• IDS280 - Missions de l’ingénieur biomédical et projet sur l’acquisition d’une nouvelle GMAO

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    Auteure

    Estelle LAWSON

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    Citation

    A rap­pe­ler pour tout usage : Estelle LAWSON, « Mis­sions de l’ingénieur bio­mé­di­cal et pro­jet sur l’acquisition d’une nou­velle GMAO », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS280, juillet 2025, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids280/

    Résumé

    Le ser­vice bio­mé­di­cal de la Cli­nique Inter­na­tio­nale du Parc Mon­ceau joue un rôle essen­tiel dans la ges­tion et le bon fonc­tion­ne­ment des équi­pe­ments de la cli­nique. Pen­dant mon stage, j’ai pu effec­tuer dif­fé­rentes mis­sions admi­nis­tra­tives telles que la pla­ni­fi­ca­tion des main­te­nances pré­ven­tives et le renou­vel­le­ment des contrats de main­te­nance. J’ai éga­le­ment réa­li­sé des inter­ven­tions tech­niques se résu­mant à la main­te­nance cura­tive de cer­tains dis­po­si­tifs médi­caux.
    De plus, j’ai pu contri­buer à plu­sieurs pro­jets, notam­ment l’acquisition d’une nou­velle GMAO (Ges­tion de Main­te­nance Assis­tée par Ordi­na­teur) ain­si que le renou­vel­le­ment des colonnes d’arthroscopie.
    Ce rap­port pré­sente les dif­fé­rentes mis­sions admi­nis­tra­tives et tech­niques que j’ai menées. Il pré­sente éga­le­ment le pro­jet sur l’acquisition d’une nou­velle GMAO : son contexte, ses enjeux, les méthodes uti­li­sées et les résul­tats obte­nus.
    Cette expé­rience m’a per­mis d’approfondir mes connais­sances sur les dis­po­si­tifs médi­caux et les appli­ca­tions cli­niques asso­ciées, de déve­lop­per des com­pé­tences en orga­ni­sa­tion, en tech­nique, en ges­tion de pro­jet et de mieux com­prendre les besoins et attentes des pro­fes­sion­nels de santé.

    Abstract

    The bio­me­di­cal depart­ment at the Cli­nique Inter­na­tio­nale du Parc Mon­ceau plays an essen­tial role in the mana­ge­ment and the pro­per func­tio­ning of the equip­ment. During my inter­n­ship, I was able to car­ry out various admi­nis­tra­tive tasks such as plan­ning pre­ven­tive main­te­nance and rene­wing main­te­nance contracts. I also car­ried out tech­ni­cal tasks invol­ving the cor­rec­tive main­te­nance of cer­tain medi­cal devices.
    In addi­tion, I was able to contri­bute to seve­ral pro­jects, inclu­ding the acqui­si­tion of a new CMMS (Com­pu­te­ri­sed Main­te­nance Mana­ge­ment Sys­tem) and the rene­wal of the arthro­sco­py columns.
    This report deals with the various admi­nis­tra­tive and tech­ni­cal tasks I have car­ried out. It also stu­dies the acqui­si­tion of a new CMMS pro­ject : its context, the issues invol­ved, the methods used, and the results obtai­ned.
    This expe­rience has enabled me to improve my know­ledge of medi­cal devices and asso­cia­ted cli­ni­cal appli­ca­tions, to deve­lop orga­ni­sa­tio­nal, tech­ni­cal and pro­ject mana­ge­ment skills, and to gain a bet­ter unders­tan­ding of the needs and expec­ta­tions of heal­th­care professionals.

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    IDS280 - Missions de l’ingénieur biomédical et projet sur l’acquisition d’une nouvelle GMAO
    IDS280 - Mis­sions de l’ingénieur bio­mé­di­cal et pro­jet sur l’acquisition d’une nou­velle GMAO

    Glossaire : 

    CAPEX : ce sont les finan­ce­ments uti­li­sés par les entre­prises pour sécu­ri­ser leurs biens phy­siques ou moder­ni­ser leur actif tel que l’achat de nou­veaux équi­pe­ments, cor­res­pon­dant aux dépenses d’investissement.

    OPEX : ce sont les coûts récur­rents d’un pro­duit, d’un sys­tème ou d’une entre­prise tels que les contrats de main­te­nance ou l’achat de consommables.

    GMAO : c’ est un logi­ciel ou une inter­face web conçu pour cen­tra­li­ser les infor­ma­tions liées à la maintenance.

    Main­te­nance cura­tive : main­te­nance exé­cu­tée après détec­tion d’une panne et des­ti­née à remettre un bien dans un état dans lequel il peut accom­plir une fonc­tion requise.

    Main­te­nance pré­ven­tive : main­te­nance exé­cu­tée à des inter­valles pré­dé­ter­mi­nés ou selon des cri­tères pres­crits et des­ti­née à réduire la pro­ba­bi­li­té de défaillance ou la dégra­da­tion du fonc­tion­ne­ment d’un bien. 

    RSQM : c’est un sys­tème de sup­port d’information, papier ou infor­ma­tique, qui per­met toutes actions pré­vues et réa­li­sées sur un dis­po­si­tif médi­cal tout au long de son exploitation.

    Mémoire Complet :

    Missions de l'ingénieur biomédical et acquisition d'une nouvelle GMAO

    Introduction

    Selon l’OMS, on compte aujourd’hui envi­ron 10 000 caté­go­ries de dis­po­si­tifs médi­caux, ce qui repré­sente entre 90 000 et 1,5 mil­lion de pro­duits dif­fé­rents. Cela montre la diver­si­té des équi­pe­ments médi­caux exis­tants dans les éta­blis­se­ments de san­té [1]. L’ingénieur bio­mé­di­cal com­bine les sciences de l’ingénieur et les sciences médi­cales. Il est res­pon­sable du parc des dis­po­si­tifs médi­caux se trou­vant dans les éta­blis­se­ments de san­té, du petit appa­reillage tel que les pousse-seringues jusqu’aux équi­pe­ments lourds/complexes comme les scan­ners ou les géné­ra­teurs de dia­lyse. Il gère le cycle de vie de l’ensemble des équi­pe­ments, de leur achat jusqu’à leur réforme en pas­sant par leur ins­tal­la­tion puis leur entre­tien [2]. L’ingénieur bio­mé­di­cal est un métier en pleine expan­sion dans le sec­teur de la san­té. En plus de gérer le parc de DM de l’établissement de san­té, il est essen­tiel à l’harmonie des dif­fé­rents ser­vices médi­caux. En effet, tra­vaillant dans les éta­blis­se­ments de san­té, il est ame­né à dia­lo­guer avec plu­sieurs inter­lo­cu­teurs (méde­cins, infir­miers, four­nis­seurs, res­pon­sable achat, direc­tion, …). Il adapte son dis­cours en fonc­tion des per­sonnes qu’il ren­contre. Enfin, il est acteur au sein des dif­fé­rents pro­jets de l’établissement de san­té tel que des pro­jets de renou­vel­le­ment de dis­po­si­tifs médi­caux, l’achat d’équipements lourds comme l’IRM ou encore des pro­jets archi­tec­tu­raux comme l’extension d’un hôpi­tal. Le métier d’ingénieur bio­mé­di­cal est très poly­va­lent et il met toutes ces com­pé­tences au ser­vice de l’innovation en san­té. Dans ce rap­port, je pré­sen­te­rai tout d’abord la cli­nique inter­na­tio­nale du parc Mon­ceau ain­si que son orga­ni­sa­tion et les dif­fé­rents ser­vices qui la com­posent. Ensuite, je détaille­rai le rôle et les mis­sions de l’ingénieur bio­mé­di­cal au sein de la cli­nique. Puis je pré­sen­te­rai les mis­sions que j’ai réa­li­sée et le pro­jet auquel j’ai contri­bué. Enfin, après avoir expli­ci­té les amé­lio­ra­tions que j’ai pu appor­ter à la cli­nique, je conclu­rai sur les expé­riences pro­fes­sion­nelles et per­son­nels que j’ai acquises durant ce stage.

      

    I. Présentation de la clinique et de son environnement

    1) La clinique au sein du groupe Almaviva Santé

    Créée en 1970, la Cli­nique Inter­na­tio­nale du Parc Mon­ceau (CIPM) est une cli­nique pri­vée située dans le 17ème arron­dis­se­ment de Paris. Depuis 2019, elle fait par­tie du groupe de san­té pri­vé Alma­vi­va San­té. Ce groupe se com­pose de 44 autres éta­blis­se­ments de san­té se répar­tis­sant dans l’Ile-de-France, la région Sud, la Corse, la Gua­de­loupe ou encore le Cana­da. Grâce à son réseau d’établissements pri­vés, Alma­vi­va se dis­tingue en offrant des soins médi­caux et chi­rur­gi­caux diver­si­fiés. En effet, elle se classe en 4ème place des groupes pri­vés en san­té en France [3]. Cette diver­si­té per­met de déve­lop­per éga­le­ment une com­plé­men­ta­ri­té médi­cale, tech­nique et admi­nis­tra­tive amé­lio­rant ain­si la qua­li­té et la sécu­ri­té des soins et la prise en charge des patients (Figure 1).

    Figure 1 : Schéma des caractéristiques du groupe Almaviva Santé (source : auteur) [4]

    Appar­te­nant au groupe Alma­vi­va, la cli­nique Mon­ceau s’aligne sur les mêmes valeurs en offrant un confort et une sécu­ri­té pour les patients per­met­tant une prise en charge opti­male. Récem­ment, elle a obte­nu la cer­ti­fi­ca­tion HAS avec la men­tion « Qua­li­té des soins confir­mée » jus­ti­fiant de l’engagement qu’elle offre dans la qua­li­té et la sécu­ri­té des soins aux patients [5]. Elle dis­pose d’une acti­vi­té plu­ri­dis­ci­pli­naire incluant, un bloc opé­ra­toire, un pla­teau tech­nique, un ser­vice de dia­lyse, un ser­vice d’autodialyse et d’écho-doppler, un ser­vice d’hospitalisation, une uni­té de sur­veillance conti­nue et un ser­vice ambu­la­toire (Figure 2). La cli­nique pos­sède 126 lits, 9 salles d’intervention et est en par­te­na­riat avec 200 pra­ti­ciens libé­raux [3].

    Figure 2 : Les services au sein de la CIPM (source : auteur)[3]

    2) Organisation de la clinique du parc Monceau

    La cli­nique dis­pose de nom­breux ser­vices per­met­tant l’hospitalisation, la sur­veillance conti­nue ain­si que l’ambulatoire des patients. Les ser­vices s’organisent selon la dis­po­si­tion sui­vante : Au rez-de-chaus­sée, on retrouve l’accueil, les admis­sions, les consul­ta­tions, les soins non­pro­gram­més et les urgences mains. Au 1er étage se trouve le ser­vice de dia­lyse avec 24 postes et au 2ème l’unité d’auto-dialyse consti­tuée de 12 postes accom­pa­gnant les per­sonnes souf­frant d’insuffisance rénale. Au 3ème et au 4ème étage, il y a l’hôpital de jour ain­si que les patients en chi­rur­gie qui sont hos­pi­ta­li­sés. Ensuite, au 5ème étage se déve­loppe le ser­vice ambu­la­toire per­met­tant aux patients d’être opé­rés et d’effectuer leur sor­tie le jour même. Au sous-sol, on retrouve le bloc opé­ra­toire qui se com­pose de 9 salles d’intervention, dont une salle de radio­lo­gie inter­ven­tion­nelle per­met­tant une acti­vi­té de chi­rur­gie diges­tive, ortho­pé­dique, gyné­co­lo­gique, plas­tique et recons­truc­trice…. Acco­lées aux salles d’opération, on dis­tingue le SPAC et la SSPI et pour une sur­veillance com­plète du par­cours patient. Ensuite, il y a la sté­ri­li­sa­tion qui sté­ri­lise les équi­pe­ments utiles pour les inter­ven­tions chi­rur­gi­cales et la phar­ma­cie qui four­nit les médi­ca­ments et les consom­mables néces­saires au bon fonc­tion­ne­ment des acti­vi­tés médi­cales de la cli­nique. Enfin, on retrouve le ser­vice bio­mé­di­cal et le ser­vice tech­nique (Figure 3).

    Figure 3 : L’organisation architecturale de la clinique (source : auteur)

    En face de la cli­nique, il existe un autre bâti­ment appe­lé le CEMEX qui reçoit les patients en consul­ta­tion, et il y a éga­le­ment l’institut Cœur Paris centre pour les per­sonnes pré­sen­tant des troubles car­dio­vas­cu­laires. Cepen­dant, l’ICPC est un centre indé­pen­dant de la cli­nique, il s’agit juste d’un étage loué par cet ins­ti­tut dans les locaux de la clinique.

    L’ingénieur bio­mé­di­cal doit connaitre l’architecture de l’établissement ain­si que la loca­li­sa­tion de tous les dis­po­si­tifs médi­caux pour une ges­tion effi­cace de son parc.

    3) Le service biomédical au sein de la clinique du parc Monceau

    Pour répondre aux besoins des dif­fé­rents ser­vices qui consti­tuent la cli­nique, le ser­vice bio­mé­di­cal est très sol­li­ci­té. Son bureau ain­si que son ate­lier sont situés au sous-sol (-2) de la cli­nique et il dis­pose d’un espace de sto­ckage pour y mettre les équi­pe­ments non uti­li­sés mais tou­jours fonc­tion­nels et réfor­més à l’étage d’en des­sous (Figure 4). Le ser­vice bio­mé­di­cal est com­po­sé d’un ingé­nieur bio­mé­di­cal et d’un tech­ni­cien iti­né­rant récem­ment embau­ché. L’ingénieur est pré­sent une fois par semaine à la CIPM, car il est res­pon­sable de plu­sieurs cli­niques du groupe Alma­vi­va san­té se situant dans la région d’Ile-deFrance Nord : cli­nique Turin, cli­nique de l’Alma, CIPM, cli­nique Flo­réal… Tout comme lui, le tech­ni­cien est pré­sent éga­le­ment une seule fois par semaine. Pour assu­rer le rôle per­ma­nent à la cli­nique, des sta­giaires sont régu­liè­re­ment employés afin d’assurer les pro­jets et la dis­po­ni­bi­li­té des dis­po­si­tifs médi­caux. Son rôle à la CIPM est double : tech­nique et admi­nis­tra­tif. Par ailleurs, il a la res­pon­sa­bi­li­té d’environ 800 dis­po­si­tifs médi­caux au sein de la clinique.

    Figure 4 : L’atelier du service biomédical (source : auteur)

    a) Rôle technique

    L’ingénieur bio­mé­di­cal est un atout dans les éta­blis­se­ments de san­té. Grâce à ses com­pé­tences tech­niques, il peut inter­ve­nir rapi­de­ment pour diag­nos­ti­quer des pannes sur les équi­pe­ments et les répa­rer. Cette inter­ven­tion per­met d’éviter l’immobilisation du dis­po­si­tif et de garan­tir la conti­nui­té des soins. L’utilisation du maté­riel est alors opti­mi­sée et les coûts liés aux répa­ra­tions externes ou à des rem­pla­ce­ments anti­ci­pés sont limités. 

    Par ailleurs, il super­vise un tech­ni­cien qui inter­vient sur les pannes lorsque celui-ci est pré­sent à la clinique.

    En plus de ces com­pé­tences tech­niques, il assure éga­le­ment un rôle admi­nis­tra­tif per­met­tant une ges­tion effi­cace du parc de DM.

    b) Rôle administratif

    La par­tie admi­nis­tra­tive est un devoir pour l’ingénieur bio­mé­di­cal. Impo­sé par la régle­men­ta­tion et plus par­ti­cu­liè­re­ment par la norme NFS99-171, il a obli­ga­tion de tra­cer toutes les pro­cé­dures liées au DM dans le registre de sécu­ri­té et qua­li­té de main­te­nance (RSQM) [6], mais éga­le­ment de dres­ser un tableau de sui­vi des achats.

    La par­tie admi­nis­tra­tive se résume pour l’ingénieur bio­mé­di­cal à réa­li­ser des bons de com­mande, deman­der des devis auprès des four­nis­seurs, gérer les fac­tures après l’achat d’un pro­duit et mettre à jour un tableau de sui­vi des achats. Mais éga­le­ment à enre­gis­trer les rap­ports d’intervention des main­te­nances cura­tives et pré­ven­tives dans le RSQM et à mettre à jour la GMAO. 

    Ces dif­fé­rentes par­ties seront détaillées dans les mis­sions quo­ti­diennes que j’ai effectuées.

    II. Présentation et analyse des missions réalisées

    Comme évo­qué pré­cé­dem­ment, ma tutrice, Mme ROKIA, est res­pon­sable de plu­sieurs cli­niques du groupe Alma­vi­va san­té sur le ter­ri­toire d’Ile-de-France nord. De ce fait, elle est en dépla­ce­ment per­ma­nent entre ces cli­niques. Elle est pré­sente à la CIPM un jour par semaine. Les autres jours, je suis la seule per­sonne repré­sen­tant le ser­vice bio­mé­di­cal et donc en charge de la ges­tion des équi­pe­ments de la cli­nique. C’est-à-dire le sui­vi et la tra­ça­bi­li­té des équi­pe­ments et la ges­tion des pannes, la mise à jour de la GMAO et des contrats de main­te­nance. J’ai pour res­pon­sa­bi­li­té les mis­sions quo­ti­diennes d’un ingé­nieur bio­mé­di­cal que je vais détailler par la suite.

    1) Missions administratives

    La par­tie admi­nis­tra­tive est obli­ga­toire pour ren­sei­gner et suivre le cycle de vie du DM, de l’acquisition à sa réforme. L’ingénieur bio­mé­di­cal dis­pose de dif­fé­rents logi­ciels lui per­met­tant de l’aider dans le sui­vi des dif­fé­rentes tâches qu’il réa­lise au cours de ses interventions.

    a) La GMAO

    La cli­nique pos­sède un logi­ciel de ges­tion de main­te­nance assis­tée par ordi­na­teur (GMAO) nom­mé Blue­Me­di. Tout au long de mon stage, je met­tais à jour cette GMAO. 

    Elle per­met d’une part de recen­ser tous les DM de la cli­nique grâce à l’inventaire. Je le consulte régu­liè­re­ment pour trou­ver le numé­ro interne de l’équipement appe­lé « numé­ro bio » à l’aide du numé­ro de série de l’appareil (Figure 5). En effet, lorsqu’un appa­reil est acquis par la cli­nique, un numé­ro unique en interne lui est attri­bué, per­met­tant ain­si son iden­ti­fi­ca­tion. L’inventaire me per­met éga­le­ment d’obtenir les carac­té­ris­tiques de l’appareil telles que l’année de mise en ser­vice, le ser­vice d’affectation, la marque, le modèle, son prix ou encore les coor­don­nées du ser­vice après-vente (SAV) ou du fournisseur.

    Figure 5 : L’interface de la GMAO présentant l’inventaire (source : auteur)

    D’autre part, la GMAO per­met éga­le­ment de répondre aux demandes du per­son­nel médi­cal et de suivre les inter­ven­tions en cours. En effet, les ser­vices médi­caux ont un accès res­treint à la GMAO leur per­met­tant de créer des tickets men­tion­nant leur besoin ou un pro­blème lié à un équi­pe­ment. Dès qu’une demande est for­ma­li­sée dans la GMAO, une noti­fi­ca­tion rouge appa­raît sur le trai­te­ment qui informe que la demande n’a pas été prise en charge. Lorsque je prends en charge le trai­te­ment, je change l’état de la demande afin d’en infor­mer les per­sonnes concer­nées. Il existe un code cou­leur pour repé­rer plus faci­le­ment l’état d’avancement du trai­te­ment (Figure 6).

    Figure 6 : L’interface de la GMAO présentant le suivi des demandes d’interventions (source : auteur)

    Cepen­dant, pour les inter­ven­tions urgentes, je suis contac­tée direc­te­ment par télé­phone. Dans les deux situa­tions, un trai­te­ment est ouvert. Il est soit direc­te­ment lié aux tickets for­ma­li­sés, soit il est créé par le ser­vice bio­mé­di­cal. Toutes les tâches effec­tuées sur le maté­riel sont ren­sei­gnées, de sa prise en charge jusqu’à sa clô­ture. Par exemple, la figure 7 repré­sente le détail de l’intervention qui a été menée en interne sur une source de lumière froide.

    Figure 7 : L’interface de la GMAO présentant un exemple d’intervention interne (source : auteur)

    Si l’intervention a été trai­tée en externe, des infor­ma­tions comme le devis, le rap­port d’intervention et la fac­tu­ra­tion seront men­tion­nées dans le trai­te­ment de l’appareil. Par exemple, la main­te­nance cura­tive d’une table d’opération repré­sen­tée sur la figure 8, après inter­ven­tion du tech­ni­cien. Pour cela, je ren­seigne le coût de la répa­ra­tion, le prix de la fac­ture et j’enregistre le rap­port d’intervention ain­si que le devis signé pour sol­der le traitement.

    Figure 8 : L’interface de la GMAO présentant un exemple d’intervention externe (source : auteur)

    Enfin, la GMAO per­met de ren­sei­gner les dates des der­nières et pro­chaines main­te­nances pré­ven­tives à réa­li­ser. Tout comme les trai­te­ments, une noti­fi­ca­tion rouge est pré­sente lorsque la pro­chaine main­te­nance pré­ven­tive n’a pas été effec­tuée. A chaque fois qu’une main­te­nance est ter­mi­née, je change la date de la der­nière main­te­nance et la date de la pro­chaine main­te­nance s’affiche auto­ma­ti­que­ment (Figure 9).

    Figure 9 : L’interface de la GMAO présentant un exemple d’intervention externe (source : auteur)

    Ce logi­ciel est un véri­table outil dans la ges­tion du parc d’équipements. Il est pri­mor­dial qu’il soit mis à jour régu­liè­re­ment afin de per­mettre une tra­ça­bi­li­té de la vie des équi­pe­ments, une ges­tion opti­male du parc et une ges­tion du budget. 

    Cepen­dant, la GMAO de la cli­nique n’est pas opti­male. Elle ne per­met pas de gérer le stock des pièces et des consom­mables, et de plus, elle n’est pas mise à jour pour cer­tains équi­pe­ments. Par consé­quent, un pro­jet concer­nant l’acquisition d’une nou­velle GMAO est en cours dans la cli­nique. Cette appli­ca­tion sera détaillée dans la par­tie III. 

    L’ingénieur bio­mé­di­cal est régi par la régle­men­ta­tion et des bonnes pra­tiques qui lui imposent la tra­ça­bi­li­té des équi­pe­ments per­met­tant de suivre leur cycle de vie.

    b) Le registre de sécurité qualité et maintenance (RSQM)

    Le ser­vice bio­mé­di­cal dis­pose d’un registre de sécu­ri­té qua­li­té et main­te­nance (RSQM) déma­té­ria­li­sé, pour tra­cer les évé­ne­ments au cours de la vie de l’équipement. Ce RSQM est relié indi­rec­te­ment à la GMAO par le numé­ro interne de l’équipement appe­lé « numé­ro bio ». Dans le RSQM, on y retrouve tous les équi­pe­ments de la cli­nique et éga­le­ment ceux réformés. 

    Lorsqu’un appa­reil a subi une main­te­nance pré­ven­tive ou cura­tive par un tech­ni­cien agréé, un rap­port d’intervention est éta­bli, pré­ci­sant la confor­mi­té du bon fonc­tion­ne­ment de l’équipement. Après avoir iden­ti­fié le bon DM dans le RSQM, j’enregistre les rap­ports dans le dos­sier de l’équipement. Cela me per­met alors d’évaluer le nombre d’interventions que l’appareil a subi et d’être infor­mé sur son cycle de vie. 

    Sur la figure 10, on peut obser­ver un rap­port d’intervention résul­tant de la main­te­nance cura­tive d’une table d’opération et de ses acces­soires par le pres­ta­taire DMS. Ce rap­port détaille les opé­ra­tions qui ont été menées sur l’équipement.

    Figure 10 : Exemple d’un rapport d’intervention (source : DMS)

    c) L’achat et les factures

    En plus de mettre à jour le logi­ciel, je dois éga­le­ment gérer le stock bio­mé­di­cal et répondre aux besoins des per­son­nels soi­gnants. Cela passe par l’achat des dif­fé­rentes pièces ou d’équipements tout en res­pec­tant le bud­get. Afin d’élaborer une tra­ça­bi­li­té des équi­pe­ments, un tableau de sui­vi des achats est rem­pli à chaque com­mande pas­sée (Figure 11). De même, les devis et les bons de livrai­son sont enre­gis­trés dans la base de données.

    Figure 11 : Tableau de suivi des achats (source : auteur)

    On peut dis­tin­guer deux caté­go­ries de bud­get : le CAPEX et l’OPEX. Le CAPEX cor­res­pond à un inves­tis­se­ment du maté­riel (achats de moteurs ortho­pé­diques, achat d’une IRM). L’OPEX cor­res­pond à toutes les charges, c’est-à-dire les contrats de main­te­nance, les devis des dépla­ce­ments des tech­ni­ciens pour des opé­ra­tions cura­tives et l’achat de pièces (bat­te­ries, bras­sards, cous­sins de tables opératoires).

    A la cli­nique, l’achat des pièces et des équi­pe­ments se fait en réa­li­sant des bons de com­mande. Je réa­lise les bons de com­mande grâce à un modèle vierge sur Excel (Figure 12). Les prix sont deman­dés en amont au SAV. La cli­nique est en rela­tion avec une cen­trale d’achat : Hel­pé­via. Cette cen­trale est en par­te­na­riat avec de nom­breux four­nis­seurs, ce qui per­met à la cli­nique de béné­fi­cier de tarifs avan­ta­geux. Ce grou­pe­ment d’achat repré­sente 10% du poten­tiel d’achat du sec­teur hos­pi­ta­lier public et pri­vé en France. De plus, elle pos­sède la cer­ti­fi­ca­tion AFAQ ISO 9001 et veille à la satis­fac­tion client et à la ges­tion de son sys­tème de qua­li­té [7].

    Figure 12 : Bon de commande (source : auteur)

    Une fois la com­mande reçue, les four­nis­seurs envoient leurs fac­tures au ser­vice de comp­ta­bi­li­té. Afin de déclen­cher le paie­ment des com­mandes, le ser­vice bio­mé­di­cal valide les fac­tures. Cette vali­da­tion se fait grâce à une appli­ca­tion nom­mée Yooz. Je vais régu­liè­re­ment sur cette appli­ca­tion pour vali­der les fac­tures. Par exemple, sur l’image ci-des­sous, on peut aper­ce­voir une fac­ture pour l’achat de bat­te­ries d’une table d’opération venant du four­nis­seur GETINGE (Figure 13).

    Figure 13 : Logiciel de gestion de facture YOOZ (source : auteur)

    Afin de faci­li­ter la ges­tion du bud­get, j’ai réa­li­sé un tableau per­met­tant de prio­ri­ser les achats (Figure 14). Les 3 « +++ » dési­gnent un achat prio­ri­taire, tan­dis qu’un seul « + » signi­fie que l’achat n’est pas pri­mor­dial pour le moment. Ce tableau me per­met, lors de réunions avec la direc­tion de l’informer sur l’urgence du besoin. En effet, c’est la direc­tion qui valide et signe les devis. Lors des réunions, je lui com­mu­nique le tableau et m’appuie sur celui-ci pour jus­ti­fier et négo­cier cer­tains achats.

    Figure 14 : Tableau de priorisation des achats (source : auteur)

    Pour deman­der un devis, gérer les contrats ou pro­gram­mer des main­te­nances cura­tives et/ou pré­ven­tives, l’ingénieur est en per­ma­nence en contact avec les fournisseurs.

    d) Le planning des maintenances préventives

    Depuis, 2001 les exploi­tants ont l’obligation de main­te­nir leur appa­reil [8]. A la cli­nique mon­ceau, les main­te­nances pré­ven­tives sont réa­li­sées par une entre­prise de tierce main­te­nance, Bio­mes­nil et par des four­nis­seurs eux-mêmes. Ces main­te­nances sont effec­tuées au mois d’août à la période de fer­me­ture du bloc opé­ra­toire. En effet, les appa­reils pour­ront faci­le­ment être mis à dis­po­si­tion pour que les tech­ni­ciens viennent faire les main­te­nances pré­ven­tives. Je suis char­gée d’effectuer le plan­ning de main­te­nance pré­ven­tive, c’est-à-dire contac­ter les four­nis­seurs et de fixer les dates d’intervention des tech­ni­ciens. Ci-des­sous est repré­sen­té le plan­ning pour les main­te­nances d’août 2025 (Figure 15). Ce plan­ning est ensuite com­mu­ni­qué à l’ensemble du per­son­nel de la cli­nique afin que les res­pon­sables de ser­vice puissent s’organiser et mettre à dis­po­si­tion le maté­riel néces­saire pour les techniciens.

    Figure 15 : Planning des maintenances préventives (source : auteur)

    2) Missions techniques

    Comme évo­qué dans le point I. 3), l’ingénieur gère le parc de DM tout en assu­rant la répa­ra­tion de pannes sur les équi­pe­ments. En effet, avec un tech­ni­cien iti­né­rant venant uni­que­ment le mar­di à la CIPM, il est pri­mor­dial que l’ingénieur garan­tisse la sécu­ri­té et la dis­po­ni­bi­li­té des dis­po­si­tifs médicaux.

    Dans cette par­tie, je vais détailler cer­taines mis­sions tech­niques que j’ai pu réa­li­ser durant mon stage. La pre­mière ques­tion que je me pose lorsque je suis ame­née à inter­ve­nir sur un équi­pe­ment est : 

    - Quel est le dys­fonc­tion­ne­ment de l’appareil ?

    Pour cela, j’ai éla­bo­ré un logi­gramme me don­nant une méthode sur les pos­si­bi­li­tés qui s’offrent à moi afin d’intervenir rapi­de­ment et efficacement.

    a) Logigramme de prise de décisions

    Lorsqu’un appa­reil est en panne, il est pri­mor­dial que celui-ci soit pris en charge rapi­de­ment afin de le remettre en ser­vice. Le logi­gramme ci-des­sous montre un pro­ces­sus d’actions que j’applique pour tout dis­po­si­tif en panne (Figure 16). Fré­quem­ment, pour diag­nos­ti­quer la panne, je contacte le sup­port tech­nique qui peut me don­ner des conseils à dis­tance pour solu­tion­ner la situa­tion. Je consulte éga­le­ment la docu­men­ta­tion tech­nique du fabri­cant afin de trou­ver la cause du pro­blème. La répa­ra­tion se fait en interne. 

    Si je ne peux pas répa­rer la panne, la répa­ra­tion se fait en externe. C’est-à-dire que c’est un tech­ni­cien agréé qui vient sur site pour répa­rer l’équipement volu­mi­neux ou il reçoit l’équipement direc­te­ment dans son ate­lier pour le remettre en état. Dans le deuxième cas, une demande d’équipement de prêt peut être récla­mée. Par consé­quent, la conti­nui­té de l’activité médi­cale est assu­rée. Si un prêt n’est pas pos­sible, je regarde si la panne crée une situa­tion blo­quante pour le per­son­nel soi­gnant. Si ce n’est pas le cas, alors la répa­ra­tion se fait sur site par le tech­ni­cien. Si la situa­tion est blo­quante, il faut trou­ver une solu­tion afin de régler la pro­blé­ma­tique. Pour régler cette situa­tion, des prêts d’urgence peuvent être effec­tués entre cli­niques du groupe Almaviva.

    Figure 16 : Logigramme de prise de décisions lors d’une réparation d’un équipement (source : auteur)

    Durant mon stage, je dois répondre à la demande des ser­vices médi­caux et assu­rer la dis­po­ni­bi­li­té des équi­pe­ments. Ce logi­gramme m’aide à prendre la meilleure déci­sion pour assu­rer la sécu­ri­té des dis­po­si­tifs médi­caux. Dans la suite de ce rap­port, je vais pré­sen­ter des exemples d’intervention interne et un exemple d’intervention externe auquel j’ai pu être confronté.

    b) Exemple d’intervention interne

    Durant mon stage, j’ai eu à réa­li­ser plu­sieurs inter­ven­tions en interne diverses et variées. Les appa­reils qui tombent le plus fré­quem­ment en panne se situent au bloc opé­ra­toire. En effet, la moi­tié des dis­po­si­tifs médi­caux de la cli­nique se situent au bloc opé­ra­toire, comme repré­sen­té sur le gra­phique ci-des­sous (Figure 17). Afin de res­pec­ter les normes d’hygiène au bloc, je réa­lise les inter­ven­tions lorsque le patient n’est pas pré­sent en salle ou je réa­lise les inter­ven­tions en dehors du bloc. L’ingénieur bio­mé­di­cal a accès au plan­ning des opé­ra­tions grâce au logi­ciel Web100T, lui indi­quant les horaires d’accès des salles (Annexe 1).

    Figure 17 : Répartition de la localisation des équipements de la clinique (source : auteur)
    • Répa­ra­tion d’une pédale bipo­laire d’un bis­tou­ri électrique : 

    Lors des opé­ra­tions, les chi­rur­giens sont sou­vent ame­nés à uti­li­ser des bis­tou­ris élec­triques. Cet appa­reil per­met de sec­tion­ner ou de coa­gu­ler les tis­sus grâce à l’envoi d’un cou­rant élec­trique à haute fré­quence qui échauffe les tis­sus. Il existe 2 modes, le mode mono­po­laire uti­li­sé pour la sec­tion et la coa­gu­la­tion et le mode bipo­laire uti­li­sé pour la coa­gu­la­tion. Le chi­rur­gien contrôle les modes en uti­li­sant des pédales [9].

    Figure 18 : Bistouri électrique (source : auteur)

    Les bis­tou­ris sont des appa­reils qui sont sou­vent tom­bés en panne lors de mon stage (Figure 18).

    J’effectue le diag­nos­tic de la panne. Je com­mence par effec­tuer un contrôle visuel de l’état géné­ral du bis­tou­ri élec­trique (pré­sence de chocs, câble défec­tueux…). Ensuite, j’allume l’appareil pour contrô­ler les voyants et l’affichage. Puis je connecte le câble pour plaque à la plaque neutre. Enfin, je teste le bon fonc­tion­ne­ment des acces­soires et des pédales lorsque je les actionne.

    La cause de la panne est sou­vent la même : un faux contact entre la pédale et l’appareil.

    Pour cela, je démonte la pédale et regarde l’état et l’emplacement des câbles élec­triques. Fré­quem­ment, ces câbles élec­triques sont mal posi­tion­nés et génèrent un faux contact, ce qui empêche la trans­mis­sion du signal entre la pédale et le dis­po­si­tif (Figure 19).

    Une fois le bis­tou­ri élec­trique véri­fié, je peux le remettre en service.

    Figure 19 : Pédales monopolaire et bipolaire (de gauche à droite) (source : auteur)
    • Répa­ra­tion d’un appui-bras : 

    Pen­dant mon stage, j’ai sou­vent été confron­tée à plu­sieurs casses au niveau des tables d’opérations et de ses acces­soires au bloc opé­ra­toire. Sur la figure 20 est repré­sen­té un appui-bras per­met­tant de sup­por­ter le bras du patient pen­dant une opé­ra­tion chi­rur­gi­cale. Le méca­nisme pour blo­quer l’appui-bras était cas­sé. J’ai alors pro­cé­dé à l’achat de cette pièce pour la rem­pla­cer. A la récep­tion, j’effectue le rem­pla­ce­ment de la pièce. Ensuite, je teste cet appui-bras sur une table d’opération au bloc pour véri­fier son bon fonctionnement.

    Figure 20 : Appui-bras cassé à gauche puis réparé à droite (source : auteur)
    • Chan­ge­ment d’une télé­com­mande d’un fau­teuil de dialyse : 

    L’unité de dia­lyse et d’autodialyse, fait par­tie des acti­vi­tés prin­ci­pales de la cli­nique. Les patients venant 3 fois 4h par semaine ont besoin d’une qua­li­té des soins et d’un confort opti­mal. De ce fait, la posi­tion du fau­teuil est très impor­tante afin de leur pro­cu­rer des soins de manière confortable. 

    Pen­dant une séance, l’une des touches de la télé­com­mande per­met­tant de redres­ser et d’abaisser le dos­sier du fau­teuil ne fonc­tion­nait plus. Le res­pon­sable de dia­lyse m’a direc­te­ment contac­té par télé­phone et a réa­li­sé éga­le­ment une demande d’intervention sur la BlueMedi. 

    J’ai fait un pre­mier diag­nos­tic pour ana­ly­ser la situa­tion, qui néces­si­tait l’achat d’une nou­velle télé­com­mande. Après récep­tion de celle-ci, une fois le fau­teuil libre, j’ai pu pro­cé­der au chan­ge­ment de télé­com­mande direc­te­ment dans l’unité d’autodialyse. Ce chan­ge­ment n’est pas simple, car l’accès aux connec­tiques de la télé­com­mande se trouve sous l’assise du fau­teuil. Cette mani­pu­la­tion est d’autant plus déli­cate, car elle néces­site de la dis­cré­tion pour ne pas per­tur­ber les autres patients qui dorment pen­dant leur trai­te­ment (Figure 21). Après la pose de la télé­com­mande, je véri­fie que toutes les touches sont fonctionnelles.

    Figure 21 : Fauteuil de soins pour dialyse (source : Socommed)

    Toutes ces inter­ven­tions sont tra­cées dans la GMAO. Ces inter­ven­tions sont des pannes qui ne néces­sitent pas la venue d’un tech­ni­cien pour les répa­rer. De ce fait, les dis­po­si­tifs peuvent être mis à dis­po­si­tion rapi­de­ment et de manière fonctionnelle. 

    Des fiches d’aide sont éga­le­ment mises à dis­po­si­tion sur le ser­veur bio­mé­di­cal pour gui­der à la répa­ra­tion d’équipements bio­mé­di­caux. J’élabore éga­le­ment des fiches et je les mets à jour, comme la fiche sur la pro­cé­dure de la cali­bra­tion des ther­mo­mètres ou la pro­cé­dure de remise en marche du Kar­dex (Annexe 2 et 3). 

    Ces exemples montrent que le ser­vice bio­mé­di­cal assure le pre­mier niveau de diag­nos­tic des pannes. Par consé­quent, si nous ne pou­vons pas inter­ve­nir sur la panne, nous pou­vons don­ner des détails aux tech­ni­ciens afin de leur décrire pré­ci­sé­ment la panne, pour qu’ils réa­lisent une inter­ven­tion rapide et efficace.

    c) Exemple d’intervention externe

    Les jour­nées de l’ingénieur bio­mé­di­cal sont ryth­mées par les appels télé­pho­niques et les t ickets de demandes d’intervention des ser­vices médi­caux, en par­ti­cu­lier ceux pro­ve­nant du bloc opératoire. 

    J’ai été confron­té à plu­sieurs inter­ven­tions en urgence au bloc opé­ra­toire, dont je vais détailler l’une d’entre elles. Il s’agit d’une inter­ven­tion sur l’une des tables opé­ra­toires de chez Getinge. 

    Les salles de bloc opé­ra­toire sont toutes équi­pées de tables d’opération néces­saires à la réa­li­sa­tion d’actes chi­rur­gi­caux sur les patients. Ces tables doivent être moto­ri­sées afin que le chi­rur­gien choi­sisse le meilleur angle pour opé­rer conve­na­ble­ment le patient. De ce fait, une télé­com­mande est reliée à la table et per­met de sélec­tion­ner les posi­tions vou­lues. De plus, elle pos­sède des com­mandes de secours qui sont direc­te­ment inté­grées au niveau du socle de la table per­met­tant de prendre le relais en cas de panne de la télé­com­mande (Figure 22). Cette table fonc­tionne sur bat­te­rie et est rechar­geable en la bran­chant sur secteur.

    Figure 22 : Télécommande et commandes de secours (de gauche à droite) (source : auteur)

    Durant une opé­ra­tion, la table qui était déjà endom­ma­gée s’est blo­quée. Elle ne répon­dait plus aux sti­mu­li de la télé­com­mande. Cepen­dant, une patiente se trou­vait sur la table d’opération au même moment, dans une posi­tion incon­for­table (Figure 23).

    Figure 23 : Télécommande et commandes de secours (de gauche à droite) (source : auteur)

    Je me dois d’être réac­tif dans cette situa­tion. J’ai contac­té le sup­port tech­nique, lui ai décrit la situa­tion d’urgence dans laquelle j’étais et le tech­ni­cien de chez Getinge m’a aidé à dis­tance. Entre-temps, le per­son­nel soi­gnant a pris le soin de dépla­cer la patiente sur un fau­teuil ambu­la­toire. Grâce aux conseils pré­cieux du tech­ni­cien, j’ai pu déblo­quer la table pour qu’elle puisse refonc­tion­ner. En effet, une mani­pu­la­tion spé­ciale était requise afin de faire fonc­tion­ner les com­mandes de secours (appuie sur le bou­ton ON et une touche de la com­mande de secours simultanément). 

    Cette situa­tion d’urgence n’était pas simple à réa­li­ser. En effet, l’environnement du bloc opé­ra­toire qui est en mou­ve­ment per­ma­nent et la panique du per­son­nel soi­gnant n’aide pas à prendre des déci­sions claires et réflé­chies. A ce moment, j’ai gar­dé mon calme et appli­qué mon logi­gramme pour prendre la meilleure déci­sion possible. 

    Cepen­dant le pro­blème était plus pro­fond. En réa­li­té, les capots en inox de la colonne étaient très abî­més ce qui a engen­dré cette situa­tion (Figure 24). Pour que celle-ci ne se repro­duise pas, une inter­ven­tion d’un tech­ni­cien était obli­ga­toire. Alors j’ai mis à l’écart la table en atten­dant une inter­ven­tion du technicien. 

    Cette table a été mise en ser­vice en 2016, on pour­rait croire que c’est l’usure habi­tuelle des tables d’opération. Cepen­dant, d’après le tech­ni­cien, ces tables sont très solides et peuvent être gar­dé jusqu’à plus de 30 ans. En dis­cu­tant et en inter­ro­geant le per­son­nel du bloc, j’ai pu savoir que les tables étaient endom­ma­gées à cause du maté­riel entre­po­sé sous la table, notam­ment à cause de l’amplificateur de brillance mobile. Lorsque le chi­rur­gien appuie sur le bou­ton de la télé­com­mande per­met­tant la des­cente de la table, les capots se dété­riorent. De plus, avec une uti­li­sa­tion répé­tée avec des capots abî­més, ceci aggrave la situation.

    Figure 24 : Table d’opération avec les capots détériorés (source : auteur)

    Après que la situa­tion se soit apai­sée, je ren­seigne le trai­te­ment effec­tué sur la table dans la GMAO. Ensuite, j’ai pro­gram­mé les inter­ven­tions du tech­ni­cien en accord avec la cadre de bloc. D’abord, une inter­ven­tion pro­vi­soire pour qu’il constate les dégâts du dis­po­si­tif et redresse les capots, le temps d’en ache­ter des nou­veaux. Mal­heu­reu­se­ment, les chi­rur­giens étaient très limi­tés dans les mou­ve­ments de la table et ont déci­dé de ne pas en faire usage.

    Dans le même moment, des acces­soires de la table, appui-bras et jam­bières sont tom­bés en panne. Leurs mani­pu­la­tions étaient très dif­fi­ciles et n’exerçaient plus leur fonc­tion de sup­port de jambe ou de bras. J’en ai pro­fi­té pour tenir infor­mé le tech­ni­cien afin qu’il vienne non seule­ment pour répa­rer la table, mais aus­si pour répa­rer les accessoires. 

    Ensuite, j’ai pro­cé­dé à l’achat des capots. Après leur récep­tion, j’ai pla­ni­fié une autre inter­ven­tion pour pro­cé­der à la répa­ra­tion finale de la table et des acces­soires (Figure 25).

    Figure 25 : Photos de l’intervention du technicien sur la table d’opération (source : auteur)

    Une fois l’intervention ter­mi­née, j’informe la cadre de bloc que la table est répa­rée et j’envoie un mail afin de trans­mettre un mes­sage au per­son­nel du bloc pour que la situa­tion ne se repro­duise plus. En même temps, une affiche sera col­lée sous la table afin d’informer sur le coût que repré­sente cette casse et de pré­ve­nir les situa­tions pro­blé­ma­tiques (figure 26).

    Figure 26 : Photos de l’intervention du technicien sur la table d’opération (source : auteur)

    On peut éga­le­ment consta­ter le nombre d’interventions sur les tables opé­ra­toires et les acces­soires (jam­bières, appui-bras) à tra­vers les années grâce à la tra­ça­bi­li­té des trai­te­ments dans la GMAO (Figure 27). On s’aperçoit que le nombre d’interventions moyen est de 5 par an. Je pense que ce nombre est supé­rieur, si on tient compte des oublis de tra­ça­bi­li­té dans la GMAO. Ce chiffre indique qu’il y a un manque d’entretien des tables par le per­son­nel du bloc. Une for­ma­tion de remise à jour sur l’utilisation et l’entretien des tables et des acces­soires serait une solu­tion afin de pré­ve­nir ces situations.

    Figure 27 :Graphique présentant le nombre d’interventions curatives sur les tables et accessoires de table opératoire en fonction des années (source : auteur)

    En résu­mé, de nom­breuses inter­ven­tions en interne peuvent être réa­li­sées comme repré­sen­té sur la figure 28. Ceci per­met non seule­ment une dis­po­ni­bi­li­té des équi­pe­ments, mais éga­le­ment une réduc­tion des coûts de main-d’œuvre et de dépla­ce­ment des tech­ni­ciens. La pro­chaine étape pour limi­ter davan­tage les coûts liés aux répa­ra­tions externes serait de mettre en place des for­ma­tions pour le ser­vice bio­mé­di­cal pour faci­li­ter le diag­nos­tic de niveau 1 et la prise de déci­sion pour la répa­ra­tion des équipements. 

    De même, il serait judi­cieux d’obtenir des appa­reils de mesure pour effec­tuer des véri­fi­ca­tions sur cer­tains appa­reils qui tombent en panne, tels que les bis­tou­ris élec­triques ou les moni­teurs mul­ti­pa­ra­mé­triques. L’acquisition de ces appa­reils néces­si­te­ra des for­ma­tions pour le ser­vice bio­mé­di­cal. Par consé­quent, le ser­vice bio­mé­di­cal pour­ra prendre en charge le contrôle qua­li­té de ces équi­pe­ments et assu­rer leur sécu­ri­té et leur disponibilité.

    Figure 28 : Graphique représentant la répartition des interventions interne et externe (source : auteur)

    Tout en réa­li­sant ces dif­fé­rentes mis­sions, je devais assu­rer la réa­li­sa­tion des pro­jets de la cli­nique. Plu­sieurs pro­jets sont en cours, dont l’acquisition et l’installation d’une IRM, le renou­vel­le­ment des colonnes d’arthroscopie et du parc moteurs d’orthopédie ou encore l’acquisition d’une nou­velle GMAO. 

    J’ai déci­dé de me foca­li­ser sur la pré­sen­ta­tion d’un seul pro­jet auquel j’ai contri­bué, celui sur l’acquisition d’une nou­velle GMAO.

    III. Présentation et analyse du projet : acquisition d’une nouvelle GMAO

    1) Qu'est-ce qu'une GMAO ?

    La Ges­tion de Main­te­nance Assis­tée par Ordi­na­teur ou encore GMAO est un logi­ciel ou une inter­face web conçu pour cen­tra­li­ser les infor­ma­tions liées à la main­te­nance. Elle per­met de gérer effi­ca­ce­ment les acti­vi­tés opé­ra­tion­nelles et orga­ni­sa­tion­nelles d’un éta­blis­se­ment ou d’un ser­vice [10]. Ce logi­ciel est uti­li­sé par dif­fé­rents sec­teurs de métiers : l’industrie, l’armée, les éta­blis­se­ments de san­té, l’immobilier. Il per­met d’assister l’utilisateur sur des mis­sions de maintenance.

    En éta­blis­se­ment de san­té, et plus par­ti­cu­liè­re­ment dans le ser­vice bio­mé­di­cal, la GMAO est un outil indis­pen­sable pour garan­tir une ges­tion effi­cace de la main­te­nance pour assu­rer une confor­mi­té et une sécu­ri­té des dis­po­si­tifs médi­caux. Ce logi­ciel pos­sède dif­fé­rents types d’option favo­ri­sant la ges­tion des main­te­nances pré­ven­tives et cura­tives, la pla­ni­fi­ca­tion et le sui­vi des mis­sions quo­ti­diennes, la ges­tion du bud­get, mais aus­si l’accès à l’historique du cycle de vie des équipements. 

    La figure ci-des­sous repré­sente les avan­tages que peut avoir une GMAO dans les éta­blis­se­ments de santé.

    Afin de mettre en place une GMAO pour les cli­niques du groupe Alma­vi­va d’Ile-de-France nord, il est néces­saire d’élaborer une méthode struc­tu­rée. Cette méthode a pour but de faire adhé­rer le pro­jet à la direc­tion et de déployer une GMAO cor­res­pon­dant aux besoins de l’ingénieur bio­mé­di­cal res­pon­sable des cliniques.

    2) La GMAO actuelle

    L’ingénieur bio­mé­di­cal est res­pon­sable de toutes les cli­niques du groupe Alma­vi­va san­té se situant en Ile-de-France Nord dont la CIPM. Cepen­dant, les cli­niques n’ont soit pas de GMAO, soit une GMAO dif­fé­rente de celle de la CIPM, ce qui rend dif­fi­cile la ges­tion des équi­pe­ments dans chaque cli­nique pour l’ingénieur biomédical.

    La CIPM pos­sède une GMAO nom­mée Blue­me­di datant de 2017. Les carac­té­ris­tiques de cette GMAO sont pré­sen­tées dans les mis­sions réa­li­sées II.1) a).

    Cette GMAO n’est pas opti­male, car elle ne per­met pas de gérer le stock de pièces déta­chées et de consom­mables et ni la ges­tion de bud­get sur ces élé­ments. De plus, cer­tains élé­ments ne sont pas mis à jour et les options qu’elle offre ne sont pas suf­fi­santes pour une ges­tion opti­male du parc de DM tel que l’exploitation d’indicateurs. En effet, il impos­sible d’extraire des don­nées par exemple, sur le taux de casse au bloc opé­ra­toire par année. Ces sta­tis­tiques per­met­traient de mieux gérer le bud­get dépen­sé et de mettre en place des solu­tions durables pour sen­si­bi­li­ser le per­son­nel soi­gnant sur l’entretien et les bonnes pra­tiques concer­nant l’utilisation du matériel.

    Par ailleurs, l’évolution des tech­no­lo­gies bio­mé­di­cales ne cesse de pro­gres­ser. Il en est de même pour les logi­ciels de GMAO incluant l’intelligence arti­fi­cielle. Cela per­met­tra à la cli­nique de béné­fi­cier des der­nières mises à jour et d’être à la pointe de la tech­no­lo­gie. Ces mises à jour sont essen­tielles pour éga­le­ment béné­fi­cier d’une sécu­ri­té des don­nées et empê­cher tout piratage.

    Le tableau 1 ci-des­sous résume les avan­tages et incon­vé­nients de la GMAO actuelle.

    Tableau 1 : Avantages et inconvénients de la GMAO actuelle (source : auteur)
    Avan­tagesIncon­vé­nients
    - Facile d’utilisationInterface web : aug­men­ta­tion de l’espace de sto­ckage
    - Filtres avan­cés : recherche simplifiée
     - Actions répé­ti­tives
    - Pas de ges­tion des stocks des pièces
    - Inter­face lent- Pas de cen­tra­li­sa­tion de don­nées
    - Inter­opé­ra­bi­li­té
    - Sécu­ri­té : 1 mot de passe pour tous les uti­li­sa­teurs
    -Noti­fi­ca­tion de l’état d’urgence de la demande 
    - Sta­tis­tiques et indi­ca­teurs de per­for­mance
    - Impos­sible d’attribuer et dési­gner des per­sonnes res­pon­sables des inter­ven­tions
    - Pas de logi­ciel d’aide, hotline

    En résu­mant les avan­tages et incon­vé­nients de cette GMAO, on se rend compte que le logi­ciel ne répond pas réel­le­ment au besoin de l’ingénieur.

    La ques­tion qui se pose est la sui­vante : Com­ment choi­sir une GMAO per­met­tant d’optimiser le sui­vi des équi­pe­ments bio­mé­di­caux et des stocks, tout en res­pec­tant les contraintes budgétaires ?

    3) Les enjeux du projet

    L’acquisition d’une nou­velle GMAO repré­sente un enjeu stra­té­gique pour le ser­vice bio­mé­di­cal, tant sur le plan opé­ra­tion­nel qu’organisationnel.

    Un des prin­ci­paux enjeux réside dans les réponses aux exi­gences régle­men­taires en termes de tra­ça­bi­li­té des inter­ven­tions. En effet, une GMAO per­for­mante per­met de dis­po­ser d’un inven­taire cen­tra­li­sé, acces­sible et à jour regrou­pant l’ensemble des don­nées liées aux dis­po­si­tifs médicaux.

    Ensuite, sur le plan opé­ra­tion­nel, en auto­ma­ti­sant la pla­ni­fi­ca­tion des main­te­nances, la ges­tion des inter­ven­tions et le sui­vi des stocks, la GMAO contri­bue à une orga­ni­sa­tion plus fluide et effi­cace. Cela per­met d’optimiser la dis­po­ni­bi­li­té des équi­pe­ments et d’améliorer la qua­li­té du ser­vice biomédical.

    Par ailleurs, la GMAO consti­tue un outil d’aide au ser­vice bio­mé­di­cal pour pilo­ter ses acti­vi­tés. En effet, grâce à l’exploitation d’indicateurs fiables (taux de dis­po­ni­bi­li­té, fré­quence des pannes ou casses, coûts, délais d’intervention…), l’ingénieur bio­mé­di­cal peut orien­ter ses déci­sions concer­nant le renou­vel­le­ment des équi­pe­ments, les inves­tis­se­ments à pré­voir ou encore sur l’amélioration des pra­tiques d’utilisation et de maintenance.

    Enfin, l’enjeu est éga­le­ment éco­no­mique. Une GMAO effi­cace, per­met une meilleure mai­trise des coûts en amé­lio­rant la ges­tion des achats, un sui­vi des contrats de main­te­nance et en iden­ti­fiant les sources d’économies potentielles.

    4) Les objectifs du projet

    L’objectif de ce pro­jet est d’acquérir une GMAO per­met­tant la ges­tion effi­cace du parc de dis­po­si­tifs médi­caux répar­ti sur plu­sieurs sites. Ce logi­ciel doit per­mettre la cen­tra­li­sa­tion des don­nées, afin de faci­li­ter l’organisation des équi­pe­ments et du stock de pièces déta­chées par l’ingénieur bio­mé­di­cal référent.

    Cette cen­tra­li­sa­tion vise à amé­lio­rer la visi­bi­li­té, la tra­ça­bi­li­té et la réac­ti­vi­té dans la ges­tion du parc de DM. Cette solu­tion devra répondre aux besoins de la cli­nique tout en res­pec­tant les contraintes bud­gé­taires, garan­tis­sant un bon com­pro­mis entre per­for­mance, évo­lu­ti­vi­té et mai­trise des coûts.

    5) Moyens et méthodes mis en œuvre

    La pre­mière étape pour réa­li­ser ce pro­jet est de défi­nir les besoins de la cli­nique. Pour cela la méthode du QQOQCP est utile pour déli­mi­ter et struc­tu­rer le projet.

    Figure 29 : Schéma utilisant la méthode QQOQCP pour structurer et délimiter le projet (source : auteur)

    Cette méthode aide à éla­bo­rer un dia­gramme de Gannt qu’il fau­dra res­pec­ter pour mener à bien ce pro­jet (Figure 30). Tou­te­fois, ce plan­ning est pré­vi­sion­nel et peut être modi­fié par des contraintes organisationnelles.

    Figure 30 : Diagramme de Gantt du projet GMAO (source : auteur)

    a) Le sourcing

    Le sour­cing consiste à iden­ti­fier, éva­luer et choi­sir un poten­tiel four­nis­seur par­te­naire de l’entreprise [11]. C’est une étape impor­tante dans la sélec­tion de la nou­velle GMAO pour répondre par­fai­te­ment aux besoins du ser­vice biomédical.

    Après avoir défi­ni les besoins, il faut recher­cher des four­nis­seurs de GMAO. Pour cette recherche, plu­sieurs pos­si­bi­li­tés ont été utilisées : 

    • Recherches sur Internet
    • S’appuyer sur nos connaissances
    • S’appuyer sur les GMAO déjà mis en place dans les autres éta­blis­se­ments de santé
    • Le site de l’AFIB
    • Recom­man­da­tions du groupe Alma­vi­va santé 

    Ces recherches ont per­mis de cibler 5 GMAO poten­tiels dont l’une d’entre elles qui est en fin de sup­port : Asset­Plus. Elle a donc été éli­mi­née direc­te­ment. Ce qui fait 4 GMAO poten­tiels sélectionnées.

    Pour mettre en concur­rence ces 4 GMAO, des essais ont été pro­gram­més. Chaque four­nis­seur a été contac­té pour nous réa­li­ser une démons­tra­tion de leur GMAO.

    b) Démonstrations et essais et GMAO

    Après avoir trou­vé les GMAO poten­tiels, il est essen­tiel de mettre en place des essais. Ce pre­mier test de GMAO per­met à l’ingénieur bio­mé­di­cal de se fami­lia­ri­ser avec l’interface qui lui est présenté.

    J’ai contri­bué à ce pro­jet en pro­gram­mant et en menant des réunions en visio­con­fé­rence avec des four­nis­seurs et en par­ti­ci­pant aux démons­tra­tions et aux essais des GMAO.

    Les essais sont com­po­sés tout d’abord par une démons­tra­tion de la GMAO par les four­nis­seurs. Pen­dant cette étape, le four­nis­seur pré­sente les fonc­tion­na­li­tés de base de sa GMAO. On observe alors la forme de l’interface : le desi­gn, l’ergonomie, la faci­li­té de se repé­rer dans les icones etc. De notre côté, on exprime les besoins du ser­vice bio­mé­di­cal et le dérou­le­ment de notre projet.

    Après ceci, com­mence la période d’essai qui dure envi­rons 1 semaine et demi. Cette période est néces­saire pour appré­hen­der le fonc­tion­ne­ment du logi­ciel et faire remon­ter les pro­blé­ma­tiques qui se posent lors de l’essai.

    Enfin, une deuxième réunion est pro­gram­mée pour faire un point sur les essais et dis­cu­ter des offres commerciales.

    Par consé­quent, une ana­lyse com­pa­ra­tive des GMAO est réa­li­sée pour mettre en concur­rences les four­nis­seurs et défi­nir le logi­ciel qui cor­res­pond le mieux aux cri­tères du ser­vice biomédical.

    c) L'analyse comparative

    Afin de choi­sir une GMAO cor­res­pon­dant aux besoins du ser­vice bio­mé­di­cal, une ana­lyse com­pa­ra­tive est essen­tielle pour les dif­fé­ren­cier. Dans cette com­pa­rai­son, nous avons écar­té la GMAO Octo­pus car l’interface est un logi­ciel et non une inter­face web.

    Ce qui amène à la com­pa­rai­son entre 3 solu­tions de GMAO : Bob­desk, Dimo­maint et Qb7 (Figure 31).

    Figure 31 : Analyse comparative entre les différentes solutions de GMAO (source : auteur)

    Après que cette com­pa­rai­son a été faite, pour faire le choix de la GMAO, une note est attri­buée à chaque GMAO en fonc­tion des cri­tères. Cette note est attri­buée lorsque le cri­tère cor­res­pond aux besoins de la cli­nique. Lorsque le cri­tère cor­res­pond aux attentes du ser­vice bio­mé­di­cal, une note de 1 est attri­buée à ce cri­tère, dans le cas contraire une note de 0 lui est attri­bué. A la fin, le total des notes sera fait, ce qui nous per­met­tra de faire un clas­se­ment entre les GMAO afin d’y faire un choix. La GMAO qui obtien­dra la note la plus éle­vée sera la solu­tion qui sera choi­sie, car elle se rap­pro­che­ra le mieux de nos besoins.

    Cette nota­tion binaire est facile à mettre en place et est facile pour la com­pré­hen­sion de tous.

    Dans notre cas, c’est la GMAO Qb7 qui obtient la note plus éle­vée, donc qui se rap­proche le plus de nos besoins. Cepen­dant, en plus des cri­tères tech­niques, il y a éga­le­ment le prix qui joue rôle essen­tiel dans le choix final de la GMAO. Le coût sera dis­cu­té avec le res­pon­sable d’achat et le four­nis­seur dans un second temps en vue d’une négociation.

    6) Interface de gestion de stock de pièces détachées

    Pour anti­ci­per le chan­ge­ment de GMAO et de mieux gérer la ges­tion du stock, j’ai déci­dé de créer une inter­face inter­ac­tive sur Excel VBA. Cette appli­ca­tion per­met­tra de gérer les entrées et les sor­ties des pièces de l’atelier bio­mé­di­cal, mais éga­le­ment d’anticiper l’achat de consom­mables néces­saires au bon fonc­tion­ne­ment de l’activité médicale.

    Pen­dant mon stage, je me suis ren­du compte que le per­son­nel soi­gnant émet­tait de nom­breuses demandes sur des consom­mables et des acces­soires de dis­po­si­tifs médi­caux tels que des bras­sards ou des acces­soires pour moni­teurs multiparamétriques.

    Cepen­dant, par­fois, il n’y avait plus de stocks dans l’atelier. Je fai­sais face à des pro­fes­sion­nels de san­té mécon­tents sans pou­voir leur appor­ter une solu­tion, si ce n’était de réuti­li­ser le maté­riel usa­gé ou de deman­der un prêt à d’autres cli­niques dans les cas d’urgence, en atten­dant que je passe une commande.

    Même si les stocks étaient pré­sents, par­fois, il n’était pas suf­fi­sant. Cela me m’était dans des situa­tions critiques.

    Par ailleurs, il est pos­sible éga­le­ment de trans­mettre du maté­riel à d’autres cli­niques, ce qui engendre un défi­cit dans le stock de matériel.

    De plus, les devis doivent être signés par la direc­tion, cela rajou­tait un temps pour pas­ser une com­mande. La seule solu­tion est d’anticiper la rup­ture de stock.

    Pre­miè­re­ment, j’ai fait l’inventaire des consom­mables, acces­soires et dis­po­si­tifs dans l’atelier bio­mé­di­cal. Cela m’a per­mis de me rendre compte du nombre de maté­riel pré­sent dans le ser­vice. Puis je devais infor­ma­ti­ser cette liste. Alors j’ai réa­li­sé une inter­face inter­ac­tive Excel sous VBA me per­met­tant d’enregistrer auto­ma­ti­que­ment les pièces dans une liste Excel à l’aide d’un for­mu­laire. Pour chaque pièce, je ren­seigne le nom, la marque, la réfé­rence, le dis­tri­bu­teur, la quan­ti­té en stock, la quan­ti­té cri­tique et le prix (Figure 32).

    Pour défi­nir la quan­ti­té cri­tique, je me base sur la fré­quence des demandes ou des pannes des équi­pe­ments. Par exemple, dans le ser­vice ambu­la­toire, les bras­sards qui sont uti­li­sés pour mesu­rer la ten­sion avec un moni­teur de ten­sion sont régu­liè­re­ment usés. Alors je leur attri­bue une quan­ti­té cri­tique de 5, pour qu’il en reste tou­jours en stock. Pour chaque pièce, il est pos­sible de faire un retrait ou un ajout.

    Figure 32 : Interface Excel permettant la gestion du stock des pièces du service biomédical (source : auteur)

    Si la quan­ti­té en stock est égale à la quan­ti­té cri­tique, il est pos­sible grâce à l’application de réa­li­ser un bon de com­mande en rem­plis­sant éga­le­ment un formulaire.

    Cette appli­ca­tion néces­site constam­ment d’être à jour. Elle peut être amé­lio­rée, notam­ment en pou­vant affi­cher l’historique des retraits par exemple. 

    7) Résultats attendus

    Actuel­le­ment, le pro­jet est en cours. L’analyse des besoins, les solu­tions de GMAO et l’analyse com­pa­ra­tive ont per­mis d’identifier une solu­tion répon­dant aux attentes du ser­vice biomédical.

    Les pro­chaines étapes sont la pré­sen­ta­tion du choix de la nou­velle GMAO au res­pon­sable achat et à la direc­tion pour la vali­da­tion du choix. Puis, ensuite vien­dront les négo­cia­tions entre le four­nis­seur rete­nu et le res­pon­sable achat afin de défi­nir les moda­li­tés contrac­tuelles (coût, for­ma­tion, durée du contrat…). Enfin, cette phase se ter­mi­ne­ra par le déploie­ment pro­gres­sif de la GMAO sur les dif­fé­rentes cli­niques du groupe, incluant la reprise des don­nées et la for­ma­tion des utilisateurs.

    Le bon dérou­le­ment de ces étapes est essen­tiel pour res­pec­ter le plan­ning pré­vi­sion­nel et garan­tir une mise en œuvre opti­male de la solution.

    8) Regard critique

    L’acquisition d’une nou­velle GMAO est un pro­jet stra­té­gique pour le ser­vice bio­mé­di­cal qui implique plu­sieurs par­ties pre­nantes (ingé­nieur bio­mé­di­cal, sta­giaires, tech­ni­cien). Plu­sieurs points de ce pro­jet auraient pu être amé­lio­rés afin d’’optimiser le dérou­le­ment de ce projet.

    Tout d’abord, il aurait été utile de consa­crer davan­tage de temps aux phases d’essai afin de mieux éva­luer la solu­tion de GMAO et inclure l’ensemble des per­sonnes concer­nées à tes­ter les solu­tions de GMAO.

    Ensuite, un autre point essen­tiel concerne la com­mu­ni­ca­tion entre les dif­fé­rents acteurs du pro­jet (ser­vice bio­mé­di­cal, four­nis­seurs…). Il aurait été béné­fique de mettre en place une com­mu­ni­ca­tion plus régu­lière via des réunions pla­ni­fiées avec la pré­sence de l’ensemble des par­ties pre­nantes. Cela aurait per­mis d’assurer une cohé­rence dans les décisions.

    Enfin, ce pro­jet met évi­dence l’importance de la pla­ni­fi­ca­tion et la coor­di­na­tion pour impli­quer effi­ca­ce­ment tous les acteurs concer­nés dès les pre­mières phases du projet.

    Tou­te­fois, le pro­jet avance selon le plan­ning convenu.

    IV. Bilan personnel et professionnel du stage

    Ce stage a été pour moi un grand appren­tis­sage aus­si bien sur le plan pro­fes­sion­nel que per­son­nel. J’ai pu mettre mes com­pé­tences théo­riques de bio­lo­gie et d’ingénierie de la san­té que j’ai vues tout au long de ma for­ma­tion au ser­vice du stage. De plus, j’ai pu mettre en pra­tique les com­pé­tences acquises lors de mes pré­cé­dents stages, notam­ment lors de mes inter­ven­tions techniques.

    1) Compétences/comportements acquis

    Voi­ci ci-des­sous les prin­ci­pales connais­sances, savoir-faire et savoir-être que j’ai pu acqué­rir durant ce stage (Tableau 2).

    Tableau 2 : Tableau résumant les compétences acquises (source : auteur)
    Connais­sancesSavoir-faireSavoir-être
    Dis­po­si­tifs médi­caux et appli­ca­tions cli­niques associéesInter­ven­tion tech­nique et diag­nos­tic de niveau 1 (main­te­nance curative)Sens du rela­tion­nel, com­mu­ni­ca­tion, écoute
    Pro­cé­dure d’achatMai­trise logi­ciel de GMAOGes­tion de projet
    Milieu hos­pi­ta­lierIden­ti­fi­ca­tion et réso­lu­tion de problèmesMana­ge­ment d’un technicien
    Bloc opé­ra­toireGes­tion et orga­ni­sa­tion des mis­sions par ordre de prioritéEtre réac­tive
    Capa­ci­té à ana­ly­ser la situationGrande auto­no­mie
    Suite officePoly­va­lence

    2) Compétences/comportements à acquérir

    Voi­ci ci-des­sous les prin­ci­pales connais­sances, savoir-faire et savoir-être qu’ils me res­tent à acqué­rir pour être en par­faite har­mo­nie avec mon pro­jet pro­fes­sion­nel qui est de deve­nir ingé­nieur bio­mé­di­cal. Cette liste n’est pas exhaustive.

    Tableau 3 : Tableau résumant les compétences à acquérir (source : auteur)
    Connais­sancesSavoir-faireSavoir-être
    Anglais tech­niqueCom­prendre l’impact financierMana­ger une équipe de techniciens
    Code des mar­chés publicsRéa­li­ser des main­te­nances préventives 
    For­mer les équipes sur l’utilisation des équipements 

    3) Liens avec la formation théorique

    Ce stage s’inscrit plei­ne­ment dans la conti­nui­té de ma for­ma­tion théo­rique en met­tant en pra­tique les ensei­gne­ments de la for­ma­tion dans les mis­sions de l’ingénieur bio­mé­di­cal. En effet, grâce aux ensei­gne­ments de bio­lo­gie, d’instrumentation bio­mé­di­cale et de régle­men­ta­tion des dis­po­si­tifs médi­caux, j’ai pu mobi­li­ser des connais­sances essen­tielles pour com­prendre, ana­ly­ser et répondre aux besoins tech­niques et cli­niques liés aux dif­fé­rentes missions.

    De plus, mes connais­sances en infor­ma­tiques m’ont aidé à déve­lop­per une inter­face dans le but d’aider la ges­tion du ser­vice biomédical.

    Enfin, les outils uti­li­sés lors de ma for­ma­tion ont favo­ri­sé la struc­ture de la mise en place du projet.

    Conclusion

    Au cours de ce stage, j‘ai pu déve­lop­per une poly­va­lence entre les mis­sions tech­niques, admi­nis­tra­tives et la ges­tion de pro­jet. Etant la plu­part du temps seule au ser­vice bio­mé­di­cal de la cli­nique, j’ai pu déve­lop­per mon sens des res­pon­sa­bi­li­tés en assu­rant la ges­tion des situa­tions urgentes. J’ai fait part éga­le­ment d’une grande auto­no­mie qui m’a pous­sé à prendre des déci­sions impor­tantes pour le besoin de la conti­nui­té de l’activité médi­cal. De plus j’ai pu être en contact avec dif­fé­rents ser­vices internes de la cli­nique (bloc opé­ra­toire, ser­vice de dia­lyse, d’auto-dialyse, le ser­vice tech­nique, la phar­ma­cie et la sté­ri­li­sa­tion), mais éga­le­ment avec de nom­breuses entre­prises dans le domaine des dis­po­si­tifs médi­caux (com­mer­ciaux, tech­ni­ciens, ingé­nieurs de Dra­ger, Stry­ker, DMS…).

    Ces contacts sont essen­tiels pour le déve­lop­pe­ment d’un pro­jet tel que celui de l’acquisition d’une nou­velle GMAO qui est un logi­ciel indis­pen­sable dans l’organisation et les tâches du ser­vice biomédical.

    En conclu­sion, l’ingénieur bio­mé­di­cal est un métier plu­ri­dis­ci­pli­naire. Il met à pro­fit toutes ces com­pé­tences de san­té humaines, tech­niques, infor­ma­tiques et ingé­nie­ries pour garan­tir une sécu­ri­té et qua­li­té opti­male des appa­reils. Mais éga­le­ment ses com­pé­tences de mana­ge­ment, de ges­tion de pro­jet et de négo­cia­tion. Toutes ces com­pé­tences sont mises au ser­vice de l’établissement de san­té pour garan­tir la sécu­ri­té et la fia­bi­li­té des dis­po­si­tifs médi­caux afin d’assurer la qua­li­té des soins déli­vrés aux patients.

    Références bibliographiques

    [1]         M. du Travail, de la Santé, des S. et des Familles, M. du Travail, de la Santé, et des S. et des Familles, « Les dispositifs médicaux (implants, prothèses…) », Ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, mars 2025. Consulté le : 7 mai 2025. Disponible sur : https://sante.gouv.fr/soins-et-maladies/autres-produits-de-sante/dispositifs-medicaux/article/les-dispositifs-medicaux-implants-protheses

    [2]         APEC, « Ingénieur biomédical - Fiche métier ». Consulté le : 5 mai 2025, Disponible sur : https://www.apec.fr/tous-nos-metiers/etudes-recherche-et-developpement/ingenieur-biomedical.html

    [3]         Clinique International du Parc Monceau, « Historique de la Clinique Internationale du Parc Monceau », Clinique International du Parc Monceau. Consulté le : 22 mai 2025. Disponible sur : https://www.clinique-monceau.com/fr/la-clinique/historique-de-la-clinique-monceau

    [4]         « 1er groupe de santé privé régional ALMAVIVA », ALMAVIVA Santé. Consulté le : 7 mai 2025. Disponible sur : https://www.almaviva-sante.fr/fr/groupe/presentation

    [5]         Haute Autorité de Santé (HAS), « CLINIQUE INTERNATIONALE PARC MONCEAU », février 2025. Consulté le : 22 mai 2025. Disponible sur : https://www.has-sante.fr/jcms/2704_FicheEtablissement/fr/clinique-internationale-parc-monceau

    [6]       « norme NF S99-171 - Maintenance des dispositifs médicaux - Modèles et définition pour l’établissement et la gestion du registre sécurité, qualité et maintenance d’un dispositif médical (RSQM) », Ed. Afnor, Paris, www.afnor.org, juillet 2006. Consulté le : 4 mai 2025. Disponible sur : https://www.boutique.afnor.org/fr-fr/norme/nf-s99171/maintenance-des-dispositifs-medicaux-modeles-et-definition-pour-letablissem/fa143006/27516

    [7]       « Groupement d’achats pour établissements de santé privés ». Consulté le : 24 mai 2025. Disponible sur : https://www.helpevia.fr/presentation/qui-sommes-nous.html

    [8]       « Décret n° 2001-1154 du 5 décembre 2001 relatif à l’obligation de maintenance et au contrôle de qualité des dispositifs médicaux prévus à l’article L. 5212-1 du code de la santé publique », Ed.Legifrance, Paris, JORF n°284 du 7 décembre 2001 page 19481, décembre 2001. Consulté le : 24 mai 2025. Disponible sur : https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000000222766

    [9]       « Plateforme d’énergie ValleylabTM FT10 | Covidien | Medtronic (France) », janvier 2015 Consulté le : 24 mai 2025. Disponible sur : https://www.medtronic.com/covidien/fr-fr/products/electrosurgical-hardware/valleylab-ft10-energy-platform.html

    [10]         K. ROSEBERRY, « La GMAO dans les établissements de santé et de services sociaux », Le média des responsables : Qualité, SST et ESG, décembre 2022. Consulté le : 25 mai 2025. Disponible sur : https://www.blog-qhse.com/ca/la-gmao-dans-les-etablissements-de-sante-et-de-services-sociaux

    [11]       P.-O. BRIAL, « Sourcing fournisseur : quelles sont les 5 étapes clés ? », Le Blog des experts d’achat, juin 2023 Consulté le : 31 mai 2025. Disponible sur : https://www.manutan.com/blog/fr/strategie-achats/quelles-sont-les-5-etapes-cles-pour-un-sourcing-fournisseurs-reussi

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