ver­ser les tis­sus humains et dépo­ser son éner­gie en pro­fon­deur.
    • Des par­ti­cules char­gées (élec­trons, atomes ioni­sés) ou non char­gées (neu­trons) se déplacent à des vitesses éle­vées, du même ordre de gran­deur que la lumière.

    Figure 3 : classification des rayonnements en radiothérapie [2]

    2) Types

    ➢ La radio­thé­ra­pie externe

    La radio­thé­ra­pie externe consiste en l’exposition externe du patient aux élec­trons ou aux rayons X qui sont prin­ci­pa­le­ment uti­li­sés pen­dant ce trai­te­ment. Ces pho­tons et élec­trons sont pro­duits par des accé­lé­ra­teurs linéaires.

    ➢ La curie­thé­ra­pie

    La curie­thé­ra­pie consiste en l’implantation direc­te­ment à l’intérieur de la tumeur des sources radio­ac­tives. Elle est uti­li­sée pour cer­tains can­cers gyné­co­lo­giques du sein, de la bouche ou de la peau.

    ➢ La radio­thé­ra­pie méta­bo­lique

    La radio­thé­ra­pie méta­bo­lique repose sur l’administration par voie orale (cap­sule ou bois­son) ou par injec­tion intra­vei­neuse, une sub­stance radio­ac­tive qui va se diri­ger vers les cel­lules can­cé­reuses pour se fixer et les détruire par la suite.

    Figure 4 : Prescription des doses en radiothérapie anti-cancéreuse [2]

    3) Pathologies traitées

    Les prin­ci­pales patho­lo­gies trai­tées par la radio­thé­ra­pie sont les can­cers, on trouve :

    • Can­cer du sein.
    • Can­cers gyné­co­lo­giques (uté­rus, col de l’utérus, vagin…) et uro­gé­ni­taux (ves­sie, pros­tate…).
    • Can­cers de la sphère ORL (nez, oreilles, pha­rynx, larynx) et can­cers de la bouche.
    • Can­cers diges­tifs (rec­tum, estomac…).et can­cers du pou­mon.
    • Can­cers du sang, de la moelle osseuse et des gan­glions (leu­cé­mies, mala­dies de Hodg­kin, lym­phomes non hodg­ki­niens).
    • Tumeurs céré­brales.

    La radio­thé­ra­pie peut être employée seule ou en asso­cia­tion avec d’autres mode de trai­te­ment tels que la chi­mio­thé­ra­pie ou la chi­rur­gie, tout dépend de la loca­li­sa­tion, du stade de la tumeur et de l’état géné­ral du patient. Elle peut être uti­li­sée avant la chi­rur­gie, on parle de radio­thé­ra­pie néoad­ju­vante afin de dimi­nuer la taille de la tumeur. Lorsqu’elle est réa­li­sée au cours d’une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale, on parle alors de radio­thé­ra­pie per­opé­ra­toire pour expo­ser direc­te­ment la tumeur aux rayons. Der­niè­re­ment, elle peut être réa­li­sée éga­le­ment après la chi­rur­gie, on parle de radio­thé­ra­pie adju­vante pour détruire les éven­tuelles cel­lules can­cé­reuses res­tantes [3].

    4) Principaux dispositifs médicaux utilisés

    a) Positionnement, immobilisation et contention

    Ces équi­pe­ments sont uti­li­sés pour assu­rer l’immobilisation du patient et la repro­duc­ti­bi­li­té du trai­te­ment. Ce sont les masques et conten­tions ther­mo­for­mées (figure 5), les plans incli­nés, les cales per­son­na­li­sées, les repose-têtes avec appui buc­cal, les appui-bras, les sys­tèmes à com­pres­sion, les mousses poly­mé­ri­sables, les sys­tèmes à dépression…

    Figure 5 : Masque thermoformé (source auteur)

    b) Acquisition des données anatomiques

    • Scan­ner : il per­met de défi­nir avec pré­ci­sion la région du corps du patient qui néces­site le trai­te­ment et d’en fixer très exac­te­ment les limites. Ces limites seront défi­nies par l’application sur le corps du patient une pein­ture appe­lée fun­chine et/ou grâce à de petits points de tatouage.

    • Sys­tème d’acquisition des images : se situe dans un local appe­lé pépite de com­mande qui com­prend un sys­tème infor­ma­tique doté de logi­ciels spé­ci­fiques pour l’acquisition et le trai­te­ment des images.

    c) Étude dosimétrique

    Figure 6 : Pépite de commande (source auteur)

    C'est lors de cette étape et dans le pépite de com­mande (Figure 6) le dosi­mé­triste défi­nit la balis­tique du trai­te­ment (simu­la­tion vir­tuelle) et fait le cal­cul et l'optimisation de la dis­tri­bu­tion de la dose dans les volumes irra­diés en uti­li­sant des logi­ciels spé­ci­fiques (sys­tèmes de pla­ni­fi­ca­tion de trai­te­ment) qui sont dans la plu­part des cas ven­dus avec la machine du traitement.

    d) Le traitement

    Les accé­lé­ra­teurs linéaires : ces machines sont ins­tal­lées dans des bun­kers qui répondent aux normes de pro­tec­tion des per­sonnes qui tra­vaillent dans ces centres et du public en vigueur. Les accé­lé­ra­teurs linéaires per­mettent de dis­pen­ser des trai­te­ments dans une gamme d’énergie com­prise entre 4 et 25 MV et sont dotés d’un sys­tème de contrôle et d’enregistrement « Record and Veri­fy » pour véri­fier en temps réel les don­nées trans­mises à l’accélérateur. La durée de vie de ces machines est en géné­ral de l’ordre de 10 à 15 ans, la limite admi­nis­tra­tive d’utilisation étant fixée à 25 ans.

    Un accé­lé­ra­teur linéaire (Figure 7) est un sys­tème qui uti­lise des ondes élec­tro­ma­gné­tiques à haute fré­quence (envi­ron 3000 MHz) pour accé­lé­rer des élec­trons à des éner­gies très éle­vées (envi­ron 25 MeV) à tra­vers un tube linéaire. Le fais­ceau d'électrons résul­tant peut être uti­li­sé pour trai­ter des lésions super­fi­cielles après avoir tra­ver­sé un dif­fu­seur de plomb ou frap­pé une cible (tungs­tène), pro­dui­sant des rayons X pou­vant trai­ter des tumeurs plus pro­fondes. Les élec­trons sont émis en chauf­fant un fila­ment du canon à élec­trons. Ils sont arra­chés du fila­ment et injec­tés dans une série de cavi­tés où des ondes à haute fré­quence (3000 MHz) (géné­rées par des magné­trons ou klys­trons) qui génèrent des champs magné­tiques très éle­vés. Les ten­sions néces­saires au fonc­tion­ne­ment de ces com­po­sants sont si éle­vées qu'elles ne peuvent pas être pro­duites en per­ma­nence. Ils sont géné­rés en impul­sions par ce que l'on appelle des modu­la­teurs. Une fois les élec­trons accé­lé­rés, ils sont gui­dés vers leur cible par un fort champ magné­tique. Cette cible en tungs­tène est inter­po­sée dans le fais­ceau d’électrons pour créer des pho­tons (rayons X) qui vont irra­dier le patient [4].

    Figure 7 : Accélérateur linéaire MRIDIAN (source auteur)

    e) Local Technique des accélérateurs

    Ce local contient toute la par­tie tech­nique de la machine, les cir­cuits puis­sance (figure 8), les cir­cuits de com­mande, les dif­fé­rents com­pres­seurs, les ondu­leurs… et des cap­teurs de sur­veillances pour cer­tains paramètres.

    Figure 8 : Armoire du circuit de puissance (source auteur)

    f) Equipement de métrologie, contrôle de qualité et maintenance

    On trouve prin­ci­pa­le­ment :

    • Chambres d'ionisation et élec­tro­mètres.
    • Ther­mo­mètre.
    • Baro­mètre.
    • Fan­tômes.
    • Sys­tèmes auto­ma­ti­sés de balayage du faisceau.

    III. L’ingénieur d’application/Commercial en radiothérapie

    1) Contexte et enjeux

    L’entreprise se fix un chiffre d’affaires à réa­li­ser pour chaque année et pour chaque ligne de pro­duits qui est répar­tie sur quartes périodes de l’année, cha­cune de 3 mois. Sur la ligne de radio­thé­ra­pie, un retard dans la réa­li­sa­tion de ce chiffre d’affaires a été consta­té. Dans ce sens s’inscrit ma mis­sion, qui a évo­lué dans le temps, de prendre en charge une par­tie de cette ligne de pro­duits ce qui per­met­tra de libé­rer en par­tie les autres com­mer­ciaux afin de boos­ter la vente et ain­si le chiffre d’affaires fixé à ce sujet.

    En conclu­sion, com­ment prendre en charge la gamme de pro­duits de la radio­thé­ra­pie qui m’est attri­bué et d’optimiser les ventes tout en gérant les dif­fé­rentes par­ties prenantes ?

    2) Mission de l’alternance

    Mon tuteur et moi-même avons fixé comme mis­sion au début :

    • Sui­vi de la base ins­tal­lée du logi­ciel Mont­Dose et réponses aux ques­tions tech­niques.
    • Pré­sen­ta­tion du logi­ciel Mont­Dose.
    • Ins­tal­la­tion du logi­ciel Mont­Dose et sa démons­tra­tion.
    • Pré­sen­ta­tions des nou­veau­tés de l’offre Mont­Dose.
    • Déve­lop­pe­ment de la base ins­tal­lée.
    • Actions mar­ke­ting : pro­mo­tion, congrès, réseaux.
    • Pré­pa­ra­tion de chaque étape com­mer­ciale et mar­ke­ting.

    Avec le départ d’un col­lègue, un ingé­nieur com­mer­cial et appli­ca­tion, mes mis­sions ont évo­lué pour prendre en charge une autre gamme de pro­duits, de contrôle et assu­rance qua­li­té pour le ser­vice de radio­thé­ra­pie, du four­nis­seur Stan­dard Ima­ging basé aux États-Unis ain­si qu’un autre logi­ciel RIT avec les mis­sions sui­vantes :

    • Sui­vi de la base ins­tal­lée du logi­ciel IMSure et RIT
    • Pré­sen­ta­tion des pro­duits Stan­dard Ima­ging
    • Déve­lop­pe­ment de la base ins­tal­lée.
    • Actions mar­ke­ting : pro­mo­tion, congrès, réseaux.

    En conclu­sion, ma mis­sion s’articule prin­ci­pa­le­ment sur le ren­for­ce­ment de la ligne de pro­duits de radio­thé­ra­pie pour le four­nis­seur Lyse et Stan­dard Ima­ging (Figure 9).

    Figure 9 : Produits des fournisseurs Lyse et Standard Imaging (source auteur)

    3) Moyens et méthodes mis en œuvre

    a) Analyse concurrentielle

    L’analyse concur­ren­tielle est une par­tie essen­tielle de l’étude de mar­ché et elle per­met d’avoir une vision glo­bale des dif­fé­rents acteurs pré­sents et concur­rents sur les pro­duits pro­po­sés. Ça per­met de connaître les forces et fai­blesses des concur­rents (Figure10) et com­prendre leurs stra­té­gies d’une manière générale.

    L’objectif de cette étude est d’étudier la concur­rence sur nos lignes de pro­duits de manière glo­bale en répon­dant sur les inter­ro­ga­tions sui­vantes :

    ➢ Quelle est la situa­tion géo­gra­phique des concur­rents ?
    ➢ Quel est le volume annuel des ventes des concur­rents ?
    ➢ Quelles sont les forces des concur­rents ?
    ➢ Quelles sont les fai­blesses des concur­rents ?
    ➢ Quelles sont les lignes de pro­duits des concur­rents ?
    ➢ Com­ment sont les pro­duits des concur­rents com­pa­ra­ti­ve­ment aux nôtres en termes de fonc­tion­na­li­tés, appa­rence… ?
    ➢ Quelles sont les acti­vi­tés mar­ke­ting de l’entreprise ?
    ➢ Quelles sont les sources d’approvisionnement pour les pro­duits des concur­rents ?
    ➢ L’entreprise est-elle en pleine expan­sion ou déclin ?

    Figure 10 : Principaux concurrents de Qualimedis [5][6][7][8]
    Tableau 2 : Tableau récapitulatif de l’analyse concurrentielle (source auteur).

    b) Analyse financière sur le produit Imsure

    Une ana­lyse finan­cière doit per­mettre de :

    • Connaître la situa­tion finan­cière de l’entreprise d’une manière glo­bale ou sur un pro­jet en par­ti­cu­lier à une date déterminée.
    • Abou­tir à des constats et conclu­sions per­met­tant de recom­man­der, moti­ver cer­taines mesures cor­rec­tives à mettre en place.
    • Pré­voir l’évolution pro­bable de la situa­tion actuelle.

      Le logi­ciel Imsure permet :
    • Cal­cu­ler et confir­mer les trai­te­ments sté­réo­taxiques basés sur les cônes ou les MLC, y com­pris les arcs conformes et dynamiques.
    • Créer des modèles de fais­ceaux spé­ci­fiques dans le module de phy­sique pour aug­men­ter avec pré­ci­sion les petits champs.
    • Vali­der rapi­de­ment et faci­le­ment les plans HDR et LDR.
    Figure 11 : Interface principale logiciel IMsure [9]

    L’objectif de cette ana­lyse financière :

    • Iden­ti­fier tous nos clients ayant ache­té notre solu­tion logi­cielle IMSure de double calcul.
    • Iden­ti­fier les clients qui sont sous contrat de main­te­nance et les clients qui sont hors contrats et les dates d’échéances de ces contrats de main­te­nances pour tous les clients concernés.
    • Iden­ti­fier la somme encais­sée des contrats de main­te­nance de chez tous les clients depuis leurs sous­crip­tions dudit contrat.
    • Iden­ti­fier la somme cor­res­pon­dante cen­sé être payé à notre four­nis­seur de la solu­tion logi­ciel « Stan­dard Imaging ».
    • Iden­ti­fier le mon­tant encais­sé de ces contrats de main­te­nance durant l’activité com­mer­ciale actuelle de l’entreprise de l’année 2021/2022.
    • Iden­ti­fier le gain acquis de ces contrats de main­te­nance depuis la sous­crip­tion des­dits contrats de chez tous les clients.
    Figure 12 : L'analyse financière (source auteur)

    c) Actions commerciales et marketing

    Les actions com­mer­ciales sont des tech­niques que les com­mer­çants mettent en place pour ren­for­cer leurs lignes de pro­duits et aug­men­ter les ventes. Ces actions com­mer­ciales peuvent cibler soit des clients poten­tiels, c’est-à-dire des per­sonnes qui ne sont pas encore clients mais le pro­duit peut sus­ci­ter leurs inté­rêts, soit à des anciens clients.

    Les objec­tifs de ces actions com­mer­ciales peuvent être de nature dif­fé­rente. Prin­ci­pa­le­ment, c’est pour faire connaître l’entreprise et le nom de l’enseigne, faire connaître les pro­duits afin d’augmenter le nombre de ventre et le nombre de clients.

    Il existe dif­fé­rentes formes pour les actions com­mer­ciales et mar­ke­ting, trois formes sont abor­dées dans ce rapport :

    ➢ Pros­pec­tion
    La pros­pec­tion consiste à cher­cher des clients poten­tiels qui seraient inté­res­sés par nos pro­duits que nous vou­lons com­mer­cia­li­ser afin de les inci­ter à ache­ter ces pro­duits et deve­nir des clients.

    • Par Télé­phone
      La pros­pec­tion télé­pho­nique comme son nom l’indique se fait par télé­phone et vise à trou­ver des clients poten­tiels ou des nou­velles oppor­tu­ni­tés avec la base des clients déjà installé.
    • Sur site
      La pros­pec­tion sur site comme son nom l’indique se fait sur site via des visites, dans un centre hos­pi­ta­lier pri­vé ou public et vise à trou­ver des clients poten­tiels ou des nou­velles oppor­tu­ni­tés avec la base des clients déjà installé.
    • Par Email (Figure 13)
    Figure 13 : Exemple de mail envoyé pour prospecter (source auteur)

    ➢ Publi­ci­té

    L’objectif de la publi­ci­té est de faire connaître au maxi­mum nos pro­duits. Dans un pre­mier temps, j’ai pu réa­li­ser un pos­ter pour le logi­ciel Mont­Dose (Figure 14) pour pou­voir le pré­sen­ter pen­dant les congrès.

    Le logi­ciel Mont­Dose :
    Mont­Dose est un logi­ciel dédié à la radio­thé­ra­pie. Il délivre des valeurs indi­ca­tives concer­nant la dose maxi­male dépo­sée dans le patient lors des trai­te­ments com­plexes comme la radio­thé­ra­pie confor­ma­tion­nelle par modu­la­tion d'intensité (RCMI), arc­thé­ra­pie volu­mique avec modu­la­tion d'intensité (AVMI) ou tomo­thé­ra­pie. Cette valeur pour­ra être exploi­tée dans dif­fé­rents domaines liés à la radio­thé­ra­pie et prin­ci­pa­le­ment pour la fac­tu­ra­tion ses actes.
    Le cal­cul de la dis­tri­bu­tion de dose maxi­male dépo­sée est effec­tué entre chaque deux points de contrôle qui consti­tuent l’arc de trai­te­ment. La dose par arc est alors déduite en som­mant la dose maxi­male pour tous les points de contrôle.
    Mont­Dose per­met la réa­li­sa­tion de ce cal­cul de dose grâce à un algo­rithme de cal­cul PBC opti­mi­sé. Celui-ci per­met un cal­cul de la dose à la pro­fon­deur du maxi­mum de dépo­si­tion de dose pour les dos­siers patients (RTPlans envoyés en for­mat dicom avec les RTStruc­tures) envoyés depuis les TPS (logi­ciels de pla­ni­fi­ca­tion de trai­te­ment).
    Les don­nées cal­cu­lées du logi­ciel sont sto­ckées dans la base de don­nées du logi­ciel et pour­raient être expor­tées en for­mat « Excel » afin qu’ils soient sau­ve­gar­dés sur un sup­port externe ou exploi­tées ultérieurement.

    Figure 14 : Poster produit MontDose (source auteur)

    Ensuite j’ai réa­li­sé un deuxième pos­ter pour d’autres pro­duits Stan­dard Ima­ging (Figure 15) pour la même fina­li­té parce que nous étions en manque de sup­port pour ces four­nis­seurs. Ce pos­ter contient les élé­ments per­ti­nents qu’il faut savoir sur ces pro­duits stan­dard Ima­ging dédié au contrôle qua­li­té prin­ci­pa­le­ment pour les accé­lé­ra­teurs linéaires.

    Figure 15 : Poster produits Standard Imaging (source auteur)

    ➢ Congrès

    Les congrès sont des évè­ne­ments qui per­mettent de ren­con­trer les acteurs du même sec­teur d’activité qui est la radio­thé­ra­pie ain­si que tous les pro­fes­sion­nels de san­té inté­res­sés par ce sec­teur d’activité. C’est l’occasion de savoir ce qui se fait ailleurs, savoir les orien­ta­tions et les ten­dances dans le monde du maté­riel médi­cal dédié à la radio­thé­ra­pie.
    La pré­sence dans les congrès per­met de nouer des contacts avec des four­nis­seurs, des pres­ta­taires, voire de poten­tiels clients. Ça per­met de gagner en noto­rié­té tout en amé­lio­rant son image de marque, éga­le­ment ça per­met de pré­sen­ter les pro­duits de l’entreprise, ses nou­veau­tés et ses pres­ta­tions qui pour­raient inté­res­ser ces pro­fes­sion­nels de san­té.
    En tant qu’ingénieur d’application/commercial, j’ai été ame­né à pré­pa­rer des affiches pour cer­tains pro­duits pour pou­voir les mettre en avant pen­dant cer­tains congrès et éga­le­ment faire des pré­sen­ta­tions pro­duits et démons­tra­tions pour les per­sonnes qui passent sur notre stand et qui s’intéressent à nos produits.

    Figure 16 : Stand Qualimedis pour congrès SFPM (source auteur)

    d) Présentation et démonstrations des produits

    Pour appré­hen­der d’abord les pro­duits, nous avons orga­ni­sé des ses­sions d’apprentissage avec mon col­lègue qui s’occupait de ces pro­duits, prin­ci­pa­le­ment sur le logi­ciel Mont­Dose qu’il maî­tri­sait le plus. Cet appren­tis­sage était sous forme de pré­sen­ta­tions tests ou de m’inviter à assis­ter à une pré­sen­ta­tion ou une démons­tra­tion client sur le logi­ciel Mont­Dose que ce soit à dis­tance ou sur site ce qui m’a per­mis de se fami­lia­ri­ser avec le logi­ciel, son prin­cipe phy­sique, ses dif­fé­rentes fonc­tion­na­li­tés et les dif­fé­rentes inter­ro­ga­tions des clients qui peuvent avoir lieu.

    Par la suite, la mise en place d’une pré­sen­ta­tion de ce logi­ciel (figure 17) était essen­tielle et très per­ti­nente pour la suite de ma mis­sion. Cette pré­sen­ta­tion réca­pi­tule les élé­ments essen­tiels à savoir sur le logi­ciel ain­si que l’entreprise tel que les dif­fé­rents pro­duits de l’entreprise, une des­crip­tion du logi­ciel Mont­Dose, son inté­rêt ou sa valeur ajou­tée, des­crip­tion du prin­cipe phy­sique du logi­ciel, des­crip­tion de l’interface du logi­ciel et son uti­li­sa­tion et la pré­sen­ta­tion des dif­fé­rentes offres de déploie­ment avec leurs prix.

    Figure 17 : Page de garde de la présentation du logiciel MontDose (source auteur)

    e) Installations des produits

    Une fois le pro­duit il est ven­du, en l’occurrence le logi­ciel Mont­Dose, il vient l’étape de l’installation qui se fait en plu­sieurs étapes.

    Tout d’abord il faut conve­nir un cré­neau avec les phy­si­ciens de l’hôpital et l’informaticien, ensuite l’installation com­mence en exé­cu­tant le setup du logi­ciel, il vient après la confi­gu­ra­tion du logi­ciel avec les dif­fé­rents accé­lé­ra­teurs linéaires de l’établissement ce qui est très chro­no­phage et prend beau­coup de temps qui peut aller jusqu’à une jour­née, dans la plu­part des cas cette confi­gu­ra­tion se fait en amont de l’installation.

    Ensuite, il faut confi­gu­rer le logi­ciel avec le réseau de l’établissement pour pou­voir échan­ger prin­ci­pa­le­ment des fichiers DICOM avec les TPS (sys­tème de pla­ni­fi­ca­tion et de trai­te­ment) de l’établissement d’où l’intérêt de la pré­sence de l’informaticien pour gérer tous les éven­tuels pro­blèmes concer­nant la connexion du logi­ciel au réseau infor­ma­tique de l’établissement de san­té ce qui est tou­jours le cas parce que les éta­blis­se­ments de san­té de nos jours mettent beau­coup de res­tric­tions pour empê­cher toute connexion externe ou n’importe quelle ten­ta­tive qui pour­ra endom­ma­ger leurs sys­tèmes.

    Fina­le­ment, il vient l’étape de réa­li­ser des tests pour savoir si tout est bien fonc­tion­nel en envoyant des fichiers DICOM depuis les TPS vers le logi­ciel Mont­Dose pour voir s’il n’y a aucun pro­blème dans la com­mu­ni­ca­tion entre eux et puis faire des cal­culs avec le logi­ciel Mont­Dose pour voir si ça cal­cule bien les doses maxi­males sou­hai­tées.

    Concer­nant les pro­duits Stan­dard Ima­ging c’est un peu dif­fé­rent car ce sont des pro­duits maté­riels et non logi­ciels et ils ne se connectent pas au réseau donc ça ne néces­site pas l’intervention ou la pré­sence des infor­ma­ti­ciens pour la mise en service.

    Figure 18 : Mise en service du fantôme LUCY 3D (source auteur)

    L’exemple ci-des­sus (figure 18), c’est pen­dant une mise en ser­vice d’un pro­duit Stan­dard Ima­ging qui s’appelle fan­tôme Lucy 3D. Le Lucy 3D est conçu pour effec­tuer des tests d'assurance qua­li­té com­plets pour toute une pro­cé­dure de radio­chi­rur­gie stéréotaxique/SRT, il per­met de modé­li­ser la tête du patient pour s’assurer du trai­te­ment pres­crit aux patients. Il est com­pa­tible avec les moda­li­tés d'imagerie CT, MRI et angio­gra­phique. Le fan­tôme per­met de véri­fier les cal­culs du logi­ciel de pla­ni­fi­ca­tion de trai­te­ment pour les mesures de volume, les mesures de dis­tance, la fusion d'images et le trans­fert d'images. Éga­le­ment la véri­fi­ca­tion de la dosi­mé­trie qui est réa­li­sée via des com­po­sants qui accueillent des chambres d'ionisation, des films, des MOSFET…[10].

    La mise en ser­vice ou l’utilisation de ce fan­tôme passe par 3 étapes.

    Une étape Scan­ner pour l’acquisition des images pour ce fan­tôme avec dif­fé­rents inserts scan­ner qui vont per­mettre de véri­fier cer­tains para­mètres du TPS comme la fonc­tion de la fusion, mesure de volume, mesure de dis­tor­sion ou mesure de den­si­té…

    Ensuite, une étape IRM pour prendre éga­le­ment des images du fan­tôme cette fois-ci avec des inserts IRM qui per­met­tront éga­le­ment de véri­fier cer­tains para­mètres dans le sys­tème d’acquisition des images.

    Fina­le­ment, une étape dosi­mé­trie avec les accé­lé­ra­teurs linéaire pour mesu­rer la dose des rayons x qui sera déli­vrée au fan­tôme après la pla­ni­fi­ca­tion d’un trai­te­ment sur les TPS en uti­li­sant les images résul­tantes des pré­cé­dents exa­mens Scan­ner et IRM ce qui per­met de véri­fier l’écart entre le trai­te­ment pla­ni­fié et celui délivré.

    f) Formations et suivi applicatifs

    Une fois le logi­ciel est ins­tal­lé, il vient l’étape de la for­ma­tion. Les phy­si­ciens, les uti­li­sa­teurs et moi-même nous nous met­tons dans une salle ou autour d’un poste où le logi­ciel est acces­sible pour leur expli­quer les dif­fé­rentes inter­faces du logi­ciel, ses dif­fé­rentes fonc­tion­na­li­tés et com­met bien l’utiliser.

    Ensuite, il vient le sui­vi appli­ca­tif qui est réa­li­sé dans la plu­part des cas à la demande du client quand il y a un pro­blème avec le logi­ciel on m’appelle pour inter­ve­nir soit sur site soit à dis­tance pour régler le pro­blème.

    Éga­le­ment quand il y a une nou­velle ver­sion logi­cielle qui sort, il faut prendre ren­dez-vous avec le client pour lui mettre à jour s’il est cou­vert par un contrat de maintenance.

    4) Résultats attendus et obtenus

    Le but ini­tial de cette année d’alternance était de se fami­lia­ri­ser avec le tra­vail d’ingénieur d’application dans une petite struc­ture, appro­fon­dir les connais­sances dans le domaine de la radio­thé­ra­pie et la phy­sique médi­cale et puis four­nir un sup­port pour la ligne de pro­duits radio­thé­ra­pie pour deux four­nis­seurs Lyse et Stan­dard Ima­ging en fai­sant les pré­sen­ta­tions pro­duits néces­saires, les dif­fé­rents ins­tal­la­tions et démons­tra­tions clients, le sui­vi après-vente et éven­tuel­le­ment cher­cher des nou­veaux pros­pects et conclure des ventes.

    Pour faire un bilan de ce qui a été réa­li­sé cette année, un tableau pour la quan­ti­fi­ca­tion de ce tra­vail a été réalisé :

    Tableau 3 : Quantification du travail réalisé pendant l’alternance (source auteur)

    5) Causes du succès et d’échecs

    Cela a été dif­fi­cile au début de mon alter­nance d’avoir déjà la confiance pour inter­agir avec nos dif­fé­rents inter­lo­cu­teurs que ce soient nos four­nis­seurs ou clients. Étant que la majo­ri­té de nos four­nis­seurs sont basés aux USA donc je n’ai pas eu l’occasion de les ren­con­trer hors des visio­con­fé­rences ce qui n’a pas été à ma faveur pour ren­for­cer cette confiance.

    Éga­le­ment le départ d’un col­lègue, mon for­ma­teur en milieu de ma période de for­ma­tion m’a mis une cer­taine pres­sion parce que j’ai dû prendre en charge ses pro­duits aux­quels je n’étais pas com­plè­te­ment for­mé.

    Cepen­dant, j’ai été tou­jours sou­te­nu par mon res­pon­sable et mes col­lègues de tra­vail qui m’ont fait confiance et m’ont sou­te­nu pen­dant cette période.

    Ensuite, ce départ de mon col­lègue était un point d’inflexion pour mon appren­tis­sage parce que j’ai dû faire des pré­sen­ta­tions, des démons­tra­tions et des sup­ports tech­niques tout seul ce qui m’a per­mis d’acquérir de l’autonomie et des com­pé­tences sur le plan pro­fes­sion­nel ain­si que personnel.

    Tableau 4 : SWOT de l'entreprise Qualimedis (source auteur)
    StrentghWeak­ness
    - Capa­ci­té d’innovation - Consul­tants externes hau­te­ment qua­li­fiés - Coûts fix bas - Qua­li­té des pro­duits et services- Faibles notoriété/image de marque - Grande dépen­dance aux four­nis­seurs et aux consul­tants externes - Base de clients réduits - Manque de for­ma­tion solide des employés internes 
    Oppor­tu­ni­tyThreat
    - Mar­ché en crois­sance - Nou­velles tech­no­lo­gies sur le mar­ché - Régle­men­ta­tion favorable- Concur­rence directe - Seg­ment du mar­ché en décroissance

    6) Solutions à proposer

    Cer­tains aspects m’ont sem­blé très impor­tants à tra­vailler pour mieux réus­sir l’apprentissage c’est d’abord prendre suf­fi­sam­ment de temps pour bien se for­mer sur les mis­sions et les tâches attri­buées ce qui va boos­ter bien évi­dem­ment le ren­de­ment du sala­rié.

    Ensuite, il faut bien com­mu­ni­quer en interne comme en externe avec ses four­nis­seurs en l’occurrence avec des réunions régu­lières pour dis­cu­ter de futur de l’entreprise, ses pro­jec­tions, ses nouveautés…ce qui per­met­tra au sala­rié de res­ter moti­vé pour tou­jours don­ner mieux.

    IV. Bilan personnel et professionnel

    1) Compétences et comportements acquis

    Cette alter­nance était ma pre­mière expé­rience en tant qu’ingénieur d’application et com­mer­cial à la fois, ça été très enri­chis­sant pour moi d’être dans une entre­prise de taille moyenne (PME) spé­cia­li­sée dans le domaine de la radio­thé­ra­pie, four­nis­sant un large por­te­feuille d’équipements médi­caux uti­li­sés dans le domaine de la radio­thé­ra­pie. Depuis le début de mon alter­nance, toutes les mis­sions et tâches qui m’ont été confiées ont contri­bué à mon déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel ain­si que per­son­nel.

    Sur le plan tech­nique, cette expé­rience m’a per­mis d’abord de se rap­pro­cher de plu­sieurs éta­blis­se­ments de san­té que ce soit en public ou en pri­vé et d’en connaître les dif­fé­rents types exis­tant en France, il m’a per­mis de décou­vrir le monde de la radio­thé­ra­pie, d’approfondir mes connais­sances sur les tech­niques de trai­te­ment, de connaître les dif­fé­rents équi­pe­ments et maté­riels uti­li­sés dans les ser­vices de radio­thé­ra­pie.

    J’ai pu déve­lop­per des savoirs faire sur plu­sieurs équi­pe­ments uti­li­sés dans les ser­vices de la radio­thé­ra­pie, essen­tiel­le­ment sur les accé­lé­ra­teurs linéaires en connais­sant leurs dif­fé­rents types et modèles, leurs com­po­sants, leurs tech­niques de trai­te­ment. Ensuite, sur les dis­po­si­tifs médi­caux que ce soit maté­riel ou logi­ciel uti­li­sé dans ce ser­vice et com­bi­né avec ces accé­lé­ra­teurs linéaires pour le bon dérou­le­ment et inter­pré­ta­tion des résul­tats tel que la conten­tion, les logi­ciels d’aide à la pla­ni­fi­ca­tion de trai­te­ment et de contrôle, les maté­riels uti­li­sés pour l’assurance et le contrôle qua­li­té de ces machines.

    J’ai pu éga­le­ment déve­lop­per des com­pé­tences com­mer­ciales grâce à l’étendue de mon poste qui com­prend éga­le­ment une par­tie com­mer­ciale qui consiste à faire des ventes, éga­le­ment des com­pé­tences en mar­ke­ting et com­mu­ni­ca­tion via les dif­fé­rentes com­mu­ni­ca­tions faites sur nos pro­duits et les dif­fé­rents congrès réa­li­sés.

    Sur le plan per­son­nel et humain, j’ai pu déve­lop­per des com­pé­tences rela­tion­nelles que ce soit en interne avec mes col­lègues de tra­vail et mes supé­rieurs ou bien avec nos clients. Grâce aux inter­ven­tions que j’ai réa­li­sées auprès de nos clients, les dif­fé­rentes pré­sen­ta­tions que j’ai réa­li­sées, les dif­fé­rentes ses­sions de for­ma­tion que j’ai pro­gram­mées pour nos clients, je suis deve­nu de plus en plus à l’aise de prendre la parole devant les cadres de san­té, de for­mer un groupe de per­son­nel médi­cal. Éga­le­ment, savoir gérer le stress, savoir être auto­nome, s’adapter avec tout envi­ron­ne­ment, affir­mer ses posi­tions, prendre des déci­sions et bien sûr être orga­ni­sé.

    En revanche, il me reste quand même des com­pé­tences à acqué­rir et à déve­lop­per au cours de mes pro­chaines expériences.

    2) Compétences/comportements à acquérir

    Durant cette expé­rience, j’ai confron­té plu­sieurs situa­tions qui m’ont per­mis de connaître mes points forts et mes axes d’amélioration.

    Le métier d’ingénieur d’application et en plus com­mer­cial à la fois dans le domaine de la radio­thé­ra­pie néces­site d’abord de l’ingénieur qu’il sache très bien com­ment fonc­tionne le ser­vice de radio­thé­ra­pie dans les dif­fé­rents éta­blis­se­ments de san­té, éga­le­ment un très bon niveau de savoirs faire, des com­pé­tences dans la phy­sique médi­cale, des com­pé­tences pro­fondes sur les maté­riels et logi­ciels uti­li­sés dans ce ser­vice et bien sûr une aisance rela­tion­nelle pour pou­voir com­mu­ni­quer avec tous ses inter­lo­cu­teurs.

    À cet effet, je me trouve dans cer­taines situa­tions inca­pables de répondre aux dif­fé­rentes demandes de mes clients à pro­pos du fonc­tion­ne­ment d’un tel maté­riel sur lequel je n’étais pas for­mé ou pas suf­fi­sam­ment for­mé. Éga­le­ment, l’ingénieur d’application/commercial est cen­sé créer une bonne entente et bonnes rela­tions avec ses dif­fé­rents inter­lo­cu­teurs ce qui per­met de mieux avan­cer sur les pro­jets. Il m’est arri­vé quel­que­fois où je ne me sen­tais pas à l’aise ou inca­pable de créer cette entente car je n’apporte pas des réponses claires à mes inter­lo­cu­teurs. Cepen­dant, cela s’améliore au fur et à mesure.

    3) Difficultés rencontrées

    Durant cette alter­nance, j’ai tra­vaillé en tant qu’ingénieur d’application et com­mer­cial à la fois en radio­thé­ra­pie. Il a été gra­ti­fiant pour moi d’occuper un tel poste ou il y a plu­sieurs res­pon­sa­bi­li­tés et plu­sieurs com­pé­tences à mani­fes­ter et prou­ver. Cepen­dant, j’ai été confron­té à cer­taines dif­fi­cul­tés pen­dant cette période.

    L’une des prin­ci­pales dif­fi­cul­tés à laquelle j’ai dû faire face a été l’ignorance des éta­blis­se­ments de san­té fran­çais fai­sant la radio­thé­ra­pie et leurs fonc­tion­ne­ments. Éga­le­ment, le manque de com­mu­ni­ca­tion avec un de mes four­nis­seurs ce qui était indis­pen­sable pour la bonne exé­cu­tion de mes inter­ven­tions et une for­ma­tion non com­plète sur ses pro­duits.

    Éga­le­ment, une restruc­tu­ra­tion de l’entreprise après le départ d’un col­lègue que je devais rem­pla­cer et donc prendre en charge ses mis­sions et ses pro­duits sur les­quelles je n’étais pas formé.

    4) Liens avec la formation master à L’UTC

    La for­ma­tion que j’ai sui­vie à l’UTC en Mas­ter 2 ingé­nie­rie de san­té a été très enri­chis­sante pour cette expé­rience d’ingénieur d’application et com­mer­cial en radio­thé­ra­pie parce qu’il m’a per­mis d’abord de s’initier avec les dif­fé­rents acteurs et éta­blis­se­ments de san­té fran­çais.

    Grâce aux dif­fé­rents cours étu­diés sur les dis­po­si­tifs médi­caux, sur le mana­ge­ment de la qua­li­té, sur le marketing…et grâce aux dif­fé­rents inter­ve­nants internes et externes qui nous ont appris les métiers de la san­té, j’ai pu en tirer des com­pé­tences et des outils que j’ai uti­li­sé pen­dant mon alter­nance que ce soit pour faire des sup­ports de pré­sen­ta­tions ou des sup­ports de mar­ke­ting.
    Les dif­fé­rents tra­vaux réa­li­sés pen­dant cette année nous ont appris d’être auto­nome, orga­ni­sé, rigou­reux et de pou­voir tra­vailler en équipe.
    Grâce à cette alter­nance, mon entou­rage et à ma for­ma­tion en mas­ter, je reste convain­cu que le métier d’ingénieur d’application sur­tout en ima­ge­rie médi­cale est le métier qui m’intéresse le plus par­mi les dif­fé­rents métiers exis­tant dans le domaine de santé.

    Conclusion

    Le poste de l'ingénieur d'application est cru­cial car il est le lien direct entre l'entreprise qui four­nit le dis­po­si­tif médi­cal et le client. Ses com­pé­tences tech­niques sont aus­si impor­tantes que ses com­pé­tences humaines et com­mer­ciales. Grâce à ce stage, j’ai pu décou­vrir le métier d’ingénieur d’application, plus par­ti­cu­liè­re­ment dans le domaine de la radio­thé­ra­pie.

    En effet, le métier de l’ingénieur d'application m’a beau­coup plu. J'ai appré­cié le fait que c’est un métier où nous appre­nons tous les jours, un métier dyna­mique où il faut créer des bons liens et une bonne entente avec les dif­fé­rents inter­lo­cu­teurs (col­lègues, four­nis­seurs et per­son­nel médi­cal). J’ai appré­cié éga­le­ment le domaine de la phy­sique médi­cal et la radio­thé­ra­pie.

    Au cours de mon alter­nance, j'ai par­cou­ru au total qua­si­ment 15 000 km dans toute la France tra­vaillant dans la plu­part du temps en auto­no­mie, fai­sant des pré­sen­ta­tions, des démons­tra­tions, des ins­tal­la­tions, des consul­ta­tions de sui­vi, des mises à jour et des congrès.

    Lors de mes inter­ven­tions, j'ai pris conscience de l'importance de l'autonomie et de la connais­sance théo­rique par­faite pour une bonne appli­ca­tion. Éga­le­ment, au cours de mes diverses inter­ven­tions, j'ai vécu le côté soli­tude du métier de l’ingénieur d’application.

    Enfin, cette alter­nance a été très enri­chis­sante et a conso­li­dé mon attrait pour le poste d’ingénieur d’application tout par­ti­cu­liè­re­ment en ima­ge­rie médi­cale. Cela vient par­fai­te­ment clô­tu­rer mon par­cours uni­ver­si­taire et don­ner suite à ma vie pro­fes­sion­nelle avec la même entre­prise en tant qu’ingénieur d’application et com­mer­cial en radiothérapie.

    Références bibliographiques

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    [2] Anne Claire Nonnotte, « Spécificités de la radiothérapie », Elsevier Connect. https://www.elsevier.com/fr-fr/connect/imagerie-medicale/specificites-de-la-radiotherapie (consulté le 21 août 2022).

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    [4] SFRO, « guide_de_rth_des_tumeurs_v7_complet.pdf ». Consulté le : 21 août 2022. [En ligne]. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2008-08/guide_de_rth_des_tumeurs_v7_complet.pdf.

    [5] « SEEmed, revendeur de matériel pour la radiothérapie et le radiodiagnostic », SEEmed. https://seemed.eu/ (consulté le 31 mars 2022).

    [6] « Contrôle qualité en imagerie médicale - Meditest ». https://www.meditest.fr/ (consulté le 21 août 2022).

    [7] « GIMEDS - Vente de matériels radiothérapie et imagerie médicale », GIMEDS. https://www.gimeds.fr (consulté le 21 août 2022).

    [8] « Radiation Therapy - PTW Freiburg GmbH ». https://www.ptwdosimetry.com/en/solutions/radiation-therapy/ (consulté le 31 mars 2022).

    [9]       « IMSure QATM Software », Standard Imaging. https://www.standardimaging.com/qa-software/imsure-qa-software (consulté le 24 août 2022).

    [10] « LUCY® 3D QA Phantom », Standard Imaging. https://www.standardimaging.com/phantoms/lucy-3d-qa-phantom (consulté le 21 août 2022).
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