IDS340 – Validation Réglementaire des supports Promotionnels des Dispositifs Médicaux : Cadre, méthodologie et enjeux

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A rap­pe­ler pour tout usage : F-Z. Zimar, « Vali­da­tion Régle­men­taire des sup­ports Pro­mo­tion­nels des Dis­po­si­tifs Médi­caux : Cadre, métho­do­lo­gie et enjeux », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire d'apprentissage, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS340, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids340/

Résumé

Ce rap­port d’apprentissage pré­sente les tra­vaux réa­li­sés au sein de B. Braun Medi­cal France dans le cadre de mon alter­nance au sein de la Direc­tion des Opé­ra­tions Régle­men­taires et Phar­ma­ceu­tiques (DORP), plus par­ti­cu­liè­re­ment au sein des ser­vices Affaires Régle­men­taires et Assu­rance Qua­li­té.
Les mis­sions qui m’ont été confiées m’ont per­mis de par­ti­ci­per au main­tien de la confor­mi­té régle­men­taire des dis­po­si­tifs médi­caux com­mer­cia­li­sés par l’entreprise ain­si qu’aux acti­vi­tés d’amélioration conti­nue du sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té. Par­mi ces mis­sions, la vali­da­tion régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels a consti­tué le sujet prin­ci­pal de ce mémoire.
Dans un contexte régle­men­taire mar­qué par l’application du règle­ment (UE) 2017/745 rela­tif aux dis­po­si­tifs médi­caux (MDR) ain­si que par les exi­gences spé­ci­fiques du Code de la San­té Publique enca­drant la publi­ci­té des dis­po­si­tifs médi­caux, cette mis­sion vise à garan­tir que les infor­ma­tions dif­fu­sées par l’entreprise soient conformes, objec­tives, véri­fiables et adap­tées au public des­ti­na­taire.
Après avoir pré­sen­té le contexte régle­men­taire appli­cable aux sup­ports pro­mo­tion­nels, ce rap­port décrit le pro­ces­sus interne de vali­da­tion mis en oeuvre chez B. Braun Medi­cal France ain­si que la métho­do­lo­gie adop­tée pour acqué­rir pro­gres­si­ve­ment les com­pé­tences néces­saires à cette acti­vi­té. Plu­sieurs exemples concrets de non-confor­mi­tés iden­ti­fiées lors de la relec­ture de sup­ports pro­mo­tion­nels illus­trent l’application pra­tique des exi­gences régle­men­taires et l’importance de cette mis­sion dans la maî­trise du risque régle­men­taire.
Cette expé­rience m’a per­mis de déve­lop­per des com­pé­tences tech­niques en Affaires Régle­men­taires et Assu­rance Qua­li­té, mais éga­le­ment des com­pé­tences trans­ver­sales en com­mu­ni­ca­tion, ges­tion docu­men­taire, tra­vail col­la­bo­ra­tif et ana­lyse cri­tique. Elle a ain­si confir­mé mon inté­rêt pour les métiers de la confor­mi­té régle­men­taire dans le sec­teur des dis­po­si­tifs médicaux.

Abstract

This appren­ti­ce­ship report pre­sents the work car­ried out at B. Braun Medi­cal France within the Regu­la­to­ry and Phar­ma­ceu­ti­cal Ope­ra­tions Depart­ment (DORP), spe­ci­fi­cal­ly in the Regu­la­to­ry Affairs and Qua­li­ty Assu­rance depart­ments.
The assi­gn­ments entrus­ted to me enabled me to contri­bute to the regu­la­to­ry com­pliance of medi­cal devices mar­ke­ted by the com­pa­ny and to par­ti­ci­pate in the conti­nuous impro­ve­ment of the Qua­li­ty Mana­ge­ment Sys­tem. Among these acti­vi­ties, the regu­la­to­ry review and appro­val of pro­mo­tio­nal Medi­cal Devices was selec­ted as the main topic of this report.
In a regu­la­to­ry envi­ron­ment sha­ped by Regu­la­tion (EU) 2017/745 on Medi­cal Devices (MDR) and by the French legal fra­me­work gover­ning medi­cal device adver­ti­sing, this mis­sion aims to ensure that all infor­ma­tion dis­se­mi­na­ted by the com­pa­ny is com­pliant, objec­tive, veri­fiable and appro­priate for its inten­ded audience.
After pre­sen­ting the regu­la­to­ry fra­me­work appli­cable to pro­mo­tio­nal Medi­cal Devices, this report des­cribes the inter­nal vali­da­tion pro­cess imple­men­ted at B. Braun Medi­cal France as well as the metho­do­lo­gy used to pro­gres­si­ve­ly acquire the tech­ni­cal and regu­la­to­ry skills requi­red for this acti­vi­ty. Seve­ral prac­ti­cal examples of non-com­pliances iden­ti­fied during pro­mo­tio­nal mate­rial reviews illus­trate the impor­tance of regu­la­to­ry vali­da­tion in redu­cing com­pliance risks and ensu­ring reliable com­mu­ni­ca­tion.
This appren­ti­ce­ship pro­vi­ded me with valuable expe­rience in Regu­la­to­ry Affairs and Qua­li­ty Assu­rance while streng­the­ning my com­mu­ni­ca­tion, docu­ment mana­ge­ment, ana­ly­ti­cal and cross-func­tio­nal col­la­bo­ra­tion skills. It also confir­med my inter­est in pur­suing a career in the regu­la­to­ry field of medi­cal devices.

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La preuve avant la promesse : validation des documents promotionnels
dans le secteur des dispositifs médicaux

Remerciements

Je tiens tout d’abord à adres­ser mes sin­cères remer­cie­ments à B. Braun Groupe pour m’avoir offert cette pré­cieuse oppor­tu­ni­té pro­fes­sion­nelle, qui repré­sente une étape déter­mi­nante dans mon par­cours et m’a per­mis d’évoluer dans un envi­ron­ne­ment riche en appren­tis­sages.
Je remer­cie tout par­ti­cu­liè­re­ment B. Braun Medi­cal France pour son accueil cha­leu­reux, son pro­fes­sion­na­lisme et les condi­tions favo­rables mises en place pour faci­li­ter mon inté­gra­tion au sein de l’entreprise.

Je sou­haite expri­mer ma pro­fonde gra­ti­tude à mes tuteurs d’entreprise, Madame Isa­belle Lopez et Mon­sieur Ema­nuel Da Sil­va, pour leur dis­po­ni­bi­li­té, leur bien­veillance et leur écoute constante. Cha­cun d’eux a su m’accompagner avec atten­tion et m’apporter un sou­tien pré­cieux tout au long de mon par­cours.
Mes remer­cie­ments vont éga­le­ment à toute l’équipe, et plus spé­cia­le­ment à mes col­lègues du ser­vice DORP, pour leur aide, leur esprit d’équipe et l’environnement de tra­vail moti­vant qu’ils ont su créer.

Je remer­cie vive­ment mon tuteur aca­dé­mique, Mon­sieur Jean-Mat­thieu Prot, pour son enca­dre­ment, ses conseils avi­sés et son sui­vi tout au long de cette expé­rience.
Enfin, je tiens à remer­cier mes ensei­gnantes, Madame Isa­belle Claude et Madame Julie Fol­let, pour leur accom­pa­gne­ment péda­go­gique, leur sou­tien et la qua­li­té de leur enseignement.

Je sou­haite enfin adres­ser une pen­sée toute par­ti­cu­lière à ma petite famille, qui consti­tue depuis tou­jours le pre­mier sou­tien de ma car­rière comme de ma vie per­son­nelle. Leur confiance, leurs encou­ra­ge­ments constants et leur pré­sence indé­fec­tible ont été une véri­table source de moti­va­tion. Je remer­cie éga­le­ment mes amis, qui ont été un for­mi­dable boos­ter tout au long de
mon par­cours, par leur éner­gie, leur sou­tien moral et leurs encou­ra­ge­ments permanents.

Introduction

Les dis­po­si­tifs médi­caux occupent aujourd’hui une place cen­trale dans les sys­tèmes de san­té, en contri­buant direc­te­ment à la prise en charge des patients, à la sécu­ri­té des soins et à l’efficacité des pra­tiques médi­cales. Leur mise sur le mar­ché est stric­te­ment enca­drée par un ensemble d’exigences régle­men­taires visant à garan­tir leur qua­li­té, leur per­for­mance et leur confor­mi­té aux normes euro­péennes. Dans ce contexte, les acti­vi­tés d’Affaires Régle­men­taires et de Mana­ge­ment de la Qua­li­té repré­sentent des leviers essen­tiels pour assu­rer la maî­trise du cycle de vie des dis­po­si­tifs médi­caux, notam­ment dans le cadre de leur dis­tri­bu­tion.

B. Braun Medi­cal France, filiale du groupe inter­na­tio­nal B. Braun Groupe, évo­lue dans un envi­ron­ne­ment hau­te­ment régle­men­té où la confor­mi­té des pro­duits et des pro­ces­sus consti­tue une prio­ri­té stra­té­gique. En tant qu’acteur majeur de la dis­tri­bu­tion de dis­po­si­tifs médi­caux en France, l’entreprise doit non seule­ment garan­tir le res­pect des exi­gences régle­men­taires appli­cables aux pro­duits com­mer­cia­li­sés, mais éga­le­ment main­te­nir un sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té robuste cou­vrant les acti­vi­tés du siège, de la pla­te­forme logis­tique et des ser­vices asso­ciés.

Ce rap­port s’inscrit dans le cadre de ma pre­mière période d’alternance au sein de B. Braun Medi­cal France, au sein du dépar­te­ment AR DM et Qua­li­té. Cette expé­rience vise à me for­mer au métier d’interface entre régle­men­ta­tion et qua­li­té dans le sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux, en par­ti­ci­pant acti­ve­ment aux mis­sions liées à la dis­tri­bu­tion régle­men­taire des pro­duits, au sup­port aux ser­vices internes, ain­si qu’au main­tien et à l’amélioration conti­nue du sys­tème de mana­ge­ment QSE.
Au cours de cette période, mes mis­sions m’ont ame­née à inter­ve­nir à la fois sur des acti­vi­tés régle­men­taires ; telles que la four­ni­ture de docu­ments régle­men­taires pour les appels d’offres, la véri­fi­ca­tion de la confor­mi­té des sup­ports d’information pro­duits et sur des acti­vi­tés qua­li­té, incluant la ges­tion docu­men­taire, la par­ti­ci­pa­tion aux audits internes et tierce par­tie et pro­jets d’amélioration du SMQSE.

Ce mémoire a pour objec­tif de pré­sen­ter le cadre dans lequel s’inscrit cette alter­nance, les mis­sions réa­li­sées en lien avec le métier cible d’Affaires Régle­men­taires et Qua­li­té, ain­si que les com­pé­tences tech­niques et trans­ver­sales déve­lop­pées au cours de cette pre­mière immer­sion professionnelle.

I. Présentation de l’entreprise et de son environnement

I.1 Présentation générale de l’entreprise

La socié­té B. Braun Medi­cal, dont le siège fran­çais est situé au 26 rue Armen­gaud à Saint-Cloud (92), fait par­tie du Groupe B. Braun, un acteur majeur des tech­no­lo­gies médi­cales à l’échelle mon­diale[1].

B. Braun Mel­sun­gen SE, socié­té mère d’origine alle­mande fon­dée en 1839, est une entre­prise fami­liale pré­sente sur le mar­ché des dis­po­si­tifs médi­caux et spé­cia­li­tés phar­ma­ceu­tiques depuis plus de 180 ans. Le groupe opère dans plus de 64 pays avec un por­te­feuille de plus de 5 000 pro­duits dédiés à la san­té et emploie plus de 66 000 col­la­bo­ra­teurs dans le monde [2].

En France, B. Braun emploie 2000 per­sonnes répar­ties sur plu­sieurs sites indus­triels, logis­tiques et de ser­vices, ce qui fait de l’entreprise un des prin­ci­paux employeurs du sec­teur des tech­no­lo­gies médi­cales dans l’Hexagone [3].

Le chiffre d’affaires conso­li­dé du groupe B. Braun s’élève pré­ci­sé­ment à 9,4 mil­liards d’euros en 2025, contre 9,1 mil­liards d’euros en 2024, soit une crois­sance de 2,8 % en devise du groupe. Le groupe a éga­le­ment enre­gis­tré un EBITDA de 1,220 mil­liard d’euros et un résul­tat avant impôts de 460,9 mil­lions d’euros en 2025 [4].

B Braun Medi­cal France , créée en 1976, exerce son acti­vi­té dans la fabri­ca­tion (Des DM de sto­ma­thé­ra­pie, l’urologie et chambre implan­tables), la com­mer­cia­li­sa­tion et la dis­tri­bu­tion de dis­po­si­tifs médi­caux, de médi­ca­ments et de solu­tions de soins pour les éta­blis­se­ments de san­té et les pro­fes­sion­nels médi­caux [5].

Afin de mieux appré­hen­der l'entreprise, dif­fé­rents outils d'analyse ont été uti­li­sés, notam­ment :
L’organigramme d’organisation de BBMF (Figure1) :

Figure 1 : Organigramme présentant l'organisation des différents départements au sein de l’entreprise (Source : Auteur, document interne)

I.2 Environnement socio-économique et concurrence

L’industrie des dis­po­si­tifs médi­caux consti­tue un sec­teur stra­té­gique du sys­tème de san­té, carac­té­ri­sé par une forte crois­sance, une inno­va­tion tech­no­lo­gique conti­nue et un cadre régle­men­taire exi­geant. Por­té par le vieillis­se­ment de la popu­la­tion, l’augmentation des mala­dies chro­niques et la recherche constante d’amélioration de la qua­li­té des soins, le mar­ché mon­dial des dis­po­si­tifs médi­caux connaît une dyna­mique sou­te­nue, notam­ment en Europe et en Amé­rique du Nord. Ce contexte offre des oppor­tu­ni­tés impor­tantes pour les acteurs du sec­teur, tout en ren­for­çant les exi­gences en matière de sécu­ri­té, de per­for­mance et de confor­mi­té réglementaire.

Tou­te­fois, ce sec­teur évo­lue dans un envi­ron­ne­ment hau­te­ment concur­ren­tiel, domi­né par de grands groupes inter­na­tio­naux dis­po­sant de por­te­feuilles pro­duits éten­dus, de capa­ci­tés indus­trielles impor­tantes et d’une forte pré­sence mon­diale. B. Braun évo­lue ain­si aux côtés d’acteurs majeurs tels que Bax­ter, Fre­se­nius Medi­cal Care, Med­tro­nic ou encore BD (Bec­ton, Dickin­son and Com­pa­ny), avec les­quels la concur­rence s’exerce tant sur le plan tech­no­lo­gique que sur la qua­li­té des ser­vices et la confor­mi­té réglementaire.

Par ailleurs, l’environnement régle­men­taire euro­péen consti­tue un fac­teur déter­mi­nant de com­pé­ti­ti­vi­té pour les acteurs du sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux. L’entrée en appli­ca­tion du règle­ment (UE) 2017/745 (MDR), suc­cé­dant à la direc­tive 93/42/CEE, a pro­fon­dé­ment ren­for­cé les exi­gences appli­cables aux fabri­cants et aux dis­tri­bu­teurs, notam­ment dans le cadre de la période tran­si­toire de tran­si­tion entre la direc­tive et le règle­ment. Cette phase a impo­sé aux entre­prises de gérer simul­ta­né­ment des dis­po­si­tifs rele­vant de cadres régle­men­taires dif­fé­rents, com­plexi­fiant les acti­vi­tés de confor­mi­té. Ces nou­velles exi­gences impliquent un niveau éle­vé de maî­trise régle­men­taire, docu­men­taire et qua­li­té, néces­si­tant des inves­tis­se­ments signi­fi­ca­tifs en res­sources humaines, en sys­tèmes de mana­ge­ment de la qua­li­té et en outils de tra­ça­bi­li­té. Dans ce contexte, la confor­mi­té régle­men­taire devient un véri­table avan­tage concur­ren­tiel pour les entre­prises capables d’anticiper ces évo­lu­tions et de répondre effi­ca­ce­ment aux exi­gences du nou­veau cadre régle­men­taire.

Ain­si, B. Braun Medi­cal France évo­lue dans un envi­ron­ne­ment socio-éco­no­mique à la fois por­teur et contrai­gnant, où la maî­trise des affaires régle­men­taires et du sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té consti­tue un levier stra­té­gique essen­tiel. Les enjeux liés à la confor­mi­té, à la fia­bi­li­té des infor­ma­tions régle­men­taires, à l’anticipation des évo­lu­tions régle­men­taires et à l’amélioration conti­nue des pro­ces­sus influencent direc­te­ment la per­for­mance et la péren­ni­té de l’entreprise. Ces élé­ments peuvent être ana­ly­sés à tra­vers une matrice SWOT [6], per­met­tant d’identifier les forces et fai­blesses internes de l’entreprise, ain­si que les oppor­tu­ni­tés et menaces issues de son envi­ron­ne­ment externe (Figure2).

Figure 2 : Analyse de l'entreprise et de son environnement (Source : Auteur).

I.3 Environnement de travail

L’environnement de tra­vail au sein de BBMF, et plus par­ti­cu­liè­re­ment sur le site de Saint-Cloud, s’inscrit dans une dyna­mique for­te­ment orien­tée vers la qua­li­té, la confor­mi­té régle­men­taire et l’amélioration conti­nue. Les locaux sont majo­ri­tai­re­ment orga­ni­sés en open space, favo­ri­sant une com­mu­ni­ca­tion fluide et une col­la­bo­ra­tion effi­cace entre les dif­fé­rentes équipes, notam­ment celles des Affaires Régle­men­taires, de la Qua­li­té et des fonc­tions sup­ports. Cet amé­na­ge­ment faci­lite les échanges quo­ti­diens, la trans­ver­sa­li­té des mis­sions et la réac­ti­vi­té face aux exi­gences régle­men­taires et opérationnelles.

Cet envi­ron­ne­ment col­la­bo­ra­tif est étroi­te­ment lié à la poli­tique géné­rale de B. Braun, qui place la qua­li­té au cœur de toutes ses acti­vi­tés. L’ensemble des col­la­bo­ra­teurs, sou­te­nus par la direc­tion, est plei­ne­ment enga­gé dans une démarche visant à garan­tir la confor­mi­té, l’efficacité des pro­ces­sus et la four­ni­ture de pro­duits et ser­vices de haute qua­li­té aux patients, clients et par­te­naires. Cette culture qua­li­té se tra­duit concrè­te­ment par une res­pon­sa­bi­li­sa­tion indi­vi­duelle et col­lec­tive, ain­si que par une forte exi­gence en matière de rigueur, de tra­ça­bi­li­té et de res­pect des procédures.

Sur le site de Saint-Cloud, les acti­vi­tés de com­mer­cia­li­sa­tion et de dis­tri­bu­tion des dis­po­si­tifs médi­caux sont menées dans le strict res­pect des exi­gences légales, régle­men­taires et nor­ma­tives appli­cables, notam­ment le règle­ment (UE) 2017/745 (MDR), la norme ISO 13485 [7] et le Code de la San­té Publique. L’environnement de tra­vail est ain­si struc­tu­ré autour de pro­ces­sus docu­men­tés, d’outils de ges­tion élec­tro­nique des docu­ments et de sys­tèmes de sui­vi des non-confor­mi­tés, favo­ri­sant une maî­trise conti­nue de la qualité.

Par ailleurs, BBMF s’inscrit dans une démarche glo­bale inté­grant les enjeux de sécu­ri­té, de san­té au tra­vail et de pro­tec­tion de l’environnement, maté­ria­li­sée par les cer­ti­fi­ca­tions ISO 14001[8] et ISO 45001 [9]. L’entreprise veille à offrir à ses col­la­bo­ra­teurs des condi­tions de tra­vail sûres et saines, tout en les sen­si­bi­li­sant aux enjeux de res­pon­sa­bi­li­té sociale et environnementale.

I.4 Présentation de la direction des opérations réglementaires et pharmaceutiques

Le dépar­te­ment DORP (Direc­tion des Opé­ra­tions Régle­men­taires et Phar­ma­ceu­tiques), au sein duquel je réa­lise mon alter­nance, regroupe plu­sieurs ser­vices com­plé­men­taires dédiés à la maî­trise des exi­gences régle­men­taires et à la garan­tie de la qua­li­té des pro­duits et des pro­ces­sus. Il est consti­tué du ser­vice AR DM, auquel j’appartiens, du ser­vice Affaires Régle­men­taires Phar­ma­ceu­tiques, en charge des acti­vi­tés régle­men­taires liées aux médi­ca­ments B. Braun, ain­si que du ser­vice Assu­rance Qua­li­té et du ser­vice Vigi­lances Qua­li­té Produits.

La DORP joue un rôle cen­tral dans l’organisation de BBMF en assu­rant la confor­mi­té des pro­duits dis­tri­bués sur le mar­ché fran­çais tout au long de leur cycle de vie. Ses mis­sions prin­ci­pales s’articulent autour de plu­sieurs axes, notam­ment la véri­fi­ca­tion de la confor­mi­té régle­men­taire des dis­po­si­tifs médi­caux et des médi­ca­ments avant leur mise à dis­po­si­tion sur le mar­ché, la ges­tion et la mise à dis­po­si­tion de la docu­men­ta­tion régle­men­taire, le main­tien du sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té (SMQ), la ges­tion des acti­vi­tés de vigi­lance et le sui­vi post-mar­ket, ain­si que la veille réglementaire.

Dans le contexte de B. Braun Medi­cal France, l’entreprise exerce à la fois des acti­vi­tés de fabri­cant, impor­ta­teur et de dis­tri­bu­teur de dis­po­si­tifs médi­caux, ce qui implique une triple res­pon­sa­bi­li­té régle­men­taire. En tant que fabri­cant, elle est direc­te­ment res­pon­sable de la concep­tion, de la mise sur le mar­ché et de la confor­mi­té de cer­tains dis­po­si­tifs tout au long de leur cycle de vie. En paral­lèle, en tant que dis­tri­bu­teur de pro­duits conçus et fabri­qués par d’autres enti­tés du groupe B. Braun, elle doit éga­le­ment répondre aux obli­ga­tions spé­ci­fiques défi­nies notam­ment par le Règle­ment (UE) 2017/745.

Par ailleurs, BBMF peut inter­ve­nir en tant qu’importateur de dis­po­si­tifs médi­caux fabri­qués par des socié­tés situées hors de l’Union euro­péenne et hors du groupe B. Braun. Dans ce rôle, l’entreprise doit s’assurer que le fabri­cant a cor­rec­te­ment réa­li­sé les pro­cé­dures d’évaluation de la confor­mi­té, que le dis­po­si­tif est conforme aux exi­gences du règle­ment (UE) 2017/745, qu’il porte le mar­quage CE et qu’il est accom­pa­gné de la docu­men­ta­tion et des infor­ma­tions requises. L’importateur doit éga­le­ment faire figu­rer son nom, sa rai­son sociale ou sa marque dépo­sée ain­si que son adresse de contact sur le dis­po­si­tif, son embal­lage ou un docu­ment accom­pa­gnant le produit.

À ce titre, le dépar­te­ment DORP inter­vient à plu­sieurs niveaux : il contri­bue aux acti­vi­tés régle­men­taires liées aux dis­po­si­tifs dont BBMF est fabri­cant, tout en assu­rant, pour les dis­po­si­tifs dis­tri­bués, la véri­fi­ca­tion de la confor­mi­té CE, le contrôle des infor­ma­tions asso­ciées (éti­que­tage, notice), la tra­ça­bi­li­té des pro­duits, ain­si que la ges­tion des récla­ma­tions et des inci­dents dans le cadre des acti­vi­tés de vigi­lance. Cette double posi­tion confère à la DORP un rôle d’interface essen­tiel entre les centres d’excellence du groupe et les acti­vi­tés opé­ra­tion­nelles locales.

La DORP fonc­tionne éga­le­ment en inter­ac­tion constante avec de nom­breux ser­vices internes, ce qui sou­ligne son rôle trans­verse au sein de l’entreprise. Elle col­la­bore notam­ment avec le ser­vice com­mer­cial pour le sup­port aux appels d’offres et la four­ni­ture de docu­ments régle­men­taires, avec le mar­ke­ting pour la vali­da­tion des sup­ports pro­mo­tion­nels, avec la logis­tique pour assu­rer la tra­ça­bi­li­té des pro­duits, ain­si qu’avec le ser­vice client dans le cadre du trai­te­ment des récla­ma­tions. Ces inter­ac­tions per­mettent de garan­tir une cohé­rence glo­bale des pra­tiques et une confor­mi­té conti­nue des activités.

Par ailleurs, les ser­vices Affaires Régle­men­taires et Assu­rance Qua­li­té de B. Braun Medi­cal France sont étroi­te­ment connec­tés aux centres d’excellence du groupe B. Braun, situés notam­ment en Alle­magne, en Suisse, en Ita­lie, aux États-Unis et en Espagne, assu­rant une coor­di­na­tion et une har­mo­ni­sa­tion des pra­tiques à l’échelle inter­na­tio­nale. Un centre d’excellence cor­res­pond à un site de pro­duc­tion et d’expertise auquel la mai­son mère a confié la res­pon­sa­bi­li­té com­plète d’une ou plu­sieurs gammes de pro­duits, cou­vrant l’ensemble de leur cycle de vie, depuis la recherche et déve­lop­pe­ment, la concep­tion et la fabri­ca­tion, jusqu’à l’enregistrement régle­men­taire inter­na­tio­nal et le sup­port à la dis­tri­bu­tion sur les dif­fé­rents mar­chés. Cette orga­ni­sa­tion per­met de cen­tra­li­ser l’expertise tech­nique et régle­men­taire, de garan­tir la cohé­rence des dos­siers et de faci­li­ter la mise à dis­po­si­tion des infor­ma­tions néces­saires aux filiales, dont B. Braun Medi­cal France, afin d’assurer la confor­mi­té des pro­duits aux exi­gences régle­men­taires locales et internationales.

La figure sui­vante pré­sente l’organisation interne du dépar­te­ment DORP et per­met de situer mon posi­tion­ne­ment au sein du ser­vice. Elle illustre la répar­ti­tion des acti­vi­tés entre les dif­fé­rentes enti­tés, ain­si que les liens fonc­tion­nels exis­tants entre les ser­vices (Figure 3).

Figure 3 : Structure du département DORP (Source : Auteur, document interne).

II. Missions réalisées au sein du département DORP

II.1 Positionnement et missions au sein du département DORP

Dans le cadre de cette alter­nance, j’évolue au sein du dépar­te­ment DORP en occu­pant une double fonc­tion asso­ciant des acti­vi­tés d’Affaires Régle­men­taires et d’Assurance Qua­li­té. Ce posi­tion­ne­ment me per­met d’intervenir sur dif­fé­rentes mis­sions liées à la confor­mi­té régle­men­taire des dis­po­si­tifs médi­caux ain­si qu’au main­tien du sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té de l’entreprise.

Cette double cas­quette offre une vision trans­ver­sale des enjeux régle­men­taires et qua­li­té ren­con­trés dans le sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux. Elle per­met éga­le­ment de mieux com­prendre les inter­ac­tions entre les dif­fé­rents ser­vices de l’entreprise, notam­ment les Affaires Régle­men­taires, l’Assurance Qua­li­té, le Mar­ke­ting, les équipes com­mer­ciales, ser­vice mar­ché ain­si que les centres d’excellence du groupe B. Braun.

Dans le cadre des Affaires Régle­men­taires, mes mis­sions consistent prin­ci­pa­le­ment à par­ti­ci­per au main­tien de la confor­mi­té régle­men­taire des dis­po­si­tifs médi­caux com­mer­cia­li­sés par B. Braun Medi­cal France. À ce titre, j’intervenais notam­ment dans la four­ni­ture et la véri­fi­ca­tion des docu­ments régle­men­taires néces­saires aux appels d’offres et aux demandes clients, ain­si que dans la relec­ture et la vali­da­tion régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels et sup­ports de com­mu­ni­ca­tion rela­tifs aux dis­po­si­tifs médicaux.

En com­plé­ment de ces acti­vi­tés, j’étais ame­née à gérer la créa­tion de nou­veaux pro­duits prêts à être com­mer­cia­li­sés en France, ain­si que l’extension de pro­duits déjà com­mer­cia­li­sés hors de France ou hors d’Europe par B. Braun Medi­cal, lorsque le ser­vice mar­ke­ting déci­dait de lan­cer leur com­mer­cia­li­sa­tion sur le mar­ché français.

J’assurais éga­le­ment la bonne ges­tion de la liste posi­tive des pro­duits vali­dés et des docu­ments pro­mo­tion­nels approu­vés, tout en veillant à la sup­pres­sion des réfé­rences et docu­ments arri­vant à échéance. Enfin, une de mes mis­sions consis­tait à réa­li­ser une veille régle­men­taire et à ana­ly­ser son impact sur les pro­duits ain­si que sur l’organisation de l’entreprise.

En paral­lèle, dans le cadre des acti­vi­tés d’Assurance Qua­li­té, j’ai par­ti­ci­pé à plu­sieurs mis­sions liées au main­tien et à l’amélioration conti­nue du SMQ. Ces acti­vi­tés com­prennent notam­ment la ges­tion et la mise à jour docu­men­taire du sys­tème qua­li­té, afin de garan­tir la confor­mi­té des docu­ments internes aux exi­gences régle­men­taires et aux acti­vi­tés de l’entreprise. J’ai éga­le­ment par­ti­ci­pé à la ges­tion de l’intégration des nou­veaux entrants, notam­ment à tra­vers l’attribution des accès aux bases de don­nées docu­men­taires, l’affectation aux dif­fé­rents groupes de tra­vail ain­si qu’à la sélec­tion et l’envoi des docu­ments qua­li­té à lire en fonc­tion du poste occu­pé. J’ai éga­le­ment eu l’occasion de contri­buer à la pré­pa­ra­tion et au sui­vi des audits de cer­ti­fi­ca­tion pro­duits ain­si que des audits liés aux cer­ti­fi­ca­tions ISO 14001 et ISO 45001.

Par ailleurs, j’assurais le sui­vi de la tra­ça­bi­li­té des audits internes après la signa­ture des rap­ports par les audi­teurs. Cette mis­sion consis­tait à enre­gis­trer dans l’outil de ges­tion des dévia­tions les écarts, obser­va­tions et oppor­tu­ni­tés d’amélioration iden­ti­fiés lors des audits, puis à créer les actions asso­ciées sous forme de CAPA (Cor­rec­tive and Pre­ven­tive Actions). J’étais éga­le­ment char­gée d’attribuer ces actions aux col­la­bo­ra­teurs concer­nés, de défi­nir les échéances de trai­te­ment et d’assurer leur sui­vi jusqu’à leur clô­ture, contri­buant ain­si à l’amélioration conti­nue du sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té. Ain­si, j’ai par­ti­ci­pé à la ges­tion des dis­tri­bu­teurs à tra­vers leur éva­lua­tion et leur cota­tion selon les cri­tères internes défi­nis par l’entreprise, en col­la­bo­ra­tion avec le ser­vice Vigi­lance. Enfin, j’ai contri­bué au sui­vi des docu­ments à lire en attente, notam­ment par la réa­li­sa­tion de relances auprès des collaborateurs.

II.2 Présentation de la mission choisie et problématique

Par­mi les dif­fé­rentes mis­sions réa­li­sées au cours de cette alter­nance, la mis­sion de relec­ture, vali­da­tion ou rejet des docu­ments pro­mo­tion­nels pro­duits a été rete­nue comme sujet prin­ci­pal de ce mémoire d’apprentissage. Cette acti­vi­té, réa­li­sée au sein du ser­vice Affaires Régle­men­taires, contri­bue à garan­tir la confor­mi­té des infor­ma­tions dif­fu­sées par B. Braun Medi­cal France concer­nant ses dis­po­si­tifs médicaux.

Dans ce cadre, mon rôle consiste à ana­ly­ser les sup­ports pro­mo­tion­nels avant leur dif­fu­sion afin de véri­fier la confor­mi­té des allé­ga­tions, des don­nées tech­niques et des infor­ma­tions pro­duits avec les exi­gences régle­men­taires appli­cables, notam­ment du MDR et les dis­po­si­tions du Code de la san­té Publique. Cette mis­sion implique éga­le­ment des inter­ac­tions régu­lières avec dif­fé­rents ser­vices internes, à savoir le ser­vice marketing.

Dans un contexte de ren­for­ce­ment des exi­gences régle­men­taires appli­cables aux dis­po­si­tifs médi­caux, les entre­prises doivent garan­tir la confor­mi­té des sup­ports pro­mo­tion­nels uti­li­sés dans leurs acti­vi­tés de com­mu­ni­ca­tion et de commercialisation.

Dès lors, la pro­blé­ma­tique étu­diée dans le cadre de cette mis­sion peut être for­mu­lée de la manière sui­vante : « Com­ment assu­rer la confor­mi­té régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels des dis­po­si­tifs médi­caux tout en répon­dant aux besoins opé­ra­tion­nels et mar­ke­ting de l’entreprise ? » Afin de répondre à cette pro­blé­ma­tique, une démarche de relec­ture et de vali­da­tion régle­men­taire des sup­ports pro­mo­tion­nels est mise en œuvre au sein du dépar­te­ment DORP, en col­la­bo­ra­tion avec les dif­fé­rents ser­vices concernés.

III. Cadre réglementaire et gestion des supports promotionnels des dispositifs médicaux

III.1 Encadrement réglementaire de la publicité des dispositifs médicaux

LaLa publi­ci­té des dis­po­si­tifs médi­caux est stric­te­ment enca­drée par plu­sieurs textes légis­la­tifs et régle­men­taires visant à garan­tir le bon usage des pro­duits de san­té. En France, les acti­vi­tés pro­mo­tion­nelles rela­tives aux DM sont prin­ci­pa­le­ment régies par les articles légis­la­tifs  L.5213-1 à L.5213-7 du Code de la San­té Publique (CSP) [10],  ain­si que les articles Régle­men­taires R.5213-1 à R.5213-11 du CSP [11]. Ces dis­po­si­tions sont com­plé­tées par l’arrêté du 24 sep­tembre 2012 modi­fié par l’arrêté du 22 mars 2013 fixant la liste des DM sou­mis à auto­ri­sa­tion préa­lable de l’ANSM [12], ain­si que par l’arrêté du 21 décembre 2012 rela­tif à la publi­ci­té des dis­po­si­tifs médi­caux auprès du grand public.

À l’échelle euro­péenne, le MDR encadre éga­le­ment les pra­tiques pro­mo­tion­nelles, notam­ment à tra­vers son article 7, qui inter­dit l’utilisation d’informations trom­peuses concer­nant la des­ti­na­tion, la sécu­ri­té ou les per­for­mances des dis­po­si­tifs médi­caux. L’article 20.5 rap­pelle éga­le­ment l’obligation de res­pec­ter dans toute com­mu­ni­ca­tion concer­nant un dis­po­si­tif médi­cal men­tion­nant qu’un dis­po­si­tif est conforme aux exi­gences rela­tives au mar­quage CE [13].

D’autres régle­men­ta­tions connexes doivent éga­le­ment être prises en compte dans le cadre des acti­vi­tés pro­mo­tion­nelles, notamment :

Par ailleurs, un dis­po­si­tif médi­cal ne peut faire l’objet d’une publi­ci­té que s’il pos­sède un mar­quage CE valide cor­res­pon­dant à sa des­ti­na­tion reven­di­quée (Article L.5213-2) [14].

III.2 Définition et principes applicables aux supports promotionnels

La régle­men­ta­tion consi­dère comme publi­ci­té toute forme d’information, de pros­pec­tion ou d’incitation visant à pro­mou­voir la vente, la pres­crip­tion, la déli­vrance ou l’utilisation d’un dis­po­si­tif médi­cal. Ain­si, ce n’est pas le for­mat du sup­port qui défi­nit son carac­tère pro­mo­tion­nel, mais bien son conte­nu et son objectif.

Les sup­ports pro­mo­tion­nels peuvent prendre dif­fé­rentes formes (Figure4) :

Figure 4 : Différentes formes de publicité pour les dispositifs médicaux. (Source Auteur)

L’ensemble de ces sup­ports doit res­pec­ter plu­sieurs prin­cipes régle­men­taires fon­da­men­taux. Les infor­ma­tions dif­fu­sées doivent être objec­tives, véri­fiables, actua­li­sées, lisibles et rédi­gées en fran­çais. Elles doivent éga­le­ment être cohé­rentes avec la des­ti­na­tion reven­di­quée du dis­po­si­tif médi­cal et ne pas induire en erreur concer­nant ses per­for­mances ou sa sécurité.

Confor­mé­ment à l’article 7 du règle­ment (UE) 2017/745 [13], les sup­ports pro­mo­tion­nels ne doivent pas : attri­buer au dis­po­si­tif des per­for­mances non démon­trées ; mini­mi­ser les risques poten­tiels liés à son uti­li­sa­tion ; créer de fausses attentes concer­nant ses béné­fices ; ou pré­sen­ter un risque pour la san­té publique (Article L.5213-2).

Les allé­ga­tions pro­mo­tion­nelles doivent être sys­té­ma­ti­que­ment jus­ti­fiées par des preuves docu­men­tées telles que les notices d’utilisation, les éti­que­tages, les publi­ca­tions scien­ti­fiques, les études internes ou cer­taines par­ties du dos­sier de mar­quage CE. À l’inverse, les témoi­gnages iso­lés ou les sources non scien­ti­fi­que­ment vali­dées ne consti­tuent pas des réfé­rences acceptables.

Enfin, l’utilisation de termes super­la­tifs ou abso­lus tels que « le meilleur », « révo­lu­tion­naire » ou « sans risque » est inter­dite lorsqu’elle ne peut être objec­ti­ve­ment démontrée.

III.3 Différenciation des exigences selon le public visé

Les exi­gences régle­men­taires appli­cables aux sup­ports pro­mo­tion­nels varient selon le public des­ti­na­taire. La régle­men­ta­tion dis­tingue prin­ci­pa­le­ment les sup­ports des­ti­nés aux pro­fes­sion­nels de san­té et ceux des­ti­nés au grand public.

La figure sui­vante pré­sente l’organisation géné­rale appli­cable à la publi­ci­té des dis­po­si­tifs médi­caux selon le public visé, le niveau de risque du pro­duit ain­si que son éven­tuelle prise en charge au rem­bour­se­ment (Figure5) .

Figure 5 : Logigramme des exigences applicables à la publicité des dispositifs médicaux selon le public visé. (Source : Auteur)

Pour l’ensemble des sup­ports pro­mo­tion­nels, cer­taines men­tions obli­ga­toires doivent obli­ga­toi­re­ment appa­raître : la date d’établissement ou de der­nière modi­fi­ca­tion ; la déno­mi­na­tion com­mer­ciale du dis­po­si­tif ; la des­ti­na­tion reven­di­quée ; le nom du fabri­cant ou de son man­da­taire ; les infor­ma­tions indis­pen­sables au bon usage ; une invi­ta­tion à lire atten­ti­ve­ment la notice ou l’étiquetage ; ain­si que, le cas échéant, le numé­ro interne de réfé­ren­ce­ment publicitaire.

Pour les sup­ports des­ti­nés aux pro­fes­sion­nels de san­té, doivent éga­le­ment appa­raître : les carac­té­ris­tiques et per­for­mances reven­di­quées ; la classe du dis­po­si­tif médi­cal ; le numé­ro d’identification de l’ON (hors Classe I) ; ain­si que les infor­ma­tions rela­tives au rem­bour­se­ment lorsque celles-ci existent.

Concer­nant le grand public, la régle­men­ta­tion impose des exi­gences sup­plé­men­taires selon le niveau de risque du dis­po­si­tif médi­cal. Les sup­ports doivent notam­ment com­por­ter un mes­sage de pru­dence, une invi­ta­tion à deman­der conseil à un pro­fes­sion­nel de san­té ain­si que la men­tion rela­tive au mar­quage CE du dis­po­si­tif médical.

Par ailleurs, les com­pa­rai­sons pro­mo­tion­nelles entre dis­po­si­tifs médi­caux sont inter­dites auprès du grand public, alors qu’elles peuvent être auto­ri­sées auprès des pro­fes­sion­nels de san­té lorsqu’elles reposent sur des cri­tères objec­tifs, véri­fiables et scien­ti­fi­que­ment justifiés.

III.4 Gestion interne du processus de validation des supports promotionnels chez B. Braun Medical France

Au sein de B. Braun Medi­cal France, la vali­da­tion des docu­ments pro­mo­tion­nels repose sur un pro­ces­sus interne trans­ver­sal impli­quant plu­sieurs ser­vices de l’entreprise. Selon la nature du sup­port, le public visé et le type de pro­duit concer­né, dif­fé­rents cir­cuits de vali­da­tion peuvent être mis en place. Les ser­vices impli­qués dans ces cir­cuits com­prennent notam­ment le ser­vice Affaires Régle­men­taires (AR), le ser­vice Affaires Médi­cales et Scien­ti­fiques (MSA), le ser­vice Com­mu­ni­ca­tion, le ser­vice Juridique.

Afin de garan­tir une relec­ture adap­tée aux spé­ci­fi­ci­tés de chaque sup­port pro­mo­tion­nel, B. Braun Medi­cal France a défi­ni plu­sieurs cir­cuits de vali­da­tion internes regrou­pés au sein d’une matrice de vali­da­tion. Cette matrice per­met d’identifier les ser­vices devant inter­ve­nir dans le pro­ces­sus de revue et d’approbation en fonc­tion du type de docu­ment concer­né (Tableau 1).

Tableau 1 : Matrice des circuits de validation des documents promotionnels (Source : document interne B. Braun Medical France).
TYPE DE DOCUMENTMATRICE DE RELECTURE* Si allé­ga­tions Cli­niques ou Scien­ti­fiques **Si allé­ga­tions RSEPROMO / NON PROMO
DJCCOMMSARSEARType de circuitLead­time propo­sé
Sites inter­netXXX(x)**XCom­plet + RSE**2 SemainesPROMO
Ani­ma­tions et filmsXXX(x)**XCom­plet + RSE**3 SemainesPROMO
Appli­ca­tions mobilesX X(x)**XSim­pli­fié + DJC+ RSE**1 moisPROMO
Com­mu­ni­qués de presse (Faits avec la COM)X X(x)**XSim­pli­fié + DJC + RSE**2 SemainesPROMO
Annonces/Publications revues XX(x)**XSim­pli­fié + COM + RSE**2 SemainesPROMO
Pan­neaux et ani­ma­tions de X(X)*(x)**XSim­pli­fié + COM + RSE**2 SemainesPROMO/
StandNON PROMO
Bro­chures  X(x)**XSim­pli­fié + RSE**3 SemainesPROMO
Flyers  X(x)**XSim­pli­fié + RSE**10 joursPROMO
Pos­ters (pro­mo­tion­nel ou clinique)  X(x)**XSim­pli­fié + RSE**1 SemainePROMO
Sup­ports de for­ma­tion externes  (X)*(x)**XSim­pli­fié + RSE**3 SemainesPROMO/ NON PROMO
Asile Colis - Relec­ture au préa­lable par les GRA  (X)*(x)** MSA + RSE**2 SemainesNON PROMO
Mai­ling  (X)*(x)**XSim­pli­fié + RSE**1 SemainePROMO/ NON PROMO
Docu­ment avec modi­fi­ca­tions mineures (x)**XAR + RSE**1 SemainePROMO/ NON PROMO
Pages pro­duits du site inter­net   (x)**XAR + RSE**1 SemainePROMO
Fiches techniques/Notices sim­pli­fiées     N/AN/ANON PROMO
Cata­logues X(X)*(x)** MSA + COM + RSE** NON PROMO

Le pro­ces­sus débute par la créa­tion du sup­port pro­mo­tion­nel par le ser­vice mar­ke­ting de la gamme de pro­duits concer­née. Une fois le docu­ment pré­pa­ré, les dif­fé­rents ser­vices impli­qués reçoivent un cour­rier élec­tro­nique conte­nant deux liens distincts.

Le pre­mier lien per­met d’accéder au docu­ment pro­mo­tion­nel ain­si qu’aux élé­ments jus­ti­fi­ca­tifs asso­ciés, notam­ment la biblio­gra­phie et la « claim list », qui regroupe l’ensemble des allé­ga­tions pro­mo­tion­nelles uti­li­sées dans le sup­port. Chaque ser­vice peut alors ana­ly­ser le conte­nu du docu­ment et ajou­ter ses com­men­taires, demandes de cor­rec­tion ou remarques direc­te­ment dans le sys­tème de revue.

Le second lien cor­res­pond à la phase d’approbation finale. Chaque ser­vice doit alors se pro­non­cer sur le sup­port en indi­quant son accep­ta­tion ou son rejet. En cas de refus, les modi­fi­ca­tions deman­dées doivent être prises en compte avant une nou­velle sou­mis­sion du docu­ment dans le cir­cuit de validation.

Lorsque B. Braun Medi­cal France inter­vient en tant qu’importateur ou dis­tri­bu­teur de DM hors groupe, cette vali­da­tion revêt éga­le­ment une dimen­sion régle­men­taire spé­ci­fique, puisqu’elle vise à s’assurer que les infor­ma­tions dif­fu­sées sont cohé­rentes avec la docu­men­ta­tion four­nie par le fabri­cant et avec les obli­ga­tions appli­cables au mar­ché fran­çais. Le ser­vice AR DM véri­fie ain­si que les allé­ga­tions, les don­nées tech­niques et les men­tions obli­ga­toires figu­rant sur les sup­ports pro­mo­tion­nels res­pectent les exi­gences du Code de la san­té publique et du règle­ment (UE) 2017/745, afin de garan­tir une com­mu­ni­ca­tion conforme, objec­tive et non trompeuse.

Une fois l’ensemble des vali­da­tions internes obte­nues, une ana­lyse com­plé­men­taire est réa­li­sée afin de déter­mi­ner si le sup­port pro­mo­tion­nel relève ou non du champ de la publi­ci­té sou­mise à auto­ri­sa­tion préa­lable de l’ANSM (Agence natio­nale de sécu­ri­té du médi­ca­ment et des pro­duits de san­té). Cette éva­lua­tion dépend notam­ment de la nature du dis­po­si­tif médi­cal pro­mu, de son sta­tut de rem­bour­se­ment ain­si que du public auquel le docu­ment est destiné.

Lorsque le sup­port est sou­mis à auto­ri­sa­tion, un dos­sier est consti­tué puis trans­mis à l’ANSM confor­mé­ment aux exi­gences régle­men­taires appli­cables. Après obten­tion de l’autorisation ou à l’issue du délai régle­men­taire pré­vu, le docu­ment peut être diffusé.

Par ailleurs, avant toute mise à dis­po­si­tion des uti­li­sa­teurs, le sup­port vali­dé est enre­gis­tré dans la liste posi­tive des docu­ments pro­mo­tion­nels de B. Braun Medi­cal France, per­met­tant d’assurer la maî­trise docu­men­taire, la tra­ça­bi­li­té des ver­sions approu­vées ain­si que le sui­vi des dates de vali­di­té des sup­ports en circulation.

Ce pro­ces­sus per­met d’assurer une vali­da­tion mul­ti­dis­ci­pli­naire des sup­ports pro­mo­tion­nels et de garan­tir leur confor­mi­té régle­men­taire avant leur sou­mis­sion éven­tuelle à l’ANSM ou libé­ra­tion par le Phar­ma­cien Res­pon­sable, leur impres­sion puis leur diffusion.

IV. Méthodologie mise en œuvre pour la validation réglementaire des
documents promotionnels

Afin d’assurer la confor­mi­té régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels et de répondre aux exi­gences appli­cables aux dis­po­si­tifs médi­caux, il était néces­saire de mettre en place une métho­do­lo­gie de tra­vail struc­tu­rée per­met­tant d’acquérir pro­gres­si­ve­ment les com­pé­tences tech­niques, régle­men­taires et orga­ni­sa­tion­nelles néces­saires à cette mission.

Pour cela, j’ai choi­si d’utiliser la roue de Deming, éga­le­ment appe­lée cycle PDCA [15] (Plan, Do, Check, Act), qui consti­tue un outil d’amélioration conti­nue lar­ge­ment uti­li­sé dans les sys­tèmes de mana­ge­ment de la qua­li­té. Cette méthode m’a sem­blé par­ti­cu­liè­re­ment adap­tée à mon pro­jet d’alternance, car elle per­met d’illustrer de manière pro­gres­sive l’apprentissage des exi­gences régle­men­taires, leur mise en appli­ca­tion pra­tique ain­si que l’amélioration conti­nue des méthodes de tra­vail uti­li­sées lors de la vali­da­tion des sup­ports promotionnels.

Le cycle PDCA se com­pose de quatre étapes com­plé­men­taires : pla­ni­fier, réa­li­ser, véri­fier et amé­lio­rer. Cette approche cyclique per­met d’organiser les dif­fé­rentes phases de mon­tée en com­pé­tences, tout en favo­ri­sant une amé­lio­ra­tion conti­nue des pra­tiques de relec­ture et de vali­da­tion régle­men­taire (Figure 6).

Figure 6 : Cycle PDCA. (Source : Auteur).

Plan (Pla­ni­fier)

Cette pre­mière étape du cycle PDCA a consis­té à acqué­rir les connais­sances tech­niques et régle­men­taires néces­saires à la réa­li­sa­tion de ma mis­sion de vali­da­tion des docu­ments promotionnels.

Dans un pre­mier temps, j’ai sui­vi plu­sieurs for­ma­tions pro­duits afin d’acquérir une bonne connais­sance des gammes de dis­po­si­tifs médi­caux dont j’assurais la relec­ture régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels. Ces gammes concer­naient prin­ci­pa­le­ment la sto­mie, l’oncologie, l’anesthésie loco-régio­nale (ALR), les cathé­ters vei­neux cen­traux et la cœlio­sco­pie (Tableau2) .

Tableau 2 : Exemples de produits pris en charge dans le cadre de la validation des documents promotionnels.
Sti­mu­plex® Ultra
(Bloc ner­veux périphérique)
Flexi­ma® 3S Fer­mée
(Sto­mie)
Ein­stein­Vi­sion® 3.0 FI
(cœlio­sco­pie)
Aiguille pour des blocs ner­veux péri­phé­riques par injec­tion unique réa­li­sés sous écho­gui­dage et/ou neu­ro­sti­mu­la­tion [16].Poche de sto­mie 2 pièces fer­mée à cou­plage méca­nique avec anneau flot­tant et guide de pose pour patients colo­sto­mi­sés [17].Colonne vidéo 3D réa­li­sant de l’imagerie par fluo­res­cence pour les pro­cé­dures lapa­ro­sco­piques[18].

Ces for­ma­tions m’ont per­mis de mieux com­prendre les carac­té­ris­tiques tech­niques des pro­duits, leurs indi­ca­tions, leurs condi­tions d’utilisation ain­si que les béné­fices reven­di­qués dans les sup­ports promotionnels.

En paral­lèle, j’ai sui­vi des for­ma­tions régle­men­taires por­tant sur les exi­gences appli­cables à la publi­ci­té des DM et aux sup­ports pro­mo­tion­nels, notam­ment les exi­gences du MDR, les règles rela­tives aux allé­ga­tions pro­mo­tion­nelles ain­si que les exi­gences spé­ci­fiques selon le public des­ti­na­taire des sup­ports (pro­fes­sion­nels de san­té ou grand public). Et en com­plé­ment des for­ma­tions pro­duits et régle­men­taires, une phase d’appropriation docu­men­taire a éga­le­ment été réa­li­sée lors de mon inté­gra­tion. J’ai ain­si pris connais­sance de plu­sieurs pro­cé­dures, modes opé­ra­toires et ins­truc­tions de tra­vail internes enca­drant la ges­tion des docu­ments pro­mo­tion­nels, les cir­cuits de vali­da­tion, les inter­ac­tions entre les dif­fé­rents ser­vices ain­si que les exi­gences régle­men­taires appli­cables aux sup­ports de communication.

Do (Réa­li­ser)

Après cette phase de pré­pa­ra­tion et de for­ma­tion, j’ai pro­gres­si­ve­ment com­men­cé à par­ti­ci­per à cette mis­sion. Dans un pre­mier temps, les ana­lyses ont été réa­li­sées de manière super­vi­sée avec l’accompagnement des char­gés Affaires Régle­men­taires du département.

Au cours de cette étape mon tra­vail consis­tait notam­ment à véri­fier la confor­mi­té des allé­ga­tions pro­mo­tion­nelles, la pré­sence des men­tions régle­men­taires obli­ga­toires ain­si que la cohé­rence des infor­ma­tions pré­sentes dans les sup­ports avec les notices d’utilisation, les cer­ti­fi­cats CE, les réfé­rences biblio­gra­phiques et la docu­men­ta­tion tech­nique disponible.

J’ai éga­le­ment pris part aux dif­fé­rents cir­cuits internes de vali­da­tion des sup­ports pro­mo­tion­nels mis en place au sein de B. Braun Medi­cal France. Cela m’a per­mis de com­prendre le fonc­tion­ne­ment du pro­ces­sus de vali­da­tion mul­ti­dis­ci­pli­naire impli­quant les dif­fé­rents ser­vices concer­nés, notam­ment les Affaires Régle­men­taires, les Affaires Médi­cales et Scien­ti­fiques, la Com­mu­ni­ca­tion et le ser­vice Juri­dique selon le type de sup­port concer­né Comme indi­qué dans le tableau 1.

Check (Véri­fier)

Au cours de cette étape, les docu­ments pro­mo­tion­nels relus étaient ensuite ana­ly­sés conjoin­te­ment avec les char­gés AR afin de véri­fier la per­ti­nence de mes ana­lyses et des com­men­taires régle­men­taires formulés.

Les échanges réa­li­sés avec les char­gés AR m’ont per­mis d’identifier les points néces­si­tant des cor­rec­tions, d’améliorer ma métho­do­lo­gie de relec­ture et de mieux com­prendre les exi­gences régle­men­taires appli­cables aux sup­ports pro­mo­tion­nels. Les remarques for­mu­lées au cours des dif­fé­rentes vali­da­tions consti­tuaient une étape impor­tante dans ma mon­tée en compétences.

Grâce à cette étape de véri­fi­ca­tion, j’ai pro­gres­si­ve­ment déve­lop­pé une meilleure capa­ci­té d’analyse régle­men­taire ain­si qu’une plus grande rigueur dans l’identification des non-confor­mi­tés potentielles.

Act (Amé­lio­rer)

Pro­gres­si­ve­ment, l’expérience acquise au cours des dif­fé­rentes relec­tures m’a per­mis de gagner en auto­no­mie dans la ges­tion des vali­da­tions régle­men­taires des sup­ports promotionnels.

J’ai ain­si pu réa­li­ser les ana­lyses régle­men­taires de manière plus indé­pen­dante, en assu­rant direc­te­ment les échanges avec les équipes mar­ke­ting afin d’obtenir les infor­ma­tions com­plé­men­taires néces­saires ou de deman­der cer­taines cor­rec­tions avant vali­da­tion des supports.

J’ai éga­le­ment par­ti­ci­pé aux réunions heb­do­ma­daires orga­ni­sées avec les équipes Mar­ke­ting des dif­fé­rents uni­vers pro­duits. Ces échanges per­met­taient d’aborder des pro­blé­ma­tiques régle­men­taires ren­con­trées lors de la créa­tion des sup­ports pro­mo­tion­nels et de rap­pe­ler les exi­gences appli­cables en matière de publi­ci­té des dis­po­si­tifs médi­caux. Cette par­ti­ci­pa­tion a contri­bué à ren­for­cer ma com­pré­hen­sion des attentes des dif­fé­rents ser­vices tout en déve­lop­pant ma capa­ci­té à expli­quer et à faire appli­quer les exi­gences régle­men­taires auprès d’interlocuteurs non spé­cia­listes du domaine.

Enfin, cette expé­rience a contri­bué au déve­lop­pe­ment de mes com­pé­tences tech­niques et pro­fes­sion­nelles, notam­ment en régle­men­ta­tion des DM, en ges­tion docu­men­taire, en com­mu­ni­ca­tion trans­verse et en col­la­bo­ra­tion inter­ser­vices dans un envi­ron­ne­ment for­te­ment réglementé.

V. Application pratique de la validation réglementaire des documents
promotionnels

V.1 Exemples de non-conformités identifiées

Au cours de la relec­ture d’un cata­logue pro­duits de la gamme sto­mie, plu­sieurs écarts régle­men­taires et docu­men­taires ont été identifiés.

Une pre­mière cor­rec­tion concer­nait la des­crip­tion d’un pro­duit pour lequel la men­tion « Filtre Haute Pro­tec­tion » avait été uti­li­sée dans le cata­logue. Après véri­fi­ca­tion des docu­ments de réfé­rence du pro­duit, notam­ment les fiches tech­niques vali­dées par le fabri­cant, il est appa­ru que la déno­mi­na­tion cor­recte était « Filtre Haute Per­for­mance ». Une demande de cor­rec­tion a donc été for­mu­lée afin de garan­tir la cohé­rence des infor­ma­tions communiquées.

Lors de la même relec­ture, l’absence du pic­to­gramme rela­tif à la prise en charge d’un pro­duit a éga­le­ment été consta­tée alors que cette infor­ma­tion était cor­rec­te­ment ren­sei­gnée pour les autres réfé­rences du cata­logue. Cette omis­sion ris­quait d’induire en erreur les uti­li­sa­teurs concer­nant les moda­li­tés de rem­bour­se­ment du dis­po­si­tif. Le sup­port a donc été cor­ri­gé afin d’assurer une infor­ma­tion homo­gène et conforme.

Une autre non-confor­mi­té concer­nait la biblio­gra­phie uti­li­sée pour jus­ti­fier cer­taines infor­ma­tions du cata­logue. Après véri­fi­ca­tion des réfé­rences régle­men­taires et médi­co-éco­no­miques appli­cables, il est appa­ru qu’un avis plus récent de la Haute Auto­ri­té de San­té (HAS) était dis­po­nible . Une mise à jour de la réfé­rence a donc été deman­dée afin de garan­tir l’actualisation des don­nées présentées.

Enfin, plu­sieurs réfé­rences de pro­duits men­tion­nées dans le cata­logue n’étaient pas asso­ciées à leur mar­quage CE alors qu’elles fai­saient par­tie inté­grante de l’offre pré­sen­tée. La mise à jour du sup­port a per­mis d’ajouter ces infor­ma­tions régle­men­taires obligatoires.

Dans le cadre de la relec­ture d’une bro­chure rela­tive à la gamme Anes­thé­sie, j’ai éga­le­ment iden­ti­fié plu­sieurs réfé­rences pro­duits qui ne figu­raient pas dans les bases de don­nées internes de l’entreprise. Un com­men­taire a donc été trans­mis au ser­vice mar­ke­ting afin de véri­fier l’exactitude de ces réfé­rences avant dif­fu­sion du docu­ment. Par ailleurs, lors de la vali­da­tion d’une page inter­net rela­tive aux équi­pe­ments de cœlio­sco­pie des­ti­nés au bloc opé­ra­toire, j’ai consta­té que cer­taines infor­ma­tions très tech­niques étaient publiées sur une page acces­sible au grand public. Compte tenu de la nature des infor­ma­tions pré­sen­tées, j’ai deman­dé que ce conte­nu soit réser­vé aux pro­fes­sion­nels de san­té. Cette recom­man­da­tion s’inscrivait dans le res­pect de la Charte pour la com­mu­ni­ca­tion et la pro­mo­tion des pro­duits de san­té sur Inter­net et le e-media publiée par l’ANSM, qui pré­cise que les infor­ma­tions dif­fu­sées doivent être adap­tées au public auquel elles sont des­ti­nées et que les espaces pro­mo­tion­nels doivent être clai­re­ment iden­ti­fiés selon leurs des­ti­na­taires [19].

V.2 Apports de la mission

Ces dif­fé­rentes situa­tions illus­trent l’importance de la vali­da­tion régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels dans la maî­trise du risque régle­men­taire et dans la fia­bi­li­té des infor­ma­tions com­mu­ni­quées par l’entreprise.

Elles démontrent éga­le­ment l’utilité des for­ma­tions pro­duits et régle­men­taires réa­li­sées au cours de l’alternance, qui m’ont per­mis d’acquérir les connais­sances néces­saires pour iden­ti­fier les écarts, ana­ly­ser les sup­ports pro­mo­tion­nels de manière cri­tique et contri­buer à leur mise en confor­mi­té avant dif­fu­sion. Au-delà du res­pect des exi­gences régle­men­taires, cette mis­sion par­ti­cipe à la pro­tec­tion des uti­li­sa­teurs et des pro­fes­sion­nels de san­té en garan­tis­sant une infor­ma­tion objec­tive, exacte, actua­li­sée et non trom­peuse concer­nant les dis­po­si­tifs médi­caux com­mer­cia­li­sés par B. Braun Medi­cal France.

VI. Retour d’expérience

VI.1 Bilan professionnel

Cette alter­nance au sein de B. Braun Medi­cal France m’a per­mis de décou­vrir de manière concrète les métiers des Affaires Régle­men­taires et de l’Assurance Qua­li­té dans le domaine des dis­po­si­tifs médi­caux. Grâce à la diver­si­té des mis­sions qui m’ont été confiées, j’ai pu déve­lop­per une com­pré­hen­sion glo­bale des acti­vi­tés néces­saires au main­tien de la confor­mi­té des pro­duits tout au long de leur cycle de vie.

Au-delà de l’acquisition de connais­sances régle­men­taires et qua­li­té, cette expé­rience m’a sur­tout per­mis de com­prendre l’importance du tra­vail trans­ver­sal dans un envi­ron­ne­ment for­te­ment régle­men­té. Les pro­jets aux­quels j’ai par­ti­ci­pé néces­si­taient une col­la­bo­ra­tion per­ma­nente avec de nom­breux acteurs internes tels que le ser­vice mar­ke­ting, le ser­vice vigi­lance, ou encore les équipes pôle com­mandes et ser­vice des mar­chés. J’ai ain­si pu consta­ter que la confor­mi­té régle­men­taire repose avant tout sur une coopé­ra­tion effi­cace entre les dif­fé­rents ser­vices de l’entreprise.

L’organisation inter­na­tio­nale du groupe B. Braun a éga­le­ment consti­tué un aspect par­ti­cu­liè­re­ment enri­chis­sant de cette expé­rience. Les échanges régu­liers avec les centres d’excellence et les dif­fé­rentes filiales du groupe m’ont per­mis de décou­vrir la dimen­sion inter­na­tio­nale des acti­vi­tés régle­men­taires et qua­li­té. Cette col­la­bo­ra­tion illustre plei­ne­ment la phi­lo­so­phie « Sha­ring Exper­tise » (Par­tage d’expérience et de connais­sance) por­tée par B. Braun, fon­dée sur le par­tage des connais­sances, des bonnes pra­tiques et de l’expertise entre les dif­fé­rentes enti­tés du groupe. Enfin, cette alter­nance m’a per­mis de confir­mer mon inté­rêt pour les métiers des Affaires Régle­men­taires et de l’Assurance Qua­li­té. Elle m’a appor­té une vision plus concrète des res­pon­sa­bi­li­tés asso­ciées à ces fonc­tions et a ren­for­cé mon sou­hait d’évoluer pro­fes­sion­nel­le­ment dans ce secteur.

VI.2 Bilan personnel

Sur le plan per­son­nel, cette expé­rience a mar­qué une étape impor­tante dans mon déve­lop­pe­ment pro­fes­sion­nel. Au fil de l’alternance, j’ai gagné en auto­no­mie et en confiance dans la ges­tion de mes mis­sions. La res­pon­sa­bi­li­té qui m’a été confiée sur cer­tains sujets, notam­ment la vali­da­tion régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels, m’a per­mis d’apprendre à prendre des déci­sions, à argu­men­ter mes posi­tions et à inter­agir avec dif­fé­rents inter­lo­cu­teurs de manière professionnelle.

Cette alter­nance m’a éga­le­ment per­mis de déve­lop­per mes capa­ci­tés de com­mu­ni­ca­tion et d’adaptation. Tra­vailler quo­ti­dien­ne­ment avec des col­la­bo­ra­teurs issus de ser­vices variés m’a appris à adap­ter mon dis­cours en fonc­tion de mes inter­lo­cu­teurs, à com­prendre leurs contraintes et à recher­cher des solu­tions com­munes répon­dant aux exi­gences de chacun.

J’ai par­ti­cu­liè­re­ment appré­cié l’environnement de tra­vail au sein de B. Braun Medi­cal France, carac­té­ri­sé par la dis­po­ni­bi­li­té des équipes, l’entraide et la confiance accor­dée aux alter­nants. Cette atmo­sphère a lar­ge­ment contri­bué à mon inté­gra­tion et à mon épa­nouis­se­ment tout au long de cette expé­rience. Avec le recul, cette alter­nance repré­sente une expé­rience par­ti­cu­liè­re­ment for­ma­trice qui m’a per­mis de conso­li­der mon pro­jet pro­fes­sion­nel tout en déve­lop­pant des com­pé­tences humaines essen­tielles telles que l’autonomie, la rigueur, l’esprit d’équipe, la prise de déci­sion et la capa­ci­té à tra­vailler dans un envi­ron­ne­ment multidisciplinaire.

Conclusion

Cette alter­nance au sein de B. Braun Medi­cal France m’a per­mis de décou­vrir concrè­te­ment les enjeux des Affaires Régle­men­taires et de l’Assurance Qua­li­té dans le sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux. Inté­grée à la DORP, j’ai eu l’opportunité de par­ti­ci­per à des mis­sions variées contri­buant au main­tien de la confor­mi­té des pro­duits et à l’amélioration conti­nue du sys­tème qualité.

La mis­sion de vali­da­tion régle­men­taire des docu­ments pro­mo­tion­nels, rete­nue comme sujet prin­ci­pal de ce mémoire, m’a per­mis de com­prendre l’importance de la maî­trise de l’information dif­fu­sée aux pro­fes­sion­nels de san­té et au grand public. Dans un envi­ron­ne­ment régle­men­taire exi­geant, la confor­mi­té des sup­ports pro­mo­tion­nels consti­tue un enjeu majeur pour garan­tir une com­mu­ni­ca­tion fiable, objec­tive et conforme aux exi­gences appli­cables aux dis­po­si­tifs médicaux.

Au tra­vers des dif­fé­rentes étapes de cette mis­sion, depuis les for­ma­tions pro­duits et régle­men­taires jusqu’à la réa­li­sa­tion auto­nome des relec­tures, j’ai pu déve­lop­per une métho­do­lo­gie rigou­reuse d’analyse docu­men­taire et ren­for­cer ma com­pré­hen­sion des exi­gences régle­men­taires appli­cables à la com­mu­ni­ca­tion des dis­po­si­tifs médi­caux. Les dif­fé­rents exemples de non-confor­mi­tés iden­ti­fiés démontrent le rôle essen­tiel de cette acti­vi­té dans la pré­ven­tion du risque régle­men­taire et dans la pro­tec­tion des utilisateurs.

Au-delà des com­pé­tences tech­niques acquises, cette expé­rience m’a per­mis de déve­lop­per mon auto­no­mie, ma capa­ci­té d’adaptation, mon sens de l’organisation ain­si que mes apti­tudes à tra­vailler dans un envi­ron­ne­ment trans­verse impli­quant de nom­breux inter­lo­cu­teurs. Elle m’a éga­le­ment per­mis de décou­vrir la dimen­sion inter­na­tio­nale du groupe B. Braun et l’importance du par­tage d’expertise entre les dif­fé­rentes filiales et centres d’excellence.

Cette alter­nance consti­tue ain­si une expé­rience par­ti­cu­liè­re­ment enri­chis­sante qui a ren­for­cé mon pro­jet pro­fes­sion­nel et confir­mé mon sou­hait d’évoluer dans les domaines des Affaires Régle­men­taires et de l’Assurance Qua­li­té appli­qués aux dis­po­si­tifs médicaux.

Références bibliographiques

[1] La French Fab, « B. Braun Medical ». Consulté le : 17 janvier 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://lafrenchfab.usw.cloud.bpifrance.fr/entreprise/b-braun-medical/

[2] « Exercice financier 2025 B. Braun atteint ses objectifs et stimule l’innovation ». Consulté le : 12 mai 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://www.bbraun.com/en/about-us/media/press-releases/fiscal-year-2025-b-braun-meets-targets-and-drives-innovation.html

[3] « « Made in France » : Porter haut les couleurs des medtech françaises ». Consulté le : 17 janvier 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://www.bbraun.fr/fr/a-propos/entreprise/histoires/made-in-france-medtech-francaises-bbraun.html

[4] « Rapport annuel 2025 Grâce à la technologie ». Consulté le : 12 mai 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://www.bbraun.de/de/ueber-uns/unternehmen/zahlen-und-fakten/geschaeftsbericht.html

[5] « B. Braun Sharing Expertise ». Consulté le : 16 juin 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://www.bbraun.fr/fr.html

[6]   A. Sarsby, SWOT Analysis : A Guide to Swot for Business Studies Students. Lulu ; https://www.lulu.com/, 2016.

[7] « norme NF EN ISO 13485:2016 -Dispositifs médicaux - Systèmes de management de la qualité - Exigences à des fins réglementaires », Ed. Afnor, Paris, www.afnor.org, avril 2016. Consulté le : 23 juin 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://www.boutique.afnor.org/fr-fr/norme/nf-en-iso-13485/dispositifs-medicaux-systemes-de-management-de-la-qualite-exigences-a-des-f/fa161550/1575








[15] W. E. Deming, Out of the Crisis. Cambridge, MA, USA : MIT Press : https://mitpress.mit.edu/, 2018.




[19] « Charte pour la communication et la promotion des produits de santé (médicaments et dispositifs médicaux) sur Internet et le e-media - ANSM ». Consulté le : 20 juin 2026. [En ligne]. Disponible sur : https://ansm.sante.fr/uploads/2024/11/14/charte-pour-la-communication-et-la-promotion-des-produits-de-sante-sur-internet-2.pdf

IDS339 - Gestion du parc biomédical à travers l'évolution de la GMAO

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A rap­pe­ler pour tout usage : Kaan TURGUT, « Ges­tion du parc Bio­mé­di­cal à tra­vers l'évolution de la GMAO », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire d'apprentissage, Juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS339, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids339/

Résumé

Ce mémoire d'apprentissage, réa­li­sé au sein du ser­vice bio­mé­di­cal de l'Institut Gus­tave Rous­sy, ana­lyse deux mis­sions repré­sen­ta­tives, choi­sies par­mi l'ensemble des acti­vi­tés d'un appren­tis­sage exer­cé comme ingé­nieur bio­mé­di­cal à part entière, dans le cadre de la ges­tion du parc de dis­po­si­tifs médi­caux. La pre­mière porte sur l'évolution de la Ges­tion de Main­te­nance Assis­tée par Ordi­na­teur (GMAO) et sa pré­pa­ra­tion à une ouver­ture aux ser­vices de soins, par une restruc­tu­ra­tion géo­gra­phique de la base et la concep­tion d'une archi­tec­ture d'accès. La conduite de ce pro­jet a révé­lé les limites de la solu­tion en ser­vice (dette tech­nique, dépen­dance à l'éditeur et fin de sup­port) et l'a réorien­té vers une démarche d'aide à la déci­sion. La seconde mis­sion, le renou­vel­le­ment de cin­quante-trois moni­teurs au bloc opé­ra­toire sous double contrainte d'obsolescence et de confor­mi­té régle­men­taire, illustre la conduite d'un pro­jet d'équipement mené à son terme. Le rap­port répond à une double ques­tion : à quelles condi­tions ouvrir la GMAO aux ser­vices de soins, et dans quelle mesure l'outil actuel le per­met. Il montre que l'enjeu cen­tral réside moins dans l'ouverture que dans la fia­bi­li­té du socle de données.

Abstract

This work-stu­dy report, car­ried out within the bio­me­di­cal engi­nee­ring depart­ment of Ins­ti­tut Gus­tave Rous­sy, ana­lyses two repre­sen­ta­tive pro­jects, drawn from a work-stu­dy year car­ried out as a ful­ly-fled­ged bio­me­di­cal engi­neer, rela­ted to the mana­ge­ment of the medi­cal device fleet. The first concerns the evo­lu­tion of the Com­pu­te­ri­sed Main­te­nance Mana­ge­ment Sys­tem (CMMS) and its pre­pa­ra­tion for an ope­ning to care units, through a geo­gra­phi­cal restruc­tu­ring of the data­base and the desi­gn of an access archi­tec­ture. Conduc­ting this pro­ject revea­led the limits of the cur­rent solu­tion (tech­ni­cal debt, depen­dence on the soft­ware ven­dor and end of sup­port) and redi­rec­ted it towards a deci­sion-sup­port approach. The second pro­ject, the repla­ce­ment of fif­ty-three ope­ra­ting-room moni­tors under the dual constraint of obso­les­cence and regu­la­to­ry com­pliance, illus­trates the mana­ge­ment of an equip­ment pro­ject car­ried through to com­ple­tion. The report addresses a two­fold ques­tion : under what condi­tions the CMMS can be ope­ned to care units, and to what extent the cur­rent tool allows it. It shows that the key issue lies less in the ope­ning itself than in the relia­bi­li­ty of the under­lying data foundation. 

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IDS338 - Suivi et optimisation de la gestion des équipements biomédicaux dans les projets hospitaliers internationaux

Auteure

Oli­via TONAGA

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A rap­pe­ler pour tout usage : O. TONAGA, « Sui­vi et opti­mi­sa­tion de la ges­tion des équi­pe­ments bio­mé­di­caux dans les pro­jets hos­pi­ta­liers inter­na­tio­naux », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Par­cours Tech­no­lo­gies Bio­mé­di­cales et Ter­ri­toires de San­té, Mémoire de Stage, Juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS338, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids338/

Résumé

Dans les pro­jets hos­pi­ta­liers inter­na­tio­naux, la ges­tion des équi­pe­ments bio­mé­di­caux est essen­tielle pour garan­tir la qua­li­té et la conti­nui­té des soins, mal­gré des contraintes orga­ni­sa­tion­nelles et tech­niques impor­tantes. Ce stage, réa­li­sé chez FSE, a por­té sur le sui­vi tech­nique des équi­pe­ments au Centre Hos­pi­ta­lier Inter­na­tio­nal de Cala­vi au Bénin et sur la struc­tu­ra­tion d’un pro­jet d’équipement en san­té mater­nelle et infan­tile au Ghana.

Au Bénin, l’analyse a révé­lé des limites de tra­ça­bi­li­té et de sui­vi, liées à l’absence d’outil cen­tra­li­sé. Un outil ins­pi­ré d’une GMAO a ain­si été déve­lop­pé sous Excel pour amé­lio­rer la ges­tion et la coor­di­na­tion des inter­ven­tions. En paral­lèle, le pro­jet Gha­na a per­mis de contri­buer à l’analyse et à la sélec­tion d’équipements adap­tés aux contraintes locales pour sept sites hos­pi­ta­liers (Sunya­ni, Ho, Hohoe, Oda, Goa­so, Apin­to et Peki).

Ce tra­vail met en évi­dence l’importance d’une ges­tion struc­tu­rée des équi­pe­ments bio­mé­di­caux, à la fois en phase d’exploitation et de concep­tion des projets.

Abstract

In inter­na­tio­nal hos­pi­tal pro­jects, the mana­ge­ment of bio­me­di­cal equip­ment is essen­tial to ensure the qua­li­ty and conti­nui­ty of care, des­pite signi­fi­cant orga­ni­za­tio­nal and tech­ni­cal constraints. This inter­n­ship, car­ried out at FSE, focu­sed on the tech­ni­cal moni­to­ring of equip­ment at the Inter­na­tio­nal Hos­pi­tal Cen­ter of Cala­vi in Benin and on struc­tu­ring a mater­nal and child health equip­ment pro­ject in Ghana.

In Benin, the ana­ly­sis revea­led limi­ta­tions in tra­cea­bi­li­ty and moni­to­ring, lin­ked to the absence of a cen­tra­li­zed tool. An Excel-based tool ins­pi­red by a CMMS (Com­pu­te­ri­zed Main­te­nance Mana­ge­ment Sys­tem) was the­re­fore deve­lo­ped to improve the mana­ge­ment and coor­di­na­tion of interventions.

At the same time, the Gha­na pro­ject pro­vi­ded an oppor­tu­ni­ty to contri­bute to the ana­ly­sis and selec­tion of equip­ment adap­ted to local constraints for seven hos­pi­tal sites (Sunya­ni, Ho, Hohoe, Oda, Goa­so, Apin­to, and Peki).

This work high­lights the impor­tance of a struc­tu­red mana­ge­ment of bio­me­di­cal equip­ment, both during the ope­ra­tio­nal phase and the pro­ject desi­gn phase.

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IDS338 - Suivi et optimisation de la gestion des équipements biomédicaux dans les projets hospitaliers internationaux
IDS338 - Sui­vi et opti­mi­sa­tion de la ges­tion des équi­pe­ments bio­mé­di­caux dans les pro­jets hos­pi­ta­liers internationaux

Rap­port de stage

IDS337 – Télémédecine assistée : de l'accompagnement des utilisateurs à l'optimisation des processus internes

Auteure

Fad­wa Tamrani

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A rap­pe­ler pour tout usage : F. TAMRANI, « Télé­mé­de­cine assis­tée : de l'accompagnement des uti­li­sa­teurs à l'optimisation des pro­ces­sus internes », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS337, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids337

Résumé

Ce rap­port pré­sente les mis­sions réa­li­sées dans le cadre d'un stage de fin d'études en Mas­ter
2 Ingé­nie­rie de la San­té à l'Université de Tech­no­lo­gie de Com­piègne, effec­tué au sein de
Heal­phi, entre­prise mar­seillaise spé­cia­li­sée dans la télé­con­sul­ta­tion assis­tée. Le poste,
cen­tré sur le déploie­ment et l'accompagnement des uti­li­sa­teurs, s'est arti­cu­lé autour de
deux dimen­sions com­plé­men­taires. D'une part, une acti­vi­té opé­ra­tion­nelle quo­ti­dienne à
l'interface entre l'entreprise et les pro­fes­sion­nels de san­té : for­ma­tion, sup­port tech­nique et
ges­tion de l'onboarding auprès de plus d'une cen­taine d'utilisateurs. D'autre part, une
mis­sion d'optimisation des pro­ces­sus internes menée en paral­lèle, abou­tis­sant à la créa­tion
de res­sources péda­go­giques struc­tu­rées et au déve­lop­pe­ment d'outils tech­niques visant à
fia­bi­li­ser et accé­lé­rer le déploie­ment de la solu­tion. Ce stage, mené à l'interface entre le
ter­rain médi­cal et l'environnement entre­pre­neu­rial de la san­té numé­rique, a per­mis de
déve­lop­per des com­pé­tences tech­niques, péda­go­giques et rela­tion­nelles en adé­qua­tion avec
les enjeux actuels du secteur.

Abstract

This report pre­sents the work car­ried out during a final-year inter­n­ship as part of a Master's
degree in Health Engi­nee­ring at the Uni­ver­si­ty of Tech­no­lo­gy of Com­piègne, com­ple­ted
within Heal­phi, a Mar­seille-based star­tup spe­cia­li­zing in assis­ted tele­con­sul­ta­tion. The role,
focu­sed on deploy­ment and user sup­port, was struc­tu­red around two com­ple­men­ta­ry
dimen­sions. On one hand, a dai­ly ope­ra­tio­nal acti­vi­ty at the inter­face bet­ween the com­pa­ny
and heal­th­care pro­fes­sio­nals : trai­ning, tech­ni­cal sup­port and onboar­ding mana­ge­ment for
over a hun­dred users. On the other hand, an inter­nal pro­cess opti­mi­za­tion mis­sion
conduc­ted in paral­lel, resul­ting in the crea­tion of struc­tu­red edu­ca­tio­nal resources and the
deve­lop­ment of tech­ni­cal tools aimed at secu­ring and acce­le­ra­ting the deploy­ment of the
solu­tion. This inter­n­ship, car­ried out at the inter­face bet­ween the medi­cal field and the
entre­pre­neu­rial envi­ron­ment of digi­tal health, pro­vi­ded an oppor­tu­ni­ty to deve­lop
tech­ni­cal, peda­go­gi­cal and inter­per­so­nal skills in line with the cur­rent chal­lenges of the
sec­tor.

Mémoire confidentiel

IDS336 – Imagerie 3D intraopératoire : État de l'art des arceaux mobiles au bloc opératoire, analyse concurrentielle et enjeux pour Philips France

Autrice

POUILLY Eli­sa

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A rap­pe­ler pour tout usage : E. POUILLY, « Ima­ge­rie 3D intrao­pé­ra­toire : Etat de l’art des arceaux mobiles au bloc opé­ra­toire, ana­lyse concur­ren­tielle et enjeux pour Phi­lips France », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS336, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids336/

Résumé

Intro­duc­tion. La tech­no­lo­gie CBCT embar­quée dans les arceaux mobiles per­met désor­mais d'obtenir des recons­truc­tions volu­miques de qua­li­té diag­nos­tique direc­te­ment au bloc opé­ra­toire. Dans ce contexte, Phi­lips France, acteur recon­nu sur le seg­ment 2D avec sa gamme Zeni­tion, reste absent du mar­ché des C-arms 3D mobiles alors que ses concur­rents y sont établis.

Méthode. Un état de l'art a été conduit en cinq étapes : cadrage du péri­mètre, veille biblio­gra­phique (plus de dix publi­ca­tions récentes), ana­lyse cli­nique, construc­tion d'une matrice bench­mark mul­ti­cri­tères et pro­duc­tion d'un double livrable aca­dé­mique et ter­rain. Quatre sys­tèmes ont été com­pa­rés sur plus de quinze critères.

Résul­tats. Les trois sys­tèmes étu­diés (GE Heal­th­Care OEC 3D, Sie­mens Heal­thi­neers Cios Spin et Ziehm Ima­ging Vision RFD 3D) pré­sentent des per­for­mances glo­ba­le­ment simi­laires en matière de réso­lu­tion spa­tiale et de taille de recons­truc­tion. Les prin­ci­pales dif­fé­rences portent sur la puis­sance du géné­ra­teur, les volumes d’acquisition dis­po­nibles ain­si que l’efficacité des algo­rithmes de réduc­tion des arte­facts métal­liques (MAR). Par ailleurs, l’analyse de la lit­té­ra­ture met en évi­dence l’intérêt cli­nique de l’imagerie 3D per­opé­ra­toire, avec la détec­tion de jusqu’à 25 % de mal­po­si­tions en chi­rur­gie rachi­dienne et des taux de révi­sion per­opé­ra­toire com­pris entre 11 et 36 % en trau­ma­to­lo­gie. Cette étude a éga­le­ment per­mis d’identifier plu­sieurs atouts tech­no­lo­giques et cli­niques déjà pré­sents dans l’offre Phi­lips, pou­vant consti­tuer une base solide pour un futur posi­tion­ne­ment sur ce marché.

Conclu­sion. L’imagerie 3D mobile s’affirme pro­gres­si­ve­ment comme une réfé­rence dans de nom­breuses pro­cé­dures chi­rur­gi­cales. Dans ce contexte, le déve­lop­pe­ment d’une solu­tion Phi­lips sur ce seg­ment appa­raît comme un enjeu stra­té­gique majeur afin de répondre aux évo­lu­tions des pra­tiques cli­niques et de ren­for­cer la com­pé­ti­ti­vi­té de l’entreprise sur un mar­ché en forte croissance.e résu­mé en français...

Abstract

Intro­duc­tion. CBCT tech­no­lo­gy embed­ded in mobile C-arms now enables diag­nos­tic-qua­li­ty volu­me­tric recons­truc­tions direct­ly in the ope­ra­ting room. In this context, Phi­lips France, a reco­gni­sed player in the 2D seg­ment with its Zeni­tion range, remains absent from the mobile 3D C-arm mar­ket while its com­pe­ti­tors are alrea­dy well established.

Method. A state of the art was conduc­ted in five steps : scope defi­ni­tion, biblio­gra­phic review (more than ten recent publi­ca­tions), cli­ni­cal ana­ly­sis, construc­tion of a mul­ti-cri­te­ria bench­mark matrix, and pro­duc­tion of a dual deli­ve­rable for both aca­de­mic and field use. Four sys­tems were com­pa­red across more than fif­teen criteria.

Results. The three sys­tems eva­lua­ted (GE OEC 3D, Sie­mens Cios Spin, and Ziehm Vision RFD 3D) demons­tra­ted broad­ly com­pa­rable per­for­mance in terms of spa­tial reso­lu­tion and recons­truc­tion matrix size. The main dif­fe­rences were rela­ted to gene­ra­tor power, acqui­si­tion and recons­truc­tion volumes, and the effec­ti­ve­ness of metal arti­fact reduc­tion (MAR) algo­rithms. The lite­ra­ture review high­ligh­ted the cli­ni­cal value of intrao­pe­ra­tive 3D ima­ging, with up to 25% of implant mal­po­si­tions detec­ted during spine sur­ge­ry and intrao­pe­ra­tive revi­sion rates ran­ging from 11% to 36% in trau­ma pro­ce­dures. The stu­dy also iden­ti­fied seve­ral exis­ting tech­no­lo­gi­cal and cli­ni­cal strengths within Phi­lips’ port­fo­lio that could sup­port a future posi­tio­ning in this mar­ket segment.

Conclu­sion. Mobile 3D ima­ging is increa­sin­gly beco­ming a cli­ni­cal stan­dard in a gro­wing num­ber of sur­gi­cal pro­ce­dures. In this context, Phi­lips’ entry into this mar­ket repre­sents a major stra­te­gic oppor­tu­ni­ty to address evol­ving cli­ni­cal needs and streng­then its com­pe­ti­ti­ve­ness in a rapid­ly expan­ding and increa­sin­gly deman­ding sector.

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IDS 336 : Imagerie 3D intraopératoire : Etat de l’art des arceaux mobiles au bloc opératoire, analyse concurrentielle et enjeux pour Philips France
IDS 336 : Ima­ge­rie 3D intrao­pé­ra­toire : Etat de l’art des arceaux mobiles au bloc opé­ra­toire, ana­lyse concur­ren­tielle et enjeux pour Phi­lips France

IDS335 – Atteindre la conformité d’un dispositif médical au Brésil : traçabilité des exigences réglementaires

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A rap­pe­ler pour tout usage : L. PATTE, « Atteindre la confor­mi­té d’un dis­po­si­tif médi­cal au Bré­sil : tra­ça­bi­li­té des exi­gences régle­men­taires », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS335, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids335/

Résumé

Dans un contexte régle­men­taire com­plexe au sein du domaine des dis­po­si­tifs médi­caux et une ambi­tion de croître à l’export, Cris­ta­lens Indus­trie, une PME spé­cia­li­sée dans la fabri­ca­tion de len­tilles intrao­cu­laires, ren­contre la dif­fi­cul­té de tra­cer les exi­gences régle­men­taires des pays dans les­quels ils exportent, notam­ment le Bré­sil. Ce mémoire pré­sente la métho­do­lo­gie et la concep­tion d’un réfé­ren­tiel de tra­ça­bi­li­té struc­tu­ré trans­po­sable à plu­sieurs zones géo­gra­phiques, des­ti­né à cen­tra­li­ser, tra­cer et éva­luer toutes les exi­gences régle­men­taires appli­cables aux pro­duits fabri­qués par Cris­ta­lens Industrie.

Abstract

Faced with a com­plex regu­la­to­ry envi­ron­ment in the medi­cal devices sec­tor and an ambi­tion to expand its export busi­ness, Cris­ta­lens Indus­trie, an SME spe­cia­li­sing in the manu­fac­ture of intrao­cu­lar lenses, is strug­gling to track the regu­la­to­ry requi­re­ments of the coun­tries to which it exports, par­ti­cu­lar­ly Bra­zil. This the­sis pre­sents the metho­do­lo­gy and desi­gn of a struc­tu­red tra­cea­bi­li­ty fra­me­work that can be adap­ted to mul­tiple geo­gra­phi­cal regions, inten­ded to cen­tra­lise, track and assess all regu­la­to­ry requi­re­ments appli­cable to pro­ducts manu­fac­tu­red by Cris­ta­lens Industrie.

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IDS335 - PATTE Lyam - Atteindre la conformité d'un dispositif médical au Brésil
IDS335 - PATTE Lyam - Atteindre la confor­mi­té d'un dis­po­si­tif médi­cal au Brésil

IDS334 - Mise en conformité réglementaire (UE) 2017/745 et qualité dans le secteur des dispositifs médicaux implantables de classe III : contribution à la documentation technique et à la validation logicielle

Auteure

OUHASSOU oumaima
OUHASSOU Oumai­ma

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A rap­pe­ler pour tout usage : OUHASSOU Oumai­ma, « Mise en confor­mi­té régle­men­taire (UE) 2017/745 et qua­li­té dans le sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux implan­tables de classe III : contri­bu­tion à la docu­men­ta­tion tech­nique et à la vali­da­tion logi­cielle », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS334, juin 2026, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids334/

Résumé

Ce rap­port de stage de fin d'études, réa­li­sé au sein du dépar­te­ment Qua­li­té et Affaires Régle­men­taires (QARA) d'une PME fran­çaise spé­cia­li­sée dans les dis­po­si­tifs médi­caux implan­tables rachi­diens sté­riles à usage unique, s'inscrit dans le contexte de la tran­si­tion vers le règle­ment (UE) 2017/745 (MDR) et du renou­vel­le­ment de la cer­ti­fi­ca­tion ISO 13485:2016 de l'entreprise.

La pre­mière mis­sion a por­té sur la vali­da­tion des outils logi­ciels du sys­tème de mana­ge­ment de la qua­li­té (SMQ), confor­mé­ment aux exi­gences de la norme ISO 13485:2016 et aux guides nor­ma­tifs appli­cables. Deux sys­tèmes ont fait l'objet d'une vali­da­tion docu­men­tée com­plète selon la pro­cé­dure interne dédiée de l'entreprise : un outil de signa­ture élec­tro­nique des docu­ments qua­li­té et un fichier de sui­vi des non-confor­mi­tés, des récla­ma­tions clients et des actions cor­rec­tives et préventives.

La seconde mis­sion a consis­té à contri­buer à la consti­tu­tion du cha­pitre « Éti­que­tage » du dos­sier tech­nique, en réponse aux non-confor­mi­tés rele­vées par l'organisme noti­fié lors d'un pre­mier round d'évaluation. Les cor­rec­tions ont été fon­dées sur une ana­lyse croi­sée des exi­gences du MDR, des normes har­mo­ni­sées appli­cables à l'étiquetage et des exi­gences lin­guis­tiques propres à chaque État membre.

Abstract

This end-of-stu­dies inter­n­ship report was car­ried out within the Qua­li­ty and Regu­la­to­ry Affairs (QARA) depart­ment of a French SME spe­cia­li­sing in ste­rile single-use implan­table spi­nal medi­cal devices, in the context of the regu­la­to­ry tran­si­tion towards Regu­la­tion (EU) 2017/745 (MDR) and the rene­wal of its ISO 13485:2016 certification.

The first mis­sion focu­sed on the vali­da­tion of qua­li­ty mana­ge­ment sys­tem (QMS) soft­ware tools, in accor­dance with the requi­re­ments of ISO 13485:2016 and appli­cable nor­ma­tive gui­dance. Two sys­tems underwent com­plete docu­men­ted vali­da­tion using the company's dedi­ca­ted inter­nal pro­ce­dure : an elec­tro­nic signing tool for qua­li­ty docu­ments and a moni­to­ring file for non-confor­mi­ties, cus­to­mer com­plaints and cor­rec­tive and pre­ven­tive actions.

The second mis­sion consis­ted in contri­bu­ting to the consti­tu­tion of the Label­ling chap­ter of the tech­ni­cal file, in res­ponse to non-confor­mi­ties rai­sed by the noti­fied body fol­lo­wing a first round of assess­ment. Cor­rec­tions were groun­ded in a cross-ana­ly­sis of MDR requi­re­ments, appli­cable har­mo­ni­sed label­ling stan­dards and lan­guage requi­re­ments spe­ci­fic to each Mem­ber State.

Mémoire confidentiel

IDS333 - Maîtrise du changement appliquée aux dispositifs médicaux de classe IIb : migration du Système de Management de la qualité, transfert industriel et préparation à la conformité au Règlement (UE) 2017/745

Autrice

OUHAB Sabrina

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A rap­pe­ler pour tout usage : S.OUHAB , « Maî­trise du chan­ge­ment appli­quée aux dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb : migra­tion du Sys­tème de Mana­ge­ment de la qua­li­té, trans­fert indus­triel et pré­pa­ra­tion à la confor­mi­té au Règle­ment (UE) 2017/745 », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire de Stage, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS333, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids333/

Résumé

Ce stage réa­li­sé au sein de CEREDAS avait pour objec­tif d’accompagner la tran­si­tion régle­men­taire des dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb vers le Règle­ment (UE) 2017/745, tout en sécu­ri­sant un chan­ge­ment de sous-trai­tant indus­triel. Les tra­vaux ont por­té sur l’analyse du sys­tème qua­li­té exis­tant, la mise à jour de la docu­men­ta­tion, le trai­te­ment des non-confor­mi­tés issues des audits et l’intégration des nou­velles exi­gences régle­men­taires. Une stra­té­gie de tran­si­tion indus­trielle a éga­le­ment été défi­nie afin de reva­li­der les pro­cé­dés de fabri­ca­tion et d’assurer la conti­nui­té de pro­duc­tion. Les actions menées ont per­mis de ren­for­cer la confor­mi­té du Sys­tème de Mana­ge­ment de la Qua­li­té, d’améliorer la maî­trise docu­men­taire et de pré­pa­rer la sou­mis­sion des dos­siers tech­niques dans un contexte de chan­ge­ment indus­triel et régle­men­taire majeur.

Abstract

This inter­n­ship, car­ried out at CEREDAS, aimed to sup­port the regu­la­to­ry tran­si­tion of Class IIb medi­cal devices to Regu­la­tion (EU) 2017/745, while secu­ring a change in the indus­trial sub­con­trac­tor. The work focu­sed on the ana­ly­sis of the exis­ting Qua­li­ty Mana­ge­ment Sys­tem, the update of qua­li­ty docu­men­ta­tion, the mana­ge­ment of audit-rela­ted non-confor­mi­ties, and the inte­gra­tion of new regu­la­to­ry requi­re­ments. An indus­trial tran­si­tion stra­te­gy was also deve­lo­ped to reva­li­date manu­fac­tu­ring pro­cesses and ensure pro­duc­tion conti­nui­ty. The actions imple­men­ted streng­the­ned Qua­li­ty Mana­ge­ment Sys­tem com­pliance, impro­ved docu­ment control, and sup­por­ted the pre­pa­ra­tion of tech­ni­cal docu­men­ta­tion sub­mis­sions within the context of a major indus­trial and regu­la­to­ry transition.

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IDS333 - OUHAB Sabrina
IDS333 - OUHAB Sabrina
MODELE-ACTION_CORRECTIVE-CEREDAS
MODELE-ACTION_CORRECTIVE-CEREDAS

Maîtrise du changement appliquée aux dispositifs médicaux de classe IIb : migration du Système de Management de la qualité, transfert industriel et préparation à la conformité au Règlement (UE) 2017/745

Introduction

Le sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux (DM) est sou­mis à une régle­men­ta­tion exi­geante visant à garan­tir la sécu­ri­té, la per­for­mance et la tra­ça­bi­li­té des pro­duits des­ti­nés aux patients. Ces exi­gences ont été ren­for­cées avec l’entrée en appli­ca­tion du Règle­ment (UE) 2017/745 rela­tif aux dis­po­si­tifs médi­caux, qui rem­place pro­gres­si­ve­ment la direc­tive 93/42/CEE [1]. Ce règle­ment impose aux fabri­cants une adap­ta­tion de leur Sys­tème de Mana­ge­ment de la Qua­li­té, une mise à jour de leur docu­men­ta­tion tech­nique et un ren­for­ce­ment de la sur­veillance après com­mer­cia­li­sa­tion, notam­ment pour les dis­po­si­tifs de classe IIb sou­mis à l’établissement d’un rap­port pério­dique actua­li­sé de sécu­ri­té, ou PSUR [2,3].

C’est dans ce contexte que j’ai réa­li­sé mon stage au sein de CEREDAS, entre­prise spé­cia­li­sée dans la concep­tion et la fabri­ca­tion de dis­po­si­tifs médi­caux des­ti­nés aux patients laryn­gec­to­mi­sés et tra­chéo­to­mi­sés. L’objectif prin­ci­pal du stage s’inscrivait dans l’accompagnement de l’entreprise dans sa tran­si­tion régle­men­taire du réfé­ren­tiel MDD vers le MDR, en vue de pré­pa­rer la sou­mis­sion des dos­siers tech­niques des dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb pré­vue en jan­vier prochain.

À ce jour, le SMQ de CEREDAS repose prin­ci­pa­le­ment sur des pro­cé­dures internes éta­blies selon les exi­gences de la direc­tive MDD. Afin d’accompagner la tran­si­tion vers le MDR, un cabi­net d’accompagnement régle­men­taire externe a pro­po­sé un ensemble de nou­velles pro­cé­dures conformes au Règle­ment (UE) 2017/745. Ces pro­cé­dures néces­sitent tou­te­fois un tra­vail d’adaptation, d’intégration et d’harmonisation avec l’organisation interne de l’entreprise.

Paral­lè­le­ment à cette mise à niveau régle­men­taire, une réflexion stra­té­gique est menée avec le cabi­net EXPEREG concer­nant plu­sieurs évo­lu­tions indus­trielles et régle­men­taires majeures, notam­ment le trans­fert de pro­duc­tion vers un nou­veau sous-trai­tant, la reva­li­da­tion des pro­cé­dés de fabri­ca­tion, la pré­pa­ra­tion de l’audit de renou­vel­le­ment ISO 13485 et la mise à jour pro­gres­sive de la docu­men­ta­tion tech­nique confor­mé­ment aux exi­gences du MDR.

Présentation de CEREDAS et ses dispositifs médicaux destinés aux patients trachéotomisés et laryngectomisés

CEREDAS est une entre­prise fran­çaise fon­dée en 1993 et spé­cia­li­sée dans les dis­po­si­tifs médi­caux des­ti­nés aux per­sonnes laryn­gec­to­mi­sées et tra­chéo­to­mi­sées. L’entreprise est située à Anto­ny, en région pari­sienne [4].

Depuis plus de vingt-cinq ans, CEREDAS déve­loppe des solu­tions visant à amé­lio­rer la qua­li­té de vie des patients ayant subi une laryn­gec­to­mie totale. L’entreprise est cer­ti­fiée ISO 13485 pour ses acti­vi­tés de concep­tion, fabri­ca­tion, contrôle final et mise sur le mar­ché de dis­po­si­tifs médi­caux [5]. L’histoire de l’entreprise est direc­te­ment liée à l’expérience per­son­nelle de son fon­da­teur, Robert Bezi­cot, lui-même laryn­gec­to­mi­sé après un can­cer des cordes vocales. À la suite de cette opé­ra­tion, il souf­frait de séche­resse res­pi­ra­toire chro­nique, de bron­chites et de dif­fi­cul­tés res­pi­ra­toires. Cette situa­tion l’a conduit à déve­lop­per des dis­po­si­tifs per­met­tant de com­pen­ser les consé­quences res­pi­ra­toires de la laryn­gec­to­mie [4].

Cette ori­gine explique la forte orien­ta­tion patient pré­sente au sein de l’entreprise. CEREDAS ne déve­loppe pas uni­que­ment des pro­duits, mais cherche avant tout à répondre aux dif­fi­cul­tés concrètes ren­con­trées quo­ti­dien­ne­ment par les patients laryn­gec­to­mi­sés. L’entreprise pro­pose aujourd’hui une prise en charge glo­bale com­pre­nant : des dis­po­si­tifs médi­caux ; des acces­soires asso­ciés ; des pres­ta­tions de conseil ; une assis­tance télé­pho­nique ; un accom­pa­gne­ment à domi­cile ; ain­si que des outils d’éducation thérapeutique.

Organisation fonctionnelle de CEREDAS

L’organisation de CEREDAS repose prin­ci­pa­le­ment sur trois ser­vices com­plé­men­taires per­met­tant d’assurer le fonc­tion­ne­ment de l’entreprise ain­si que la prise en charge des patients :

Ser­vice admi­nis­tra­tif et gestion

Ce ser­vice assure prin­ci­pa­le­ment la ges­tion admi­nis­tra­tive et finan­cière de l’entreprise. Il prend en charge les achats, le sui­vi des four­nis­seurs, la fac­tu­ra­tion, la ges­tion comp­table ain­si que le sui­vi des règle­ments et de la trésorerie.

 Ser­vice qua­li­té et industriel

Le ser­vice qua­li­té et indus­triel est res­pon­sable des acti­vi­tés liées à la fabri­ca­tion des dis­po­si­tifs médi­caux, à la ges­tion de la pro­duc­tion ain­si qu’au sui­vi du SMQ.

Il inter­vient éga­le­ment dans la mise à jour docu­men­taire, la ges­tion des pro­ces­sus de fabri­ca­tion, les acti­vi­tés de confor­mi­té régle­men­taire et la tran­si­tion du sys­tème qua­li­té de l’entreprise vers le règle­ment MDR.

Ser­vice com­mer­cial et rela­tion client

Le ser­vice com­mer­cial et rela­tion client assure le lien entre l’entreprise, les éta­blis­se­ments de san­té et les patients. Ses mis­sions com­prennent notam­ment le sui­vi des patients, les visites à domi­cile, l’éducation thé­ra­peu­tique, la ges­tion des com­mandes et de la fac­tu­ra­tion, ain­si que le sui­vi après com­mer­cia­li­sa­tion des dis­po­si­tifs médicaux

Organisation managériale et projet ERA CEREDAS

L’entreprise déve­loppe un pro­jet mana­gé­rial inti­tu­lé « Entre­prise Res­pon­sa­bi­li­sante et Appre­nante (ERA) CEREDAS ». Ce pro­jet s’inscrit dans une démarche d’évolution du mode de mana­ge­ment interne, ins­pi­rée du concept d’ « entre­prise libé­rée ». Il vise à faire évo­luer l’organisation vers un fonc­tion­ne­ment plus par­ti­ci­pa­tif, dans lequel les col­la­bo­ra­teurs dis­posent d’une plus grande auto­no­mie dans la réa­li­sa­tion de leurs missions.

L’objectif de cette démarche est de ren­for­cer la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des équipes, en favo­ri­sant la prise d’initiative, la confiance et la délé­ga­tion dans l’exécution des tâches quo­ti­diennes. Elle encou­rage éga­le­ment le déve­lop­pe­ment de l’apprentissage col­lec­tif, en valo­ri­sant le par­tage d’expérience, la coopé­ra­tion entre les ser­vices et l’amélioration des pra­tiques de tra­vail. Ce pro­jet met l’accent sur une dyna­mique d’amélioration conti­nue, per­met­tant d’adapter en per­ma­nence les méthodes de tra­vail et l’organisation interne afin de gagner en effi­ca­ci­té, en qua­li­té et en per­for­mance globale.

Présentation des sous-traitants

EXPEREG

Un orga­nisme de conseil spé­cia­li­sé dans les affaires régle­men­taires et la qua­li­té des dis­po­si­tifs médi­caux. L’entreprise accom­pagne les fabri­cants dans la mise en confor­mi­té régle­men­taire de leurs pro­duits et de leur sys­tème qua­li­té selon les exi­gences euro­péennes et inter­na­tio­nales. EXPEREG inter­vient notam­ment dans les domaines du mar­quage CE, de la norme ISO 13485, des audits qua­li­té, de la revue de docu­men­ta­tion tech­nique ain­si que de l’accompagnement régle­men­taire des fabri­cants de dis­po­si­tifs médicaux.

Dans le cadre de la tran­si­tion régle­men­taire de CEREDAS du réfé­ren­tiel MDD vers le MDR, EXPEREG accom­pagne CEREDAS sur dif­fé­rents aspects qua­li­té et régle­men­taires. Depuis 2025, le cabi­net inter­vient notam­ment dans le sui­vi des audits, l’évaluation des sous-trai­tants cri­tiques ain­si que dans l’accompagnement stra­té­gique lié à la confor­mi­té régle­men­taire des dis­po­si­tifs médi­caux. EXPEREG par­ti­cipe éga­le­ment aux réflexions concer­nant les chan­ge­ments indus­triels et les vali­da­tions asso­ciées dans le cadre de la migra­tion vers le Règle­ment (UE) 2017/745.

 STATICE MANUFACTURING

Une entre­prise fran­çaise spé­cia­li­sée dans la concep­tion et la fabri­ca­tion de dis­po­si­tifs médi­caux. Basée à Besan­çon, elle pos­sède une exper­tise dans les micro­tech­niques, l’industrialisation et la pro­duc­tion de dis­po­si­tifs médi­caux en envi­ron­ne­ment contrôlé.

STATICE MANUFACTURING est cer­ti­fiée ISO 13485 et inter­vient comme sous-trai­tant indus­triel dans le domaine des dis­po­si­tifs médi­caux. Depuis plu­sieurs années, STATICE col­la­bore avec CEREDAS en tant que four­nis­seur cri­tique pour la fabri­ca­tion de cer­tains com­po­sants et pro­duits semi-finis des­ti­nés aux dis­po­si­tifs médi­caux com­mer­cia­li­sés par l’entreprise.

CISTEO MEDICAL

Une entre­prise fran­çaise spé­cia­li­sée dans le déve­lop­pe­ment et la fabri­ca­tion de dis­po­si­tifs médi­caux pour le sec­teur de la san­té. Basée à Besan­çon, elle accom­pagne les fabri­cants dans dif­fé­rentes étapes du cycle de vie des dis­po­si­tifs médi­caux, depuis la concep­tion jusqu’à la production.

Dans le cadre de son pro­jet de tran­si­tion indus­trielle et régle­men­taire, CEREDAS a enga­gé un chan­ge­ment de sous-trai­tant de STATICE vers CISTEO MEDICAL afin d’assurer la conti­nui­té des acti­vi­tés de pro­duc­tion et de fabri­ca­tion de ses dis­po­si­tifs médicaux.

Les dispositifs médicaux développés par CEREDAS

Rappel sur la pathologie

 Le can­cer du larynx est une tumeur maligne qui se déve­loppe au niveau du larynx, organe situé dans la gorge et impli­qué dans la res­pi­ra­tion, la pho­na­tion et la déglu­ti­tion. Il touche majo­ri­tai­re­ment les hommes de plus de 50 ans, et ses prin­ci­paux fac­teurs de risque sont le tabac et l’alcool. Le trai­te­ment peut inclure la chi­rur­gie, la radio­thé­ra­pie ou la chi­mio­thé­ra­pie, et dans cer­tains cas, une laryn­gec­to­mie totale est néces­saire, entraî­nant la perte de la voix natu­relle et la néces­si­té d’un accom­pa­gne­ment spé­cia­li­sé [6].

 La tra­chéo­to­mieest une ouver­ture pra­ti­quée de manière chi­rur­gi­cale dans la tra­chée haute sous le larynx afin d'assurer une per­méa­bi­li­té per­ma­nente des voies aériennes. Elle per­met de pro­té­ger le pou­mon d'un encom­bre­ment par les sécré­tions buc­cales et/ou par l'alimentation. La laryn­gec­to­mie totale ou la tra­chéo­sto­mie quant à elle est une inter­ven­tion chi­rur­gi­cale qui consiste en l'ablation com­plète du larynx, géné­ra­le­ment due à un can­cer des voies aéro-diges­tives supé­rieures (VADS). Cette inter­ven­tion entraîne la sépa­ra­tion des voies aériennes (tra­chée) et diges­tives (œso­phage) [7].

 Par­mi les consé­quences de la laryn­gec­to­mie totale figurent la perte de la voix laryn­gée due à l’ablation des cordes vocales, la créa­tion d’un tra­chéo­stome défi­ni­tif à la base du cou, ain­si que la sup­pres­sion des fonc­tions phy­sio­lo­giques des voies aériennes supé­rieures (fil­tra­tion, réchauf­fe­ment et humi­di­fi­ca­tion de l’air). Cette der­nière entraîne une hyper­sen­si­bi­li­té res­pi­ra­toire, des irri­ta­tions, une aug­men­ta­tion des sécré­tions bron­chiques et une séche­resse impor­tante des voies res­pi­ra­toires [6].

Parcours de soins du patient laryngectomisé

Après la laryn­gec­to­mie totale, le patient est géné­ra­le­ment hos­pi­ta­li­sé pen­dant une dizaine de jours afin d’assurer la sur­veillance post-opé­ra­toire. À sa sor­tie, il peut rega­gner son domi­cile ou être orien­té vers un centre spé­cia­li­sé pour pour­suivre sa réédu­ca­tion et son accom­pa­gne­ment. Selon l’indication médi­cale, une radio­thé­ra­pie com­plé­men­taire peut être mise en place pen­dant envi­ron un mois, à rai­son de cinq séances par semaine. Une période d’adaptation, pou­vant s’étendre de quatre mois à un an après la fin de la radio­thé­ra­pie, est ensuite néces­saire afin de per­mettre au patient de s’adapter à sa nou­velle situa­tion res­pi­ra­toire [6].

Ain­si, c’est dans ce contexte qu’interviennent les Dis­po­si­tifs Médi­caux de la Gamme CYRANOSE® Glo­bal Sys­tem™ pour main­te­nir un bon équi­libre entre res­pi­ra­tion, fil­tra­tion, réchauf­fe­ment et humidification.

Les dis­po­si­tifs médi­caux déve­lop­pés par CEREDAS sont prin­ci­pa­le­ment des­ti­nés à la réha­bi­li­ta­tion pul­mo­naire et pho­na­toire après laryn­gec­to­mie totale. Par­mi les dis­po­si­tifs les plus impor­tants figure le nez arti­fi­ciel ou échan­geur de cha­leur et d’humidité ECH CYRANOSE®. Ce dis­po­si­tif médi­cal per­met de réchauf­fer, humi­di­fier et fil­trer l’air ins­pi­ré par les patients laryn­gec­to­mi­sés. Le dis­po­si­tif CYRANOSE® per­met de limi­ter les com­pli­ca­tions liées à la chi­rur­gie et d’améliorer le confort res­pi­ra­toire des patients (Figure 1).

Figure 1 : Composants de l’échangeur de chaleur et d’humidité ECH CYRANOSE® : de gauche à droite : adhésif, embase, piège à sécrétions, filtre en mousse et boîtier (Source : [4])

L’entreprise déve­loppe éga­le­ment plu­sieurs dis­po­si­tifs com­plé­men­taires, notam­ment des dis­po­si­tifs de main­tien et d’adaptation pour le tra­chéo­stome, tels que CYTUBEMAJOR™ et CYGRIPONE™, qui per­mettent d’assurer la sta­bi­li­té et le bon posi­tion­ne­ment des sys­tèmes res­pi­ra­toires (Figure 2).

Figure 2 : Calibreurs et supports de trachéostome CYTUBEMAJOR™ et CYGRIPONE™ (de gauche à droite) commercialisés par CEREDAS (Source : [4])

Elle pro­pose aus­si des dis­po­si­tifs faci­li­tant la réha­bi­li­ta­tion pho­na­toire, comme la valve mains libres CYVALVEFREEDOM™ et l’adaptateur uni­ver­sel CYADAPTOR™ (Figure 3), qui contri­buent à amé­lio­rer la com­mu­ni­ca­tion des patients.

Figure 3 : Valve de phonation mains libres CYVALVEFREEDOM™ et adaptateur CYADAPTATOR™ (de gauche à droite) commercialisés par CEREDAS (Source : [4])

Dans le domaine de la pro­tec­tion et de l’hygiène, CEREDAS pro­pose notam­ment la pro­tec­tion pour la douche TRACHEODOUCHE® (Figure 4), ain­si que la pro­tec­tion tra­chéale jetable TRACHEOCLEAN® (Figure 5), des­ti­née à pro­té­ger les voies respiratoires.

Figure 4 : Protection de douche TRACHEODOUCHE™ montée sur une embase CYRANOSE® (Source : [4])
Figure 5 : Protection trachéale TRACHEOCLEAN® commercialisée par CEREDAS (Source : [4])

L’entreprise com­mer­cia­lise éga­le­ment des solu­tions des­ti­nées à la réha­bi­li­ta­tion pho­na­toire comme le laryn­go­phone élec­tro­nique AMPLICORD®, uti­li­sé lorsque la voix œso­pha­gienne ou tra­chéo-œso­pha­gienne est insuf­fi­sante ou impos­sible. CEREDAS déve­loppe des outils d’éducation thé­ra­peu­tique, notam­ment un man­ne­quin de for­ma­tion per­met­tant de sen­si­bi­li­ser et for­mer les patients, les aidants et les pro­fes­sion­nels de san­té à la prise en charge après laryn­gec­to­mie totale. L’ensemble de ces dis­po­si­tifs est com­plé­té par dif­fé­rents acces­soires per­met­tant d’assurer leur bon usage et d’améliorer le confort des patients au quotidien.

Enjeux et problématique

La maî­trise du chan­ge­ment consti­tue un enjeu cen­tral pour les fabri­cants de dis­po­si­tifs médi­caux, en par­ti­cu­lier dans un contexte de tran­si­tion régle­men­taire entre la direc­tive 93/42/CEE (MDD) et le Règle­ment (UE) 2017/745 (MDR) [1,5]. Cette évo­lu­tion implique non seule­ment une mise à niveau du SMQ, confor­mé­ment à la norme ISO 13485:2016, mais éga­le­ment une revue appro­fon­die de la docu­men­ta­tion tech­nique, des pro­ces­sus de vali­da­tion et de la ges­tion des dos­siers en cas de chan­ge­ment de four­nis­seurs cri­tiques [8,5]. Dans ce cadre, l’entreprise CEREDAS doit assu­rer la conti­nui­té de la mise sur le mar­ché de ses dis­po­si­tifs médi­caux tout en pré­pa­rant leur confor­mi­té aux exi­gences ren­for­cées du MDR.

L’enjeu est d’autant plus impor­tant que le pro­jet concerne des dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb des­ti­nés à une uti­li­sa­tion longue durée, non sté­riles, mono-patient, en contact avec un tra­chéo­stome et néces­si­tant un net­toyage quo­ti­dien [6], dans un envi­ron­ne­ment où la sécu­ri­té, la per­for­mance et la tra­ça­bi­li­té sont essen­tielles. Les pro­duits concer­nés, notam­ment CYTUBEMAJOR™ et CYGRIPONE™, néces­sitent une démons­tra­tion solide de leur confor­mi­té dans un contexte mar­qué par le trans­fert de pro­duc­tion du sous-trai­tant his­to­rique STATICE vers CISTEO [9]. Cette tran­si­tion impose de maî­tri­ser les aspects tech­niques, régle­men­taires et indus­triels, avec une atten­tion par­ti­cu­lière por­tée à la reva­li­da­tion des pro­cé­dés de fabri­ca­tion asso­ciés [5,10], notam­ment les pro­cé­dés de mou­lage sili­cone consi­dé­rés comme des pro­cé­dés spé­ciaux [9]. Dans ce contexte, plu­sieurs axes stra­té­giques ont été défi­nis, par­mi les­quels la vali­da­tion des nou­veaux pro­cé­dés chez CISTEO à tra­vers la qua­li­fi­ca­tion de l’installation, la qua­li­fi­ca­tion opé­ra­tion­nelle et la qua­li­fi­ca­tion des per­for­mances [9,10], la ges­tion des modi­fi­ca­tions sous MDD avant la tran­si­tion vers le MDR, ain­si que l’anticipation des exi­gences des orga­nismes noti­fiés dans le cadre des audits de renou­vel­le­ment de cer­ti­fi­ca­tion ISO 13485 et du main­tien du mar­quage CE.

Un autre enjeu majeur réside dans la conti­nui­té de pro­duc­tion, la dis­po­ni­bi­li­té des dis­po­si­tifs médi­caux sur le mar­ché avec la confor­mi­té régle­men­taire sous le réfé­ren­tiel MDD durant la phase de tran­si­tion, Cela néces­site une coor­di­na­tion étroite entre les acti­vi­tés qualité/réglementaires et indus­trielles. CEREDAS doit évi­ter toute rup­ture d’approvisionnement tout en orga­ni­sant pro­gres­si­ve­ment le trans­fert indus­triel et la mon­tée en confor­mi­té MDR. Les pro­jec­tions de stocks montrent que cer­tains articles pré­sentent des pos­si­bi­li­tés de rup­ture très proches si aucune mesure cor­rec­trice n’est prise, ce qui rend néces­saire une pla­ni­fi­ca­tion fine des com­mandes, des vali­da­tions et des trans­ferts de moules. À cela s’ajoute la néces­si­té d’anticiper les attentes de l’organisme noti­fié, de sécu­ri­ser les échanges régle­men­taires et de dis­po­ser d’un dos­sier tech­nique défen­dable, com­plet et cohérent.

La pro­blé­ma­tique prin­ci­pale peut ain­si être for­mu­lée ain­si : com­ment assu­rer une migra­tion maî­tri­sée du sys­tème qua­li­té et des dos­siers tech­niques de mar­quage CE dans un contexte de chan­ge­ment de sous-trai­tant indus­triel, tout en garan­tis­sant la confor­mi­té régle­men­taire, la conti­nui­té de pro­duc­tion et la maî­trise des risques associés ?

Méthodologie de résolution

Afin de struc­tu­rer la métho­do­lo­gie de tra­vail, une démarche de Pla­ni­fi­ca­tion Dyna­mique Stra­té­gique a été uti­li­sée en amont des actions opé­ra­tion­nelles. Cette approche a per­mis de cla­ri­fier le péri­mètre du pro­jet, les par­ties concer­nées, les besoins iden­ti­fiés, le contexte régle­men­taire et indus­triel, ain­si que les objec­tifs et livrables attendus.

Dans le cadre du stage, la PDS a été appli­quée à la tran­si­tion du SMQ de CEREDAS vers les exi­gences du MDR, tout en inté­grant les enjeux liés à la mise à jour docu­men­taire, au trai­te­ment des non-confor­mi­tés, à la pré­pa­ra­tion des dos­siers tech­niques MDR et à la stra­té­gie de reva­li­da­tion indus­trielle. La figure 6 pré­sente la syn­thèse de cette démarche appli­quée au projet.

Figure 6 : Planification Dynamique Stratégique (PDS) appliquée à la transition réglementaire et industrielle de CEREDAS (Source : Auteure)

Analyse de l’existant et identification des écarts

La démarche mise en œuvre s’est appuyée sur une ana­lyse glo­bale du contexte régle­men­taire, docu­men­taire et indus­triel de l’entreprise. Cette phase avait pour objec­tif d’identifier les évo­lu­tions à appor­ter au sys­tème qua­li­té et à la docu­men­ta­tion tech­nique afin de pré­pa­rer la mise en confor­mi­té des dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb aux exi­gences du Règle­ment (UE) 2017/745 [1].

L’analyse a été réa­li­sée à par­tir du Manuel Qua­li­té, des pro­cé­dures en vigueur, des pro­ces­sus métiers, des dos­siers tech­niques, des rap­ports d’audit interne ain­si que des recom­man­da­tions for­mu­lées par les cabi­nets d’accompagnement régle­men­taire. Cette revue docu­men­taire a per­mis d’identifier des écarts entre les pra­tiques exis­tantes et les exi­gences régle­men­taires actuelles.

Le rap­port d’audit interne a consti­tué un sup­port par­ti­cu­liè­re­ment utile pour orien­ter les tra­vaux. Plu­sieurs points d’amélioration ont été rele­vés, notam­ment la pré­sence de pro­cé­dures encore à l’état de pro­jet, la coexis­tence de docu­ments obso­lètes, la néces­si­té de mettre à jour cer­tains docu­ments orga­ni­sa­tion­nels, tels que l’Organigramme Hié­rar­chique et Fonc­tion­nel, ain­si que l’intégration incom­plète des der­nières recom­man­da­tions régle­men­taires appli­cables aux dis­po­si­tifs médi­caux. à la fois pour assu­rer leur confor­mi­té au MDR et pour inté­grer les der­nières recom­man­da­tions publiées par le « Groupe de coor­di­na­tion en matière de dis­po­si­tifs médi­caux » [2,11]. Ces constats ont per­mis de prio­ri­ser les docu­ments à révi­ser et de struc­tu­rer les tra­vaux de mise à jour documentaire.

Les pro­cé­dures pro­po­sées par le cabi­net d’accompagnement régle­men­taire externe sont revues afin d’être adap­tées à l’organisation réelle de CEREDAS. L’objectif n’est pas seule­ment de créer de nou­veaux docu­ments, mais de construire un sys­tème qua­li­té appli­cable, com­pré­hen­sible par les équipes et cohé­rent avec les acti­vi­tés de l’entreprise.

Les acti­vi­tés de mise à jour ont été réa­li­sées selon une approche basée sur les risques [12] et sur l'impact régle­men­taire des docu­ments. Les tra­vaux se sont prin­ci­pa­le­ment concen­trés sur les pro­ces­sus ayant une influence directe sur la confor­mi­té des dis­po­si­tifs médi­caux et sur le main­tien du mar­quage CE. Une atten­tion par­ti­cu­lière a ain­si été por­tée aux docu­ments rela­tifs à la maî­trise du chan­ge­ment, à la ges­tion des four­nis­seurs, à la sur­veillance après com­mer­cia­li­sa­tion [1,13], ain­si qu’à la ges­tion des risques.

Traitement des Non-Conformités révélées suite à l’audit de suivi 

À la suite de l’audit de sui­vi GMED de l’année pré­cé­dente, trois non-confor­mi­tés ont été rele­vées concer­nant la Poli­tique Qua­li­té, la ges­tion des NC issues des audits internes et le pro­ces­sus d’actions cor­rec­tives et pré­ven­tives [5,14].

L’entreprise a enga­gé un plan d’action struc­tu­ré pour trai­ter les trois non-confor­mi­tés majeures iden­ti­fiées. Chaque NC a don­né lieu à une ana­lyse détaillée et à des actions cor­rec­tives inté­grant les bonnes pra­tiques telles que la mise à jour de docu­ments, la for­ma­tion des res­pon­sables et le pro­ces­sus de sui­vi [15] .

NC01/03 – Politique Qualité

 Les docu­ments fai­sant office de Poli­tique Qua­li­té ne men­tion­naient pas expli­ci­te­ment l’engagement de la Direc­tion à satis­faire aux exi­gences appli­cables, notam­ment les exi­gences nor­ma­tives, régle­men­taires et celles des clients. ni l’engagement à main­te­nir l’efficacité du SMQ [5]. L’ajout par­tiel de ces élé­ments dans le Manuel Qua­li­té exis­tant a été jugé insuf­fi­sant, car il ne garan­tis­sait pas que le docu­ment maître (Poli­tique Qua­li­té) contienne clai­re­ment tous les élé­ments atten­dus, ni que cette Poli­tique soit revue régulièrement.

Action cor­rec­tive

Un docu­ment maître dédié à la Poli­tique Qua­li­té a été iden­ti­fié qui est la Charte d’entreprise. Pour conso­li­der for­mel­le­ment la poli­tique. Ce docu­ment a été entiè­re­ment mis à jour afin d’y inclure expli­ci­te­ment l’engagement à satis­faire aux exi­gences appli­cables, l’engagement à main­te­nir l’efficacité du SMQ, l’amélioration conti­nue et la cohé­rence avec les objec­tifs qua­li­té et la stra­té­gie de l’entreprise.

Paral­lè­le­ment, les docu­ments asso­ciés ont été révi­sés, notam­ment le Manuel Qua­li­té, la Décla­ra­tion d’engagement de la Direc­tion, les rubriques de la Revue de Direc­tion ain­si que les objec­tifs du SMQ. Ces mises à jour ont été vali­dées par la Direc­tion (res­pon­sable Affaires Régle­men­taire et Qua­li­té) et dif­fu­sées au per­son­nel via cour­riel et en réunion. Une men­tion spé­ci­fique a été ajou­tée dans la pro­cé­dure de Revue de Direc­tion pour ins­tau­rer une revue annuelle for­melle de l’adéquation et de l’efficacité de la Poli­tique Qua­li­té. Ces modi­fi­ca­tions per­mettent de ren­for­cer l’alignement de la poli­tique qua­li­té et de sa revue avec les exi­gences rela­tives à la res­pon­sa­bi­li­té de la direc­tion [5].

NC02/03 – Gestion des Non-Conformités issues des audits internes

 L’audit interne pré­cé­dant a iden­ti­fié deux NC dont le trai­te­ment n’était pas for­ma­li­sé selon le SMQ. Les fiches de non-confor­mi­té cor­res­pon­dantes ne docu­men­taient pas les cor­rec­tions immé­diates, les causes racines, ni le plan d’action cor­rec­tif et sa véri­fi­ca­tion. Par ailleurs, une inco­hé­rence de dates dans le tableau de sui­vi des NC a été consta­tée. Le rap­port a conclu que la cor­rec­tion enga­gée, à savoir l’ouverture de fiches AC, était par­tiel­le­ment satis­fai­sante, dans la mesure où le sui­vi com­plet n’était pas assu­ré et l’analyse de cause res­tait superficielle.

Action cor­rec­tive

Le pro­blème a été inter­pré­té comme un défaut de pilo­tage du pro­ces­sus audit interne. Les non-confor­mi­tés concer­nées ont donc été reprises dans des fiches NC et AC com­plètes, incluant la cor­rec­tion immé­diate, l’analyse des causes par la méthode Ishi­ka­wa (Milieu, Maté­riel, Main-d'œuvre, Matière et Méthode) afin d’identifier les ori­gines du défaut de sui­vi, l’AC, le res­pon­sable, le délai, les preuves atten­dues et le cri­tère d’efficacité.

En paral­lèle, le tableau de sui­vi des NC a été mis à jour afin de cor­ri­ger les inco­hé­rences de dates et d’intégrer les nou­velles échéances. La pro­cé­dure d’audit interne a éga­le­ment été révi­sée pour for­ma­li­ser le flux de trai­te­ment après l’audit com­pre­nant l’émission du rap­port, l’ouverture d’une fiche NC/AC, l’analyse des causes, la vali­da­tion du plan d’action, le sui­vi pério­dique et la clô­ture après véri­fi­ca­tion de l’efficacité.

Enfin, une check-list de contrôle et une revue qua­li­té men­suelle des NC ouvertes ont été mises en place afin de sécu­ri­ser le sui­vi jusqu’à la clô­ture effec­tive des actions.

NC03/03 – Gestion des actions correctives

L’analyse des non-confor­mi­tés issues de l’audit GMED anté­rieur a mis en évi­dence des lacunes dans le pilo­tage des AC. Les fiches AC exa­mi­nées pré­sen­taient des enre­gis­tre­ments incom­plets et ne per­met­taient pas de démon­trer de manière for­melle la mise en œuvre et l’efficacité des actions enga­gées. Par ailleurs, l’analyse des causes man­quait de struc­tu­ra­tion, les fiches mélan­geant fré­quem­ment constats, com­men­taires et pro­po­si­tions d’actions sans iden­ti­fi­ca­tion claire des causes racines. Cette situa­tion a conduit à la défi­ni­tion d’AC dont la per­ti­nence et la cohé­rence par rap­port aux causes iden­ti­fiées n’étaient pas tou­jours démontrées.

Action cor­rec­tive

Afin de fia­bi­li­ser le pro­ces­sus de ges­tion des AC et pré­ven­tives, une refonte com­plète du sys­tème CAPA a été réa­li­sée. Cette AC, mise en place dans le cadre du trai­te­ment de la NC03/03, contri­bue éga­le­ment à la cor­rec­tion de la NC02/03. La pro­cé­dure asso­ciée ain­si que le for­mu­laire d’enregistrement ont été révi­sés afin de for­ma­li­ser les exi­gences rela­tives à la dis­tinc­tion entre cor­rec­tion immé­diate et AC, à l’identification sys­té­ma­tique des causes racines, au lien entre les causes iden­ti­fiées et les actions défi­nies, à la conser­va­tion des preuves de mise en œuvre et à la véri­fi­ca­tion de l’efficacité des actions enga­gées à l’aide de cri­tères mesu­rables. En com­plé­ment, une revue pério­dique des CAPA a été ins­tau­rée à fré­quence qua­dri­mes­trielle afin d’assurer le sui­vi de leur avan­ce­ment jusqu’à leur clô­ture effec­tive. Les res­pon­sables de pro­ces­sus et les pilotes concer­nés ont été for­més à l’utilisation des nou­veaux outils et à la métho­do­lo­gie d’analyse des causes, garan­tis­sant ain­si une appli­ca­tion homo­gène du pro­ces­sus au sein de l’entreprise.

Élaboration de la stratégie de transition réglementaire et industrielle

Au-delà de la mise en confor­mi­té docu­men­taire, une réflexion stra­té­gique a été enga­gée afin de défi­nir les condi­tions per­met­tant de mener conjoin­te­ment la tran­si­tion vers le MDR et l’évolution de l’organisation indus­trielle. Cette réflexion s’est concen­trée sur les dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb CYTUBEMAJOR™ et CYGRIPONE™, pour les­quels un chan­ge­ment de four­nis­seur de mou­lage sili­cone devait être inté­gré au dos­sier tech­nique. L’enjeu consis­tait à démon­trer que cette évo­lu­tion res­tait maî­tri­sée tout en pré­ser­vant la confor­mi­té régle­men­taire des dispositifs.

L’entreprise orga­nise le trans­fert pro­gres­sif de cer­taines pro­duc­tions du sous-trai­tant his­to­rique STATICE vers CISTEO. Ce chan­ge­ment concerne notam­ment un pro­cé­dé spé­cial qui néces­site une reva­li­da­tion du pro­cé­dé spé­cial selon les étapes QI, QO et QP [9]. L’analyse des don­nées de vali­da­tion dis­po­nibles a mon­tré que les élé­ments his­to­riques ne per­met­taient pas à eux seuls de répondre aux attentes d’un dos­sier MDR [6]. Une nou­velle stra­té­gie de vali­da­tion a donc été défi­nie afin de ren­for­cer la démons­tra­tion de maî­trise du pro­cé­dé de fabrication.

Cette approche repose sur le prin­cipe des cas extrêmes. Les acti­vi­tés de qua­li­fi­ca­tion ont été concen­trées sur les tailles les plus repré­sen­ta­tives des condi­tions de fabri­ca­tion, à savoir la plus petite et la plus grande taille, afin de démon­trer que les résul­tats obte­nus peuvent être extra­po­lés aux tailles inter­mé­diaires. Cette stra­té­gie per­met de limi­ter le volume d’essais néces­saires tout en conser­vant un niveau de jus­ti­fi­ca­tion com­pa­tible avec les exi­gences réglementaires.

Paral­lè­le­ment, les impacts du chan­ge­ment indus­triel sur les dos­siers tech­niques ont été ana­ly­sés afin d’identifier les élé­ments devant être mis à jour, notam­ment les don­nées de vali­da­tion, la ges­tion des risques [12,16], les éva­lua­tions toxi­co­lo­giques et bio­lo­giques, et les jus­ti­fi­ca­tions régle­men­taires asso­ciées. L’impact du chan­ge­ment de sous-trai­tant sur la sécu­ri­té bio­lo­gique doit être rééva­lué dans le cadre du pro­ces­sus de ges­tion des risques bio­lo­giques [17].

Sécurisation de la continuité de production et planification du projet

Cette étape a consis­té à éva­luer les impacts du chan­ge­ment de sous-trai­tant sur les acti­vi­tés de l’entreprise. Les infor­ma­tions recueillies pro­ve­naient de la docu­men­ta­tion qua­li­té, des dos­siers tech­niques, des échanges avec les par­te­naires externes ain­si que des outils de sui­vi indus­triel. Elle concer­nait notam­ment les infor­ma­tions rela­tives aux stocks, aux consom­ma­tions moyennes, aux capa­ci­tés de pro­duc­tion et aux com­mandes en cours ou à prévoir.

L’exploitation de ces don­nées a per­mis d’identifier les réfé­rences les plus sen­sibles c’est-à-dire celles pour les­quelles le stock dis­po­nible ne per­met pas de cou­vrir suf­fi­sam­ment les besoins futurs, d’anticiper les risques de rup­ture d’approvisionnement et d’évaluer les contraintes indus­trielles sus­cep­tibles d’affecter la conti­nui­té de mise sur le mar­ché des dis­po­si­tifs médi­caux pen­dant la période de transition.

Paral­lè­le­ment, un plan­ning glo­bal du pro­jet a été éla­bo­ré afin de coor­don­ner les dif­fé­rentes acti­vi­tés liées à la tran­si­tion régle­men­taire et indus­trielle. Ce plan­ning per­met d’articuler la vali­da­tion indus­trielle chez le nou­veau sous-trai­tant, la pré­pa­ra­tion de l’audit de renou­vel­le­ment ISO 13485, ain­si que la mise à jour pro­gres­sive du dos­sier tech­nique confor­mé­ment aux exi­gences du MDR.

Dans ce cadre, la réa­li­sa­tion d’essais phy­si­co-chi­miques et d’une éva­lua­tion toxi­co­lo­gique a été inté­grée au plan­ning. En effet, la modi­fi­ca­tion du pro­cé­dé de mou­lage et le chan­ge­ment de sous-trai­tant peuvent avoir un impact sur la carac­té­ri­sa­tion chi­mique des maté­riaux et du pro­duit fini [18]. Les sub­stances éven­tuel­le­ment iden­ti­fiées doivent ensuite faire l’objet, le cas échéant, d’une appré­cia­tion du risque toxi­co­lo­gique tenant compte de l’exposition du patient [19].

Résultats

Mise à jour documentaire

Restructuration du Manuel Qualité

Le Manuel Qua­li­té a fait l’objet d’une refonte impor­tante afin d’améliorer sa cohé­rence avec les exi­gences de la norme ISO 13485 :2016 et du Règle­ment (UE) 2017/745. La struc­ture du docu­ment a été réor­ga­ni­sée selon une logique direc­te­ment ins­pi­rée de l’architecture de la norme ISO 13485 [5], faci­li­tant ain­si la démons­tra­tion de confor­mi­té lors des audits et des revues documentaires.

Cette réor­ga­ni­sa­tion a notam­ment per­mis de cla­ri­fier le péri­mètre du sys­tème qua­li­té, les enga­ge­ments de la direc­tion, les exi­gences docu­men­taires, la maî­trise des modi­fi­ca­tions, la sur­veillance des pro­ces­sus ain­si que les acti­vi­tés de sur­veillance après com­mer­cia­li­sa­tion. Les exi­gences régle­men­taires appli­cables aux fabri­cants de dis­po­si­tifs médi­caux ont éga­le­ment été inté­grées de manière plus expli­cite afin de ren­for­cer la cohé­rence entre le sys­tème qua­li­té et les obli­ga­tions du MDR.

Par ailleurs, plu­sieurs sec­tions ont été com­plé­tées ou refor­mu­lées afin de mieux défi­nir les inter­ac­tions entre les dif­fé­rents pro­ces­sus de l'entreprise et les res­pon­sa­bi­li­tés associées.

Formalisation de l'approche processus

L’un des prin­ci­paux résul­tats obte­nus concerne la restruc­tu­ra­tion de l’approche pro­ces­sus du SMQ. Une car­to­gra­phie actua­li­sée (Figure 7) a été éla­bo­rée afin de repré­sen­ter l’organisation du SMQ confor­mé­ment aux exi­gences nor­ma­tives et d’améliorer la lisi­bi­li­té des inter­ac­tions entre les dif­fé­rentes acti­vi­tés de l’entreprise.

Cette car­to­gra­phie dis­tingue les pro­ces­sus opé­ra­tion­nels direc­te­ment liés au cycle de vie des dis­po­si­tifs médi­caux, notam­ment le déve­lop­pe­ment, la pro­duc­tion, la dis­tri­bu­tion et l’écoute client, les pro­ces­sus sup­port néces­saires au fonc­tion­ne­ment de l’organisation, tels que les achats et la ges­tion admi­nis­tra­tive et finan­cière, ain­si qu’un pro­ces­sus de mana­ge­ment dédié au pilo­tage du sys­tème qua­li­té et à la ges­tion des risques.

La for­ma­li­sa­tion de cette archi­tec­ture a per­mis de cla­ri­fier les res­pon­sa­bi­li­tés asso­ciées à chaque pro­ces­sus, de mieux maî­tri­ser les inter­faces entre les dif­fé­rents ser­vices et de ren­for­cer la cohé­rence des flux d’information au sein du SMQ.

Figure 7 : Cartographie des processus CEREDAS (Source : Auteure, [6])

Preuves de traitement des Non-Conformités 

Le trai­te­ment des non-confor­mi­tés iden­ti­fiées lors de l’audit GMED a conduit à la pro­duc­tion et à la révi­sion de plu­sieurs livrables qua­li­té des­ti­nés à ren­for­cer la confor­mi­té et la robus­tesse du SMQ.

Pour la non-confor­mi­té NC01/03 rela­tive à la Poli­tique Qua­li­té, les prin­ci­paux livrables réa­li­sés com­prennent la révi­sion du docu­ment maître de Poli­tique Qua­li­té avec inté­gra­tion expli­cite des enga­ge­ments de la Direc­tion, l’actualisation des sec­tions concer­nées du Manuel Qua­li­té et de la Charte d’entreprise, la for­ma­li­sa­tion des moda­li­tés de dif­fu­sion auprès du per­son­nel, notam­ment par la dif­fu­sion d’un cour­riel d’information, l’enregistrement des émar­ge­ments et la rédac­tion d’un compte-ren­du de réunion ain­si que la mise à jour de la pro­cé­dure de Revue de Direc­tion afin d’y inté­grer l’examen pério­dique de la Poli­tique Qualité.

Concer­nant la non-confor­mi­té NC02/03 rela­tive à la ges­tion des non-confor­mi­tés issues des audits internes, plu­sieurs docu­ments ont été révi­sés notam­ment la pro­cé­dure d’audit interne décri­vant le nou­veau flux de trai­te­ment des écarts, une check-list de clô­ture d’audit et les sup­ports de for­ma­tion asso­ciés ain­si que les fiches NC et AC com­plé­tées pour les non-confor­mi­tés concer­nées. La mise en œuvre de ces dis­po­si­tions per­met­tra, lors du pro­chain audit interne, de démon­trer la prise en compte des exi­gences et d’assurer un sui­vi plus struc­tu­ré des écarts jusqu’à leur clôture.

Pour la non-confor­mi­té NC03/03 rela­tive à la ges­tion des CAPA, les livrables pro­duits com­prennent la mise à jour de la pro­cé­dure asso­ciée ain­si que du for­mu­laire CEREDAS-AC-TYPE (Annexe) , les fiches AC révi­sées, la for­ma­li­sa­tion des revues pério­diques de sui­vi des actions ouvertes, la créa­tion de sup­ports de for­ma­tion dédiés au pro­ces­sus CAPA, et la réa­li­sa­tion d’un audit interne ciblé per­met­tant d’évaluer l’efficacité du dis­po­si­tif déployé.

L’ensemble de ces livrables consti­tue une base docu­men­taire ren­for­cée per­met­tant d’améliorer la tra­ça­bi­li­té des actions qua­li­té, la maî­trise des écarts et la pré­pa­ra­tion des futures éva­lua­tions internes et externes.

Maîtrise du changement industriel

L’analyse montre que les vali­da­tions his­to­riques ne sont pas suf­fi­santes pour consti­tuer un dos­sier MDR robuste. Par exemple, la vali­da­tion réa­li­sée chez STATICE repose sur une QI/QO puis une QP de seule­ment 3 pièces par taille, ce qui n’est pas exploi­table en l’état pour un dos­sier MDR. À titre de com­pa­rai­son, une vali­da­tion anté­rieure réa­li­sée chez un pré­cé­dent sous-trai­tant repo­sait sur une QI/QO de 30 pièces et une QP sur un volume plus impor­tant de 1 800 pièces [6]. La stra­té­gie rete­nue consiste donc à concen­trer la vali­da­tion sur les tailles extrêmes.

Pour le pro­duit CNS, la QP est pré­vue sur la plus petite taille CNS155A et la plus grande taille CNS455A, avec 3 lots de 30 pièces par taille extrême, soit 180 pièces au total [6].

Pour le pro­duit CBC, la même logique est appli­quée avec les tailles extrêmes CBC155A et CBC455A. La QP est pré­vue sur 3 lots d’environ 100 pièces par taille extrême [6]. Les tailles inter­mé­diaires res­tent tem­po­rai­re­ment chez STATICE afin d’assurer la conti­nui­té de pro­duc­tion pen­dant la phase de migration.

Cette stra­té­gie per­met de démon­trer la maî­trise du pro­cé­dé sans devoir vali­der toutes les tailles indi­vi­duel­le­ment. Cepen­dant, cette approche doit être clai­re­ment jus­ti­fiée dans le dos­sier tech­nique. Elle doit mon­trer que les tailles extrêmes repré­sentent bien les condi­tions les plus cri­tiques du pro­cé­dé de mou­lage sili­cone [9,12].

Pour la gamme CNS, l’analyse met en évi­dence une réfé­rence par­ti­cu­liè­re­ment cri­tique : la CNS255A. Cette réfé­rence pré­sente un niveau de stock limi­té par rap­port à sa consom­ma­tion habi­tuelle. Sans nou­velle com­mande auprès du nou­veau sous-trai­tant CISTEO, le stock dis­po­nible per­met seule­ment de cou­vrir une courte période de besoin. En revanche, l’ajout d’une com­mande com­plé­men­taire per­met d’allonger signi­fi­ca­ti­ve­ment la durée de cou­ver­ture et de réduire le risque de rupture.

La même pro­blé­ma­tique est obser­vée pour la gamme CBC, en par­ti­cu­lier pour la réfé­rence CBC355A. Son niveau de stock est faible alors que sa consom­ma­tion reste éle­vée. Sans com­mande com­plé­men­taire auprès du sous-trai­tant STATICE, cette réfé­rence devient rapi­de­ment expo­sée à une rup­ture. Les com­mandes pré­vues per­mettent tou­te­fois de sécu­ri­ser tem­po­rai­re­ment l’ensemble des réfé­rences CBC et d’assurer une conti­nui­té de pro­duc­tion sur une période plus longue.

Cette ana­lyse montre que la ges­tion des stocks ne consti­tue pas seule­ment un sui­vi logis­tique. Elle devient un indi­ca­teur stra­té­gique dans le cadre du chan­ge­ment de sous-trai­tant. Elle per­met de prio­ri­ser les actions et d’anticiper les besoins de production.

Bilan personnel et professionnel du stage

Ce stage au sein de CEREDAS a consti­tué une étape déter­mi­nante dans mon par­cours, en me per­met­tant de mettre en pra­tique les connais­sances acquises durant le Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, par­cours Dis­po­si­tifs Médi­caux et Affaires Régle­men­taires, tout en valo­ri­sant ma for­ma­tion scien­ti­fique de Doc­teur en Phar­ma­cie. Il m’a per­mis de mieux com­prendre la place stra­té­gique occu­pée par la qua­li­té et les affaires régle­men­taires dans le cycle de vie d’un dis­po­si­tif médi­cal, depuis sa fabri­ca­tion jusqu’au main­tien de sa confor­mi­té sur le marché.

Sur le plan tech­nique, cette expé­rience m’a per­mis de déve­lop­per une vision plus concrète du fonc­tion­ne­ment d’un SMQ appli­qué aux dis­po­si­tifs médi­caux. La par­ti­ci­pa­tion à la tran­si­tion du réfé­ren­tiel MDD vers le Règle­ment (UE) 2017/745 m’a appris à ana­ly­ser des exi­gences régle­men­taires et nor­ma­tives, à les com­pa­rer aux pra­tiques exis­tantes et à les tra­duire en dis­po­si­tions docu­men­taires adap­tées à l’organisation réelle de l’entreprise. J’ai ain­si com­pris qu’une pro­cé­dure ne doit pas uni­que­ment satis­faire for­mel­le­ment une exi­gence, mais éga­le­ment être appli­cable, com­prise par les équipes et cohé­rente avec les acti­vi­tés opérationnelles.

Ce stage m’a per­mis éga­le­ment de déve­lop­per plu­sieurs com­por­te­ments pro­fes­sion­nels essen­tiels. Les res­pon­sa­bi­li­tés qui m’ont été confiées ont ren­for­cé mon auto­no­mie et ma capa­ci­té à prendre des ini­tia­tives, tout en sachant sol­li­ci­ter une vali­da­tion lorsque les déci­sions pou­vaient avoir un impact régle­men­taire ou orga­ni­sa­tion­nel important.

Cer­taines com­pé­tences res­tent néan­moins à appro­fon­dir, notam­ment la consti­tu­tion com­plète d’un dos­sier tech­nique MDR depuis la struc­tu­ra­tion des preuves jusqu’à la jus­ti­fi­ca­tion de la confor­mi­té. Je sou­haite éga­le­ment déve­lop­per davan­tage mes com­pé­tences en éva­lua­tion des four­nis­seurs cri­tiques et en éva­lua­tion toxi­co­lo­gique des consti­tuants des dis­po­si­tifs médicaux.

Les ensei­gne­ments du Mas­ter rela­tifs au MDR, à l’ISO 13485, à la ges­tion des risques et à la vali­da­tion des pro­cé­dés ont consti­tué une base essen­tielle pour com­prendre les mis­sions confiées. Le stage m’a tou­te­fois per­mis de consta­ter que leur appli­ca­tion néces­site éga­le­ment de prendre en compte l’organisation de l’entreprise, les res­sources dis­po­nibles et l’historique docu­men­taire. Il m’a éga­le­ment appris que cer­taines exi­gences nor­ma­tives peuvent faire l’objet d’interprétations dif­fé­rentes lors des audits. Il est donc essen­tiel de savoir jus­ti­fier les pra­tiques mises en place par des preuves objec­tives, d’expliquer clai­re­ment les choix réa­li­sés et d’adapter sa com­mu­ni­ca­tion à son inter­lo­cu­teur, tout en res­pec­tant les exi­gences du référentiel.

À l’issue de ce stage, mon pro­jet pro­fes­sion­nel s’est pré­ci­sé autour des métiers de la qua­li­té et des affaires régle­men­taires dans le sec­teur des dis­po­si­tifs médi­caux. Je sou­haite évo­luer vers des fonc­tions de char­gée d’affaires régle­men­taires, d’ingénieure qua­li­té ou de cheffe de pro­jet qua­li­té et réglementaire.

Conclusion

Ce stage réa­li­sé au sein de CEREDAS a per­mis de contri­buer à un pro­jet stra­té­gique asso­ciant tran­si­tion régle­men­taire, évo­lu­tion du sys­tème qua­li­té et chan­ge­ment indus­triel. Dans un contexte mar­qué par la mise en confor­mi­té des dis­po­si­tifs médi­caux de classe IIb au Règle­ment (UE) 2017/745 (MDR), les tra­vaux menés ont par­ti­ci­pé à la mise à jour de la docu­men­ta­tion qua­li­té, à l’harmonisation des pra­tiques internes et au ren­for­ce­ment du SMQ.

Les ana­lyses réa­li­sées ont éga­le­ment per­mis de défi­nir une stra­té­gie de tran­si­tion indus­trielle inté­grant le chan­ge­ment de sous-trai­tant, la reva­li­da­tion des pro­cé­dés de fabri­ca­tion et la sécu­ri­sa­tion de la conti­nui­té de pro­duc­tion. Cette démarche a néces­si­té de prendre en compte les impacts poten­tiels du trans­fert indus­triel sur les pro­cé­dés, les maté­riaux, les contrôles asso­ciés et la docu­men­ta­tion tech­nique. L’ensemble de ces actions contri­bue à pré­pa­rer la sou­mis­sion des dos­siers tech­niques MDR, tout en assu­rant la maî­trise des risques asso­ciés aux évo­lu­tions régle­men­taires et indus­trielles et en garan­tis­sant la conti­nui­té de mise à dis­po­si­tion des dis­po­si­tifs médi­caux concernés.

Références bibliographiques

[1] « Règlement (UE) 2017/745 du Parlement européen et du Conseil du 5 avril 2017 relatif aux dispositifs médicaux, modifiant la directive 2001/83/CE, le règlement (CE) n° 178/2002 et le règlement (CE) n° 1223/2009 et abrogeant les directives du Conseil 90/385/CEE et 93/42/CEE (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE. ) », Journal officiel de l’Union européenne, https://eur-lex.europa.eu, mai 2017. [En ligne]. 

[2] Medical Device Coordination Group, « Guidance on significant changes regarding the transitional provision under Article 120 of the MDR with regard to devices covered by certificates according to MDD or AIMDD », European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, Guidance document MDCG 2020-3 Rev. 1, mai 2023. [En ligne].

[3] Medical Device Coordination Group, « Guidance on Periodic Safety Update Report (PSUR) according to Regulation (EU) 2017/745 (MDR) », Guidance document MDCG 2022-21, déc. 2022. [En ligne]. 

[4] Ceredas, « Ceredas ». Consulté le : 20 avril 2026. [En ligne]

[5] AFNOR, « NF EN ISO 13485 | Dispositifs médicaux - Systèmes de management de la qualité - Exigences à des fins réglementaires », avril 2016. Consulté le : 25 septembre 2025. [En ligne].

[6] « Documents interne qualité, validation et audits internes CEREDAS ».

[7] Institut national du cancer, « Focus : Comment vivre avec une trachéotomie ou une trachéostomie ? », cancer.fr. Consulté le : 1 avril 2026. [En ligne].

[8] GHTF Study Group 3, « Quality Management System – Medical Devices – Guidance on the Control of Products and Services Obtained from Suppliers », Global Harmonization Task Force, Guidance document GHTF/SG3/N17:2008, déc. 2008. [En ligne].

[9] Global Harmonization Task Force Study Group 3, « Quality Management Systems – Process Validation Guidance », Global Harmonization Task Force, GHTF/SG3/N99-10:2004, janv. 2004. [En ligne].

[10] U.S. Food and Drug Administration, « Process Validation : General Principles and Practices », U.S. Department of Health and Human Services, Guidance for Industry Revision 1, janv. 2011. [En ligne].

[11] Medical Device Coordination Group, « Regulation (EU) 2017/745 – Application of MDR requirements to ‘legacy devices’ and to devices placed on the market prior to 26 May 2021 in accordance with Directives 90/385/EEC or 93/42/EEC », European Commission, Directorate-General for Health and Food Safety, MDCG 2021-25 Rev. 1, oct. 2024. [En ligne].

[12] AFNOR, « norme NF EN ISO 14971 - Dispositifs médicaux - Application de la gestion des risques aux dispositifs médicaux », Ed. Afnor, Paris, www.afnor.org, décembre 2019. Consulté le : 11 octobre 2025. [En ligne].

[13] Medical Device Coordination Group, « Guidance on post-market surveillance of medical devices and in vitro diagnostic medical devices », Medical Device Coordination Group, Guidance document MDCG 2025-10, déc. 2025. [En ligne].

[14] « Norme NF EN ISO 9001- Systèmes de management de la qualité- Exigences », Ed. Afnor, Paris, www.afnor.org, 15 octobre 2015. [En ligne].

[15] GHTF Study Group 3, « Quality Management System — Medical Devices — Guidance on Corrective Action and Preventive Action and Related QMS Processes », Global Harmonization Task Force, Guidance document – Final document GHTF/SG3/N18:2010, nov. 2010. [En ligne].

[16] AFNOR, « FD CEN ISO/TR 24971 | Dispositifs médicaux - Recommandations relatives à l’application de l’ISO 14971 », Ed. Afnor, Paris, www.afnor.org, septembre 2020. Consulté le : 11 octobre 2025. [En ligne].

[17] International Organization for Standardization, Biological evaluation of medical devices — Part 1 : Requirements and general principles for the evaluation of biological safety within a risk management process, International Standard ISO 10993-1:2025, Geneva, Switzerland., novembre 2025. Consulté le : 17 juin 2026. [En ligne].

[18] Organisation internationale de normalisation, Évaluation biologique des dispositifs médicaux — Partie 18 : Caractérisation chimique des matériaux des dispositifs médicaux au sein d’un processus de gestion du risque, Norme internationale ISO 10993-18:2020, Genève, Suisse., janvier 2020. [En ligne].

[19] International Organization for Standardization, Biological evaluation of medical devices — Part 17 : Toxicological risk assessment of medical device constituents, International Standard ISO 10993-17:2023, Geneva, Switzerland., septembre 2023. [En ligne].

IDS332 - Élaboration d'une stratégie réglementaire FDA 510(k) pour un dispositif médical dérivé d'un dispositif prédicat du même fabricant : analyse des modifications et de leurs impacts réglementaires

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A rap­pe­ler pour tout usage : S.NOHRA, "Éla­bo­ra­tion d'une stra­té­gie régle­men­taire FDA 510(k) pour un dis­po­si­tif médi­cal déri­vé d'un dis­po­si­tif pré­di­cat du même fabri­cant : ana­lyse des modi­fi­ca­tions et de leurs impacts régle­men­taires", Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Par­cours Dis­po­si­tif médi­cal et affaires régle­men­taires, Mémoire de Pro­jet, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS332, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids332/

Remerciements

Je sou­haite adres­ser mes sin­cères remer­cie­ments à toutes les per­sonnes qui ont contri­bué à la réa­li­sa­tion de ce tra­vail et qui ont accom­pa­gné mon par­cours tout au long de cette année.

Je tiens tout par­ti­cu­liè­re­ment à remer­cier Body­CAP pour cette expé­rience au sein de ses équipes, qui m’a per­mis d’évoluer tant sur le plan pro­fes­sion­nel que per­son­nel. Ce stage m’a per­mis de déve­lop­per mes com­pé­tences dans le domaine de la régle­men­ta­tion des dis­po­si­tifs médicaux.

J’adresse mes remer­cie­ments les plus sin­cères à Madame Judith Piet, Mon­sieur Sébas­tien Mous­say, Mon­sieur Jean-Fran­çois Sey­chelles et Madame Estelle Blond pour leur accom­pa­gne­ment tout au long de mon stage.

Je sou­haite éga­le­ment remer­cier Mon­sieur Jean-Fran­çois Gros­set, pour son sui­vi et sa dis­po­ni­bi­li­té tout au long du stage.

Enfin, je tiens à expri­mer toute ma gra­ti­tude à l’Université de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (UTC), et plus par­ti­cu­liè­re­ment à Madame Julie Fol­let et Madame Isa­belle Claude, pour la qua­li­té de la for­ma­tion et de l’enseignement, leur dis­po­ni­bi­li­té et leur inves­tis­se­ment dans la réus­site des étudiants.

Résumé

Ce mémoire ana­lyse la construc­tion d’une stra­té­gie régle­men­taire FDA 510(k) dans le cadre de l’évolution d’un dis­po­si­tif médi­cal déri­vé d’un dis­po­si­tif du même fabri­cant déjà auto­ri­sé sur le mar­ché amé­ri­cain par la même voie régle­men­taire. L’étude se concentre sur les enjeux liés à la démons­tra­tion de l’équivalence sub­stan­tielle lorsqu’un dis­po­si­tif intègre des modi­fi­ca­tions tech­niques, fonc­tion­nelles et d’usage par rap­port à son pré­di­cat de référence.

Le tra­vail s’appuie sur l’étude des exi­gences de la FDA rela­tives à la démons­tra­tion d’équivalence sub­stan­tielle, notam­ment la com­pa­rai­son des indi­ca­tions d’usage, des prin­cipes tech­no­lo­giques, et des per­for­mances. Il met en évi­dence la manière dont ces élé­ments doivent être struc­tu­rés afin de jus­ti­fier que les dif­fé­rences obser­vées n’affectent pas la sécu­ri­té et la per­for­mance du dispositif.

L’étude sou­ligne les dif­fi­cul­tés ren­con­trées dans l’interprétation des attentes de la FDA lorsque l’évolution du dis­po­si­tif intro­duit des dif­fé­rences tech­no­lo­giques ou d’usage sus­cep­tibles de remettre en ques­tion la démons­tra­tion d’équivalence sub­stan­tielle. Elle met éga­le­ment en évi­dence l’importance d’une stra­té­gie régle­men­taire anti­ci­pée inté­grant les contraintes du 510(k) dès la phase de conception.

Mots-clés : FDA 510(k); équi­va­lence sub­stan­tielle ; dis­po­si­tif médi­cal ; stra­té­gie régle­men­taire ; dis­po­si­tif pré­di­cat ; fac­teurs humains ; uti­li­sa­tion à domicile.

Abstract

This master’s the­sis inves­ti­gates the deve­lop­ment of an FDA 510(k) regu­la­to­ry stra­te­gy in the context of an evol­ving medi­cal device deri­ved from a pre­vious­ly clea­red pro­duct mar­ke­ted under the same regu­la­to­ry path­way. The focus is pla­ced on the chal­lenges of demons­tra­ting sub­stan­tial equi­va­lence when tech­ni­cal, func­tio­nal, and inten­ded use modi­fi­ca­tions are intro­du­ced com­pa­red to the pre­di­cate device.

The ana­ly­sis is groun­ded in FDA requi­re­ments for sub­stan­tial equi­va­lence, inclu­ding com­pa­ri­son of inten­ded use, tech­no­lo­gi­cal cha­rac­te­ris­tics, and per­for­mance. It high­lights how these ele­ments must be struc­tu­red to demons­trate that the obser­ved dif­fe­rences do not raise new ques­tions of safe­ty and effectiveness.

The stu­dy empha­sises the dif­fi­cul­ties in inter­pre­ting FDA expec­ta­tions when the evo­lu­tion of the device intro­duces changes in tech­no­lo­gi­cal cha­rac­te­ris­tics or condi­tions of use that may affect the demons­tra­tion of sub­stan­tial equi­va­lence. It also under­lines the impor­tance of anti­ci­pa­ting regu­la­to­ry constraints ear­ly in the pro­duct desi­gn process.

Key­words : FDA 510(k); sub­stan­tial equi­va­lence ; medi­cal device ; regu­la­to­ry stra­te­gy ; pre­di­cate device ; human fac­tors ; home use.

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IDS332 - Élaboration d’une stratégie réglementaire FDA 510(k) pour un dispositif médical dérivé d’un dispositif prédicat du même fabricant : analyse des modifications et de leurs impacts réglementaires
IDS332 - Éla­bo­ra­tion d’une stra­té­gie régle­men­taire FDA 510(k) pour un dis­po­si­tif médi­cal déri­vé d’un dis­po­si­tif pré­di­cat du même fabri­cant : ana­lyse des modi­fi­ca­tions et de leurs impacts réglementaires

Ce mémoire ana­lyse la construc­tion d’une stra­té­gie régle­men­taire dans le cadre de la voie 510(k) de la FDA, appli­quée à l’évolution d’un dis­po­si­tif médi­cal déve­lop­pé par Body­CAP, en étu­diant les enjeux liés à la démons­tra­tion d’équivalence sub­stan­tielle entre un dis­po­si­tif modi­fié et son dis­po­si­tif de réfé­rence déjà auto­ri­sé sur le mar­ché américain.

IDS331 – Transition vers les notices d'utilisation électronique des dispositifs médicaux - Mise à jour du dossier de gestion des risques

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A rap­pe­ler pour tout usage : K.NASSOH, « Tran­si­tion vers les notices d'utilisation élec­tro­nique des dis­po­si­tifs médi­caux - Mise à jour du dos­sier de ges­tion des risques », Uni­ver­si­té de Tech­no­lo­gie de Com­piègne (France), Mas­ter Ingé­nie­rie de la San­té, Mémoire d'alternance, https://travaux.master.utc.fr/, réf n° IDS331, juillet 2026, https://travaux.master.utc.fr/formations-master/ingenierie-de-la-sante/ids331/.

Résumé

Ce pro­jet s’inscrit dans le cadre de l’implémentation de notices d’utilisation élec­tro­niques (e-IFU) pour les dis­po­si­tifs médi­caux, en lien avec les exi­gences régle­men­taires et l’évolution des modes de ges­tion de l’information uti­li­sa­teur. L’objectif de ce tra­vail est d’illustrer la coor­di­na­tion entre les dif­fé­rents ser­vices impli­qués dans le pro­jet, d’analyser les impacts de ce chan­ge­ment de sup­port sur la sécu­ri­té et la per­for­mance des dis­po­si­tifs, ain­si que sur la docu­men­ta­tion tech­nique, notam­ment à tra­vers la mise à jour de la ges­tion des risques confor­mé­ment aux exi­gences de la norme NF EN ISO 14971:2019+A11:2011.

La mise à jour de l’analyse des risques a per­mis d’identifier les situa­tions dan­ge­reuses poten­tielles liées à l’accès et à l’utilisation des e-IFU, ain­si que les mesures de maî­trise associées.

Les résul­tats montrent que les risques sont maî­tri­sés et que le niveau de sécu­ri­té est main­te­nu après la mise en œuvre des mesures de contrôle. Le pro­jet per­met ain­si une tran­si­tion conforme et sécu­ri­sée vers un sup­port numé­rique des infor­ma­tions des­ti­nées aux utilisateurs.

Abstract

This pro­ject is part of the imple­men­ta­tion of elec­tro­nic ins­truc­tions for use (e-IFU) for medi­cal devices, in line with regu­la­to­ry requi­re­ments and evol­ving approaches to user infor­ma­tion mana­ge­ment. The objec­tive of this work is to illus­trate the coor­di­na­tion among the various depart­ments invol­ved in the pro­ject, as well as to ana­lyze the impacts of this change in for­mat on the safe­ty and per­for­mance of the devices, and on the tech­ni­cal docu­men­ta­tion, par­ti­cu­lar­ly through the update of risk mana­ge­ment in accor­dance with the requi­re­ments of the NF EN ISO 14971:2019+A11:2011 standard.

The update to the risk ana­ly­sis iden­ti­fied poten­tial hazar­dous situa­tions rela­ted to the access and use of e-IFUs, as well as the asso­cia­ted control measures.

The results show that risks are control­led and that the safe­ty level is main­tai­ned after the imple­men­ta­tion of control mea­sures. The pro­ject thus enables a com­pliant and secure tran­si­tion to a digi­tal for­mat for user information.

Mémoire confidentiel