• Guides des bonnes pratiques de l'ingénierie biomédicale en établissement de santé : revue de synthèse

  • Sommaire

  • Avertissement

    L’accès rapide aux travaux ci-dessous visent à contribuer aux progrès et aux évolutions :

    • De l’ingénierie biomédicale en établissement de santé,
    • Des technologies et de la maîtrise des dispositifs médicaux.

    Citez vos sources quand vous les utilisez et n’hésitez pas à les partager. Bonne lecture !

    Raisons d'être

    Cet article retrace la genèse et les retours d'expérience sur les "Guides des Bonnes Pra­tiques Bio­mé­di­cales" déve­lop­pés en France depuis 2002. Elle pré­sente les élé­ments-clefs et les évo­lu­tions inter­na­tio­nales fran­co­phones des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales que les ingé­nieurs et tech­ni­ciens bio­mé­di­caux peuvent mettre en œuvre dans leurs éta­blis­se­ments de santé.

    Les bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té sont un ensemble d'activités d'achat, de main­te­nance, de contrôle qua­li­té, de for­ma­tion, de veille tech­no­lo­gique, nor­ma­tive et règle­men­taire, de vigi­lance et de sui­vi des dis­po­si­tifs médi­caux. Elles concernent les ingé­nieurs ou tech­ni­ciens bio­mé­di­caux exer­çant dans les hôpi­taux, cli­niques ou autres struc­tures exploi­tant des dis­po­si­tifs médi­caux, que ce soit à un niveau local indi­vi­dua­li­sé ou à un niveau ter­ri­to­rial dans un grou­pe­ment d'établissements.

    Les Bonnes Pra­tiques Bio­mé­di­cales visent à aider les acteurs bio­mé­di­caux à contri­buer à la qua­li­té et à la sécu­ri­té des dis­po­si­tifs médi­caux mis à dis­po­si­tion des soi­gnants afin que les patients béné­fi­cient des meilleurs soins pos­sibles via les tech­no­lo­gies de san­té accessibles.

    Pour cela, le meilleur de l'état de l'art est iden­ti­fié par des pairs volon­taires ayant une expé­rience pro­fes­sion­nelle appro­fon­die des métiers de l'ingénierie bio­mé­di­cale en éta­blis­se­ment de san­té. Après concer­ta­tion et vali­da­tion col­lec­tives, cet état de l'art est publié dans un Guide des Bonnes Pra­tiques Bio­mé­di­cales et dif­fu­sé le plus lar­ge­ment possible.

    Les démarches et tra­vaux col­lec­tifs ont été sou­vent orches­trés par l'auteur, ensei­gnant-cher­cheur à l'Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne, dans le cadre de recherches pré-nor­ma­tives et d'enseignements en ingé­nie­rie bio­mé­di­cale et en mana­ge­ment de la qua­li­té.


    Guide biomédical (2002)

    Le 1er Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té est édi­té en novembre 2002 dans la revue ITBM-RBM News de l'éditeur Else­vier [1].

    Trois asso­cia­tions pro­fes­sion­nelles d'ingénieurs et de tech­ni­ciens bio­mé­di­caux fran­çais ont vali­dé ce guide avec la contri­bu­tion de 45 co-auteurs :

    Ce guide a été conçu après avoir dres­sé le constat, à par­tir des années 2000, des dif­fi­cul­tés pour les ser­vices bio­mé­di­caux fran­çais de déve­lop­per et main­te­nir des cer­ti­fi­ca­tions ISO 9001 "Mana­ge­ment de la Qua­li­té" depuis les pre­mières obte­nues en 1997 (voir [3] dans les références) :

    • Par exemple, la dif­fi­cul­té de décryp­ter les exi­gences nor­ma­tives sou­vent abs­conses pour les trans­for­mer en actions et résul­tats com­pré­hen­sibles par les ingé­nieurs et tech­ni­ciens bio­mé­di­caux néo­phytes en culture et lan­gage de la qualité. 
    • Ega­le­ment, la dif­fi­cul­té à consa­crer le temps néces­saire pour rédi­ger des manuels, pro­cé­dures, enre­gis­tre­ments asso­ciés à la "Cer­ti­fi­ca­tion Qua­li­té". Ce temps peut-être esti­mé "impro­duc­tif" et au détri­ment des actions tech­niques, tou­jours prio­ri­taires, de main­te­nance et de contrôle qua­li­té des dis­po­si­tifs médi­caux dont le ser­vice bio­mé­di­cal a la charge.
    • Enfin, le peu d'appui en res­sources et en recon­nais­sance de la part des hié­rar­chies, Direc­tions ou Tutelles des éta­blis­se­ments de san­té, aux­quelles sont rat­ta­chés les ser­vices biomédicaux.

    Face à ce constat, les ini­tia­teurs du pro­jet ont visé de rédi­ger col­lec­ti­ve­ment un ensemble de bonnes pra­tiques "par" et "pour" les acteurs bio­mé­di­caux en éta­blis­se­ment de santé :

    • Aucune sub­ven­tion publique ou aide finan­cière pri­vée n'a été sol­li­ci­tée afin de gar­der la "neu­tra­li­té" néces­saire à la future légi­ti­mi­té pro­fes­sion­nelle sou­hai­tée pour les Guides Biomédicaux.
    • Les mots uti­li­sés sont direc­te­ment ceux de la pro­fes­sion afin de rendre les bonnes pra­tiques direc­te­ment appli­cables. Pour cela ce sont les acteurs bio­mé­di­caux eux-mêmes qui pro­posent les conte­nus des bonnes pra­tiques via des inter­ac­tions numé­riques et une orches­tra­tion unique de la part de l'UTC.
    • L'amélioration conti­nue, qui est la base de toute démarche qua­li­té, est inté­grée dans la struc­ture même des guides des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales afin de faci­li­ter le che­mi­ne­ment vers des cer­ti­fi­ca­tions ulté­rieures de type ISO 9001. En cela, les com­pé­tences de l'auteur en mana­ge­ment de la qua­li­té ont été exploi­tées avec l'aide des nom­breux étu­diants qui ont par­ti­ci­pé à l'évolution conti­nue des pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de santé.

    Structure

    Le Guide bio­mé­di­cal 2002 pré­sente les bonnes pra­tiques selon 2 caté­go­ries s'adressant :

    • soit aux ingé­nieurs et res­pon­sables des ser­vices bio­mé­di­caux avec les Bonnes Pra­tiques Fonc­tion­nelles (BPF),
    • soit aux tech­ni­ciens bio­mé­di­caux avec les Bonnes Pra­tiques Opé­ra­tion­nelles (BPO).

    BONNES PRATIQUES FONCTIONNELLES (BPF)

    Les BPF sont struc­tu­rées selon un cycle d'amélioration conti­nue garan­tis­sant un pro­grès per­ma­nent des acti­vi­tés selon les retours d'expérience et les évo­lu­tions du métier.

    • BPF-01 : missions
    • BPF-02 : objectifs
    • BPF-03 : mesures
    • BPF-04 : améliorations

    BONNES PRATIQUES OPÉRATIONNELLES (BPO)

    Les BPO expli­citent com­ment atteindre les objec­tifs des BPF en allant du plus "abs­trait" (BPO-01) au plus "concret" (BPO-06)

    • BPO-01 : pro­ces­sus de ges­tion des inter­faces avec les services
    • BPO-02 : pro­ces­sus de ges­tion des risques et de la qualité
    • BPO-03 : pro­ces­sus de ges­tion du personnel
    • BPO-04 : pro­ces­sus de ges­tion des locaux
    • BPO-05 : pro­ces­sus de ges­tion et de sui­vi des maté­riels tech­niques et équi­pe­ments de contrôle, de mesure et d’essai
    • BPO-06 : pro­ces­sus de ges­tion et de sui­vi des dis­po­si­tifs médicaux

    Auto-évaluation

    Un outil de diag­nos­tic libre d'usage a été publié en 2004 suite à des tra­vaux d'étudiants en DESS Tech­no­lo­gies Bio­mé­di­cales Hos­pi­ta­lières de l'UTC [2].

    Cet outil est basé sur un tableur Excel® pré­for­ma­té pour les 28 bonnes pra­tiques décli­nées en 117 pro­ces­sus.

    Il per­met une éva­lua­tion rapide et l'obtention immé­diate du résul­tat sous forme d'un graphe radar pré­sen­tant en un coup d'œil les scores des 28 bonnes pratiques.

    Avec cet outil de diag­nos­tic de nom­breux ser­vices bio­mé­di­caux fran­çais ont pu éva­luer leurs pra­tiques de 2004 à 2007. En garan­tis­sant la confi­den­tia­li­té des réponses, des moyennes ont pu être cal­cu­lées et com­mu­ni­quées pério­di­que­ment auprès des pro­fes­sion­nels lors des jour­nées tech­niques bio­mé­di­cales orga­ni­sées annuel­le­ment par l'AFIB ou l'AAMB.

    Ces com­pa­rai­sons ("bench­marks") ont mon­tré que les démarches qua­li­té abou­tis­sant à une cer­ti­fi­ca­tion ISO 9001 favo­ri­saient gran­de­ment le res­pect des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales et que des pro­grès signi­fi­ca­tifs dans le mana­ge­ment ont été accom­plis entre 2004 et 2007.

    Adaptation Québécoise (2005)

    Grâce à l'autorisation don­née en 2004 de dif­fu­sion libre du Guide bio­mé­di­cal 2002 par l'éditeur Else­vier et les asso­cia­tions co-autrices (AFIB, AAMB et ATD), les ingé­nieurs bio­mé­di­caux qué­bé­cois ont pu le décou­vrir sur le web accom­pa­gné de son outil de diagnostic.

    L'Asso­cia­tion des Phy­si­ciens et Ingé­nieurs Bio­mé­di­caux Qué­be­cois (APIBQ) s'est alors mon­trée très inté­res­sée à entre­prendre une démarche simi­laire afin de démon­trer les com­pé­tences maî­tri­sées de ses adhé­rents et d'augmenter leur recon­nais­sance auprès des direc­tions et tutelles de leurs éta­blis­se­ments de santé. 

    Les contacts ini­tiaux réa­li­sés à Mont­réal en juillet 2004 à l'invitation de l'APIBQ ont per­mis de cer­ner les avan­tages struc­tu­rels du Guide 2002 et la méthode pour l'adapter rapi­de­ment au contexte québécois.

    Ain­si, en juin 2005, l'adaptation qué­bé­coise du Guide des Bonnes Pra­tiques Bio­mé­di­cales est édi­tée et dif­fu­sée par l'APIBQ avec son outil de diag­nos­tic en fichier Excel® :

    La dyna­mique pro­fes­sion­nelle a été main­te­nue grâce à des retours pério­diques faits à la com­mu­nau­té bio­mé­di­cale soit par des com­mu­ni­ca­tions lors de leurs Jour­nées Tech­niques annuelles, soit par des publi­ca­tions dans la revue IRBM News, dédiée à l'ingénierie bio­mé­di­cale et lue tout autant par les tech­ni­ciens que par les ingé­nieurs biomédicaux.

    Entre 2002 et 2009, les retours d'expérience ont mon­tré les pro­grès accom­plis et les évo­lu­tions néces­saires pour une mise à jour du Guide 2002.

    Publications associées

    De nom­breux tra­vaux ont ensuite été publiés sur les retours d'expérience de ce pre­mier guide bio­mé­di­cal de 2002. Ceux-ci sont acces­sibles libre­ment et gra­tui­te­ment ci-des­sous dans leurs ver­sions "pre-print" en confor­mi­té avec les règles des éditeurs.

    Guide biomédical (2011)

    Le second Guide des bonnes pra­tiques de l'ingénierie bio­mé­di­cale en éta­blis­se­ment de san­té est édi­té en 2011 en ouvrage indé­pen­dant aux édi­tions Lexi­tis [22].

    L'autorisation de dif­fu­sion publique a été don­née par l'éditeur en novembre 2017 afin de contri­buer à sa large dif­fu­sion auprès des pro­fes­sion­nels biomédicaux.

    Il est le résul­tat de 2 ans de tra­vaux col­lec­tifs menés de 2009 à 2011 et intègre les retours d'expérience du 1er guide dont il reprend envi­ron 80% des anciens conte­nus en les amé­lio­rant et en les approfondissant.

    Il uti­lise le mot "ingé­nie­rie bio­mé­di­cale" dans son titre afin de faci­li­ter auprès de tout public néo­phyte une com­pré­hen­sion directe du sec­teur d'application des bonnes pra­tiques : il n'est ni "bio­lo­gique", ni "médi­cal" mais en lien avec les aspects tech­no­lo­giques des dis­po­si­tifs médi­caux exploi­tés en éta­blis­se­ment de santé.

    Après le suc­cès du 1er guide bio­mé­di­cal et de son adap­ta­tion qué­bé­coise, huit asso­cia­tions pro­fes­sion­nelles d'ingénieurs et de tech­ni­ciens bio­mé­di­caux fran­co­phones ont par­ti­ci­pé à la rédac­tion et vali­dé ce 2ème guide bio­mé­di­cal 2011 avec la contri­bu­tion de 90 co-auteurs :

    1. Asso­cia­tion Fran­çaise des Ingé­nieurs Bio­mé­di­caux (AFIB)
    2. Asso­cia­tion des Agents de Main­te­nance Bio­mé­di­cale (AAMB)
    3. Asso­cia­tion des Tech­ni­ciens de Dia­lyse (ATD)
    4. Asso­cia­tion natio­nale des cadres et experts tech­niques hos­pi­ta­liers (H360)
    5. Asso­cia­tion des Phy­si­ciens et Ingé­nieurs Bio­mé­di­caux du Qué­bec (APIBQ)
    6. Asso­cia­tion des Tech­no­logues en Génie Bio­Mé­di­cal (ATGBM)
    7. Asso­cia­tion Fran­co­phone Inter hos­pi­ta­lière Tech­ni­ciens Bio­mé­di­caux de Bel­gique (AFITEB)
    8. Asso­cia­tion Fran­co­phone des Pro­fes­sion­nels des Tech­no­lo­gies de San­té (AFPTS)

    Structure

    Le guide 2011 sim­pli­fie le nombre de bonnes pra­tiques à 9 et le nombre de pro­ces­sus à 48, tout en per­met­tant un usage adap­té à l'international et un accès aux acti­vi­tés connexes mais hété­ro­gènes qui peuvent incom­ber aux ser­vices biomédicaux.

    Il exploite pour cela le concept d'une Bonne Pra­tique Géné­rique (BPG) struc­tu­rée en 3 phases simples à mémo­ri­ser et direc­te­ment asso­ciées à un cycle d'amélioration conti­nue, les "3 S" de :

    • SENS : afin de défi­nir et d'expliciter les rai­sons d'être des acti­vi­tés biomédicales
    • SOUTIEN : afin d'identifier les res­sources maté­rielles et imma­té­rielles néces­saires au suc­cès des activités
    • SUIVI : afin de pré­ci­ser les pro­ces­sus et acti­vi­tés à réa­li­ser et com­ment mesu­rer leur per­for­mance sur les 3 dimen­sions Effi­ca­ci­té, Effi­cience et Qua­li­té perçue

    La struc­ture du Guide bio­mé­di­cal 2011 est décli­née en toute cohé­rence selon les "3 S" pour ses 9 bonnes pratiques :

    SENS - Bonnes Pratiques de Management (BPM)

    • BPM 1 : Mana­ger le ser­vice et la communication
    • BPM 2 : Mana­ger la mesure du succès
    • BPM 3 : Mana­ger l’innovation et le progrès

    SOUTIEN - Bonnes Pratiques d’Organisation (BPO)

    • BPO 1 : Orga­ni­ser les interfaces
    • BPO 2 : Orga­ni­ser la qua­li­té attendue
    • BPO 3 : Orga­ni­ser les ressources

    SUIVI - Bonnes Pratiques de Réalisation (BPR)

    • BPR 1 : Réa­li­ser les acti­vi­tés support
    • BPR 2 : Réa­li­ser la ges­tion des dis­po­si­tifs médicaux
    • BPR 3 : Réa­li­ser les acti­vi­tés connexes en ingé­nie­rie biomédicale

    Cha­cune des 9 bonnes pra­tiques est elle-même décli­née et détaillée selon les "3 S" :

    • SENS : Défi­ni­tion, Enjeux, Objec­tifs, Inno­va­tion et pro­grès asso­ciés à la bonne pratique,
    • SOUTIEN : Par­ties-pre­nantes, res­sources géné­riques internes et externes à l'établissement, res­sources spé­ci­fiques selon les pays,
    • SUIVI : Car­to­gra­phie et expli­ci­ta­tion des pro­ces­sus, indi­ca­teurs de per­for­mance en "effi­ca­ci­té", "effi­cience" et "qua­li­té perçue".

    Par rap­port à celle du Guide 2002, la nou­velle struc­ture ori­gi­nale des "3 S" pour le Guide 2011 per­met des cor­res­pon­dances directes avec les meilleurs réfé­ren­tiels qua­li­té inter­na­tio­naux cités et illus­trés ci-dessous :

    Ceci peut induire et faci­li­ter des dyna­miques de pro­grès valo­ri­sées par des cer­ti­fi­ca­tions ou des recon­nais­sances inter­na­tio­nales pour les ser­vices bio­mé­di­caux ayant une matu­ri­té suf­fi­sante sur les bonnes pra­tiques biomédicales.

    Activités Connexes à l'Ingénierie Biomédicale

    Les acti­vi­tés connexes en ingé­nie­rie bio­mé­di­cale intègrent toute bonne pra­tique qui pour­rait être mise en œuvre par un ser­vice bio­mé­di­cal par­ti­cu­lier en cohé­rence avec son contexte, mais qui n'est pas néces­sai­re­ment appli­cable, utile ou per­ti­nente pour d'autres ser­vices biomédicaux.

    C'est un moyen simple et inno­vant pour rendre "agile" un réfé­ren­tiel métier qui peut ain­si s'adapter aux mul­tiples contextes bio­mé­di­caux dif­fé­rents, aux pra­tiques spé­ci­fiques à cer­tains et per­ti­nentes à valo­ri­ser et aux évo­lu­tions du métier de l'ingénierie biomédicale.

    Le guide bio­mé­di­cal 2011 intègre direc­te­ment 3 Bonnes Pra­tiques d'Activités Connexes (BPAC), dont les conte­nus ont été publiés anté­rieu­re­ment. Leurs conte­nus extraits du Guide 2011 sont dis­po­nibles libre­ment ci-des­sous :

    Auto-évaluation

    Pour éva­luer le niveau de res­pect des bonnes pra­tiques, un outil de diag­nos­tic est dis­po­nible en accès libre. Il est conçu à par­tir d'un tableur Excel® pré­for­ma­té et semi-auto­ma­ti­sé dont chaque onglet peut ser­vir d'enregistrement qua­li­té et de preuve pour des audits internes ou externes.

    Les échelles d'évaluation sont nuan­cées et uti­lisent à la fois la "véra­ci­té" pour éva­luer le niveau de réa­li­sa­tion des actions et la "matu­ri­té" pour éva­luer le niveau de maî­trise des pro­ces­sus, ce der­nier point étant recom­man­dé par la majo­ri­té des réfé­ren­tiels qua­li­té internationaux.

    L'outil de diag­nos­tic per­met une éva­lua­tion rapide et l'obtention immé­diate du résul­tat sous forme d'un graphe radar pré­sen­tant en un coup d'œil les scores des 9 bonnes pra­tiques et 48 processus. 

    Pour mini­mi­ser les effets de la sub­jec­ti­vi­té humaine, l'évaluation peut se faire indi­vi­duel­le­ment ou col­lec­ti­ve­ment jusqu'à 5 per­sonnes ou groupes dif­fé­rents. Les résul­tats pré­sentent à la fois la moyenne des éva­lua­tions indé­pen­dantes réa­li­sées et les écarts-types dont l'analyse, en cas de diver­gence impor­tante entre les éva­lua­teur, peut être riche de sources de pro­grès internes.

    Si les résul­tats sont pro­bants, il est pos­sible d'éditer une décla­ra­tion de confor­mi­té pré­for­mé­tée selon la norme inter­na­tio­nale ISO 17050 "Éva­lua­tion de la confor­mi­té - Décla­ra­tion de confor­mi­té du four­nis­seur - Par­tie 1 : exi­gences géné­rales" condui­sant rapi­de­ment et gra­tui­te­ment une recon­nais­sance dite "1ère partie" :

    Il est pro­po­sé en télé­char­ge­ment sur le site de l'éditeur [23] avec un mode d'emploi détaillé et illus­tré dans l'Addenda 2013 [24] du guide de 2011.

    Publications associées

    L'ADDENDA 2013 du Guide 2011 des bonnes pra­tiques de l’ingénierie bio­mé­di­cale en éta­blis­se­ment de san­té [24] détaille le mode d'emploi de l'outil de diag­nos­tic ain­si que 2 nou­velles bonnes pra­tiques d'activités connexes (BPAC 4 et 5), dis­po­nibles libre­ment ci-des­sous après extrac­tion de l'ADDENDA 2013 :

    En 2019, une 6ème BPAC a été publiée afin de prendre en compte l'évolution du sys­tème de san­té fran­çais en Grou­pe­ments Hos­pi­ta­liers de Ter­ri­toires (GHT). Les publi­ca­tions affé­rentes sont dis­po­nibles en pre-print :

    L'outil de diag­nos­tic affé­rent à la BPAC 6 est pro­po­sé gra­tui­te­ment en télé­char­ge­ment sur le site web de capi­ta­li­sa­tion des tra­vaux du Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té de l'UTC :

    En plus d'un fichier Excel® pré­for­ma­té et semi-auto­ma­ti­sé, une décou­verte rapide de la BPAC 6 est dis­po­nible sous forme d'une car­to­gra­phie inter­ac­tive.

    Autres tra­vaux publiés en lien avec le guide bio­mé­di­cal 2011 (pre-print en gras):

    Références bibliographiques

    [1] Gil­bert Farges, Gene­viève Wahart, Jean-Marc Denax, Hubert Métayer, « Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té », ITBM RBM News, Else­vier, vol. 23, no Sup­pl 2,‎ novembre 2002, p. 32 (https://doi.org/10.1016/S1297-9570(02)80019-X ; https://doi.org/10.1016/S1297-9570(02)80015-2 ; https://doi.org/10.1016/S1297-9570(02)80018-8)

    [2] Anne Guyard, Laurent Tamames, « Contri­bu­tion à une démarche de vali­da­tion en bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té : la grille d'évaluation », Pro­jet DESS "Tech­no­lo­gies Bio­mé­di­cales Hos­pi­ta­lières", UTC, 2003-2004

    [3] Gil­bert Farges, « Nais­sance du guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té », ITBM-RBM News, vol. 24, no 1, p. 5–9, février 2003, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(03)80001-8

    [4] Gil­bert Farges, « Pre­miers retours d’expérience du « Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té », ITBM-RBM News, vol. 25, no 1, p. 5–9, février 2004, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(04)80003-7

    [5] Anne Guyard, Laurent Tamames, Gil­bert Farges, « Contri­bu­tion à la démarche de vali­da­tion en “bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales” : la grille d’évaluation », ITBM-RBM News, vol. 25, no 2, p. 3–6, avril 2004, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(04)80018-9

    [6] D. Bat­tin, E. Béren­ger, G. Farges, « Vali­da­tion d’un ser­vice en « bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales : les voies pos­sibles », ITBM-RBM News, vol. 25, no 3, p. 8–9, juin 2004, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(04)80024-4

    [7] Syl­vain Debeux, Didier Fer­ron, Gil­bert Farges, « Pro­po­si­tion de « bonne pra­tique : contrôle qua­li­té interne en mam­mo­gra­phie ana­lo­gique de dépis­tage sys­té­ma­tique », ITBM-RBM News, vol. 25, no 4, p. 8–10, sep­tembre 2004, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(04)80036-0

    [8] Paul Damien Cha­teau Nau­let, Hélène Viard, Gil­bert Farges, « Ana­lyse de pra­tiques bio­mé­di­cales à l’étranger : les pré­mices d’un réseau bio­mé­di­cal hos­pi­ta­lier inter­na­tio­nal ? », ITBM-RBM News, vol. 26, no 2, p. 22–24, avril 2005, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(05)80031-7

    [9] Chris­tophe Petit, Alain Dona­dey, Gil­bert Farges, Thier­ry Gigout, « Contri­bu­tion métho­do­lo­gique aux bonnes pra­tiques en contrôle qua­li­té des ven­ti­la­teurs arti­fi­ciels en usage hos­pi­ta­lier », ITBM-RBM, vol. 26, no 1, p.110–116, jan­vier 2005, https://doi.org/10.1016/j.rbmret.2004.11.017

    [10] A. Richard, A. Viol­let, B. Her­nan­dez, et G. Farges, « Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té : Un outil qui atteint son objec­tif ? », ITBM-RBM News, vol. 26, no 3–4, p. 28–30, juin-juillet 2005, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(05)80008-1

    [11] G. Farges, « Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té : retours d’expérience 2004 », ITBM-RBM News, vol. 26, no 3–4, p. 31–34, juin-juillet 2005, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(05)80009-3

    [12] Jean-Bap­tiste Beck, Daniel Da Sil­va, Cyril Des­reu­maux, Gil­bert Farges, « Pro­po­si­tion d’une bonne pra­tique opé­ra­tion­nelle : pré­ven­tion des risques pour le per­son­nel au ser­vice bio­mé­di­cal », ITBM-RBM News, vol. 26, no 5, p. 11–14, octobre 2005, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(05)80035-4

    [13] Kaw­tar Meg­diche, Céline Viva­rel­li, Marouane Sbai, Julien Koeh­ler, Gil­bert Farges, « Pro­po­si­tion d’une bonne pra­tique en coopé­ra­tion inter­na­tio­nale bio­mé­di­cale », ITBM-RBM News, vol. 26, no 6, p. 13–16, décembre 2005, https://doi.org/10.1016/S1297-9570(05)80043-3

    [14] Gaël Batan, Muriel Dos­sou, Mathieu Dupin, José Gon­za­lez, Gil­bert Farges, « Pro­po­si­tion d’une nou­velle bonne pra­tique rela­tive à l’encadrement et l’accueil d’un sta­giaire », IRBM News, vol. 28, no 1–2, p. 7–11, mars 2007, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(07)80563-3

    [15] Gil­bert Farges, « Gui­chet unique sur le Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales : un pro­jet inter­as­so­cia­tif », IRBM News, vol. 28, no 3, p. 9–13, sep­tembre 2007, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(07)80576-1

    [16] G. Farges, « Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales : évo­lu­tions 2004–2007 et pers­pec­tives d’une ver­sion 2 », IRBM News, vol. 28, no 4, p. 7–12, novembre 2007, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(07)80587-6

    [17] Véro­nique Arfib, Clo­thilde Driard, Fabrice Hanoo­mie, Myriam Plan­te­vin, Gil­bert Farges, « Com­ment amé­lio­rer la confiance dans l’autodiagnostic asso­cié au Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales ? », IRBM News, vol. 29, no 2, p. 8–10, mai 2008, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(08)73439-4

    [18] Ludo­vic Bedos, Régis Jun­qua, Jean-Chris­tophe Rou­det, Gil­bert Farges, « Réflexions sur une nou­velle struc­ture du Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té », IRBM News, vol. 29, no 5, p. 3–6, novembre 2008, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(08)75562-7

    [19] Gil­bert Farges, « Ensei­gne­ments 2003–2008 et pro­jet v2010 du Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales en éta­blis­se­ment de san­té », IRBM News, vol. 29, no 6, p. 3–9, novembre 2008, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(08)75472-5

    [20] Flo­rian Mide­net, Jean-Michel Rabier, Gna­mien Omer Boni, Gil­bert Farges, « Pro­po­si­tion d’une nou­velle struc­ture pour le guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales ver­sion 2010 », IRBM News, vol. 30, no 1, p. 3–6, mars 2009, https://doi.org/10.1016/S1959-7568(09)70001-X

    [21] Adil Bahi, Vincent Bon­ne­ton, Marie-Eve­line Cauf­fy-Akis­si, Her­vé Gau­tier, Gil­bert Farges, « Guide des bonnes pra­tiques bio­mé­di­cales ver­sion 2 : com­pa­ti­bi­li­té, pro­gres­si­vi­té et sim­pli­ci­té », IRBM News, vol. 31, no 4, p. 5–10, sept. 2010, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2010.03.002

    [22] Gil­bert Farges et al., Guide des bonnes pra­tiques de l’ingénierie bio­mé­di­cale en éta­blis­se­ment de san­té, Les Pra­tiques de la Per­for­mance. Paris : Edi­tions Lexi­tis, 2011, ISBN : 978-2-36233-027-8

    [23] Gil­bert Farges, « Outil de diag­nos­tic pour le guide bio­mé­di­cal 2011 », dis­po­nible sur le site Lexi­tis, 2013 

    [24] Gil­bert Farges et al., Adden­da 2013 au Guide 2011 des bonnes pra­tiques de l’ingénierie bio­mé­di­cale en éta­blis­se­ment de san­té. Paris : Edi­tions Lexi­tis, 2013, ISBN : 978-2-36233-106-0

    [25] Nou­velle Bonne Pra­tique d’Activités Connexes BPAC 6 : Ingé­nie­rie Bio­mé­di­cale au sein d’un Grou­pe­ment Hos­pi­ta­lier de Ter­ri­toire en France - Edi­to­riaux, Gil­bert Farges, Gene­viève Gaschard, Isa­belle Cha­chi­gnon, IRBM News, 2019, Vol. 40, n°5, 2 pages, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2019.07.003

    [26] Nou­velle Bonne Pra­tique d’Activités Connexes BPAC 6 : Ingé­nie­rie Bio­mé­di­cale au sein d’un Grou­pe­ment Hos­pi­ta­lier de Ter­ri­toire en France - Par­tie 1 : Enjeux et éla­bo­ra­tion, Amé­lie Paquet, Keer­ti­ka Siva­ku­mar, Gil­bert Farges, IRBM News, 2019, Vol. 40, n°5, 4 pages, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2019.07.002

    [27] Gil­bert Farges et al., « Nou­velle bonne pra­tique d’activités connexes BPAC 6 : ingé­nie­rie bio­mé­di­cale au sein d’un grou­pe­ment hos­pi­ta­lier de ter­ri­toire en France. Par­tie 2 : conte­nu », IRBM News, vol. 40, no 5,‎ 1er octobre 2019, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2019.07.004

    [28] Fabio­la Bel­lo, Camille Caus­sette, Jade Drouet, “Ingé­nie­rie bio­mé­di­cale au sein d’un GHT en France : appro­pria­tion”, Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Par­cours Tech­no­lo­gies Bio­mé­di­cales et Ter­ri­toires de San­té (TBTS) et Dis­po­si­tifs Médi­caux et Affaires Régle­men­taires (DMAR), Mémoire de pro­jet, jan­vier 2020, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids035

    [29] Fabio­la Bel­lo, Camille Caus­sette, Jade Drouet, Gil­bert Farges, Outils pour l’ingénierie bio­mé­di­cale au sein d’un GHT : s’approprier la BPAC n°6,, IRBM News, 2020, Vol. 41, n°2, 5 pages, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2020.100242

    [30] Her­vé Jac­que­moud, Lucie Garet, D. Gouillon, « Retour d’expérience sur la mise en place du Guide des bonnes pra­tiques en ingé­nie­rie bio­mé­di­cale pour les éta­blis­se­ments de san­té "ver­sion 2011" », ITBM RBM News, Else­vier, Volume 34, Issues 5–6, Octo­ber 2013, Pages 144-149, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2013.08.004

    [31] Ghis­lain Pénis­son, Fati­ma Zah­ra Mes­ki­ni et Gil­bert Farges, « Bilan de l’usage des bonnes pra­tiques en ingé­nie­rie bio­mé­di­cale », IRBM News, vol. 35, no 5,‎ 1er novembre 2014, p. 153–156, https://doi.org/10.1016/j.irbmnw.2014.10.004

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